L’institut Rafaël, innove dans la lutte contre la dénutrition des patients après un cancer ORL

L’institut Rafaël, innove dans la lutte contre la dénutrition des patients après un cancer ORL

L’Institut Rafaël, maison de l’après cancer innove dans sa prise en charge des patients touchés par un cancer ORL pour lutter contre la dénutrition

LA DÉNUTRITION

Perdre du poids est un objectif pour beaucoup d’entre nous que ce soit pour des raisons esthétiques ou médicales. Parfois, nous perdons du poids sans raison, sans avoir mis en place de diète volontaire : il faut alors sans s’interroger sur le pourquoi et consulter son médecin.

La perte de poids sans raison est souvent le premier signe d’une possible DÉNUTRITION.

La DÉNUTRITION survient quand les apports nutritionnels ne sont plus suffisants pour couvrir les besoins de votre organisme et/ou lorsque votre organisme a des besoins énergétiques augmentés du fait d’une pathologie. Il y a donc un déséquilibre énergétique, qui se traduit par une perte de poids involontaire

Les causes de cette perte de poids involontaire peuvent être liées au patient, à la pathologie et/ou au traitement. Dans le cas plus spécifique du cancer, la multiplication anarchique des cellules tumorales consomme beaucoup d’énergie qui sera puisée dans les muscles, les traitements du cancer peuvent augmenter les besoins en énergie et en protéines, de plus la fatigue, les émotions peuvent couper l’appétit.

EN CANCÉROLOGIE

La dénutrition est une maladie silencieuse qui touche 40% des patients atteints de cancer et qui augmente avec l’âge. Plus particulièrement, dans le cas des cancers ORL, 30 à 50% des patients sont dénutris avant les traitements et pendant et après la radiothérapie, la dénutrition peut concerner jusqu’à 88% des patients.

Il est essentiel de limiter la perte de poids et par conséquent la dénutrition qui a pour conséquence de ralentir la cicatrisation, d’augmenter l’effet toxique des traitements et de majorer la fatigue et de rendre plus sensible aux infections. En résumé, la Dénutrition est une perte de chance.

LA PRISE EN CHARGE DE LA DÉNUTRITION À L’INSTITUT RAFAËL

L’Institut Rafaël, maison de l’après cancer a alors créé un programme unique et innovant d’accompagnement des patients traités par radiothérapie pour un cancer ORL.

La radiothérapie peut induire des effets secondaires invalidants tels qu’une radiodermite (inflammation de la peau), des troubles de la salivation, des douleurs à la déglutition, des radiomucites (inflammation de la muqueuse) qui sont sources de dénutrition et de fatigue.

Pour limiter la perte de poids et améliorer l’état général du patient, en complément du suivi médical et pharmacologique, l’Institut Rafaël propose une prise en charge global de ce dernier :

  • Avant de commencer la radiothérapie, le patient bénéficie d’un bilan pour améliorer son état général
  • Tout au long du traitement, un suivi nutritionnel multidisciplinaire
  • En préventif et en curatif des radiomucites et des radiodermites, des séances de photo-bio-modulation via un laser de basse fréquence sont proposées aux patients.

A – LA PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE

Après le premier rendez-vous avec le radiothérapeute, l’état nutritionnel du patient est évalué dans un parcours biométrique complet qui permet de définir la répartition des masses maigre et grasse, de l’eau et de la masse osseuse.

Une fois l’impédancemétrie réalisée, le patient est pris en main par la nutritionniste qui fait le point sur la consommation de protéines au quotidien et sur l’objectif à atteindre. Le plus souvent, le patient en a un apport trop faible. Si l’objectif est facilement atteignable, un enrichissement « maison » sera suffisant.

Si malgré tout, les apports nutritionnels restent insuffisants par rapport aux besoins et à la situation de chacun, des Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) sont proposés pour apportés un concentré d’énergie, de protéines, de vitamines et de minéraux, en une volume minimum. Il en existe de différentes compositions et textures : liquides, crèmes, sucrés, salés ou neutres ainsi que de la poudre de protéines.

Pour améliorer l’observance de ces CNO, l’institut Rafaël a installé un Bar à compléments alimentaires. Ce bar nous permet de faire gouter aux patients les différents produits et de préciser concrètement les modalités de choix, de consommation et de conservation.

En complément du Bar à compléments alimentaires, la cuisine de l’Institut Rafaël participe également à la prise en charge de la dénutrition. Notre naturopathe et responsable de la cuisine, Caroline Perrault crée des recettes gourmandes du quotidien à base des CNO pour permettre aux patients de mieux les consommer et de garder un lien social en se mettant à table avec les amis tout en mangeant « utile ».

Il est parfois nécessaire de passer à une alimentation artificielle via une sonde naso-gastrique ou via une gastrostomie en administrant des concentrés de protéines, lipides et glucides dont l’apport calorique adapté à vos besoins. Dans d’autres cas, il pourra vous être proposé une nutrition parentérale via les veines de ces mêmes concentrés.

Dans les mois qui suivent la fin du traitement, le patient est de nouveau reçu à l’Institut Rafaël pour mettre en place une alimentation équilibrée.

B – LA PHOTO-BIO-MODULATION (PBM)

La PBM est un laser de basse fréquence qui utilise la lumière. Les cellules lésées captent l’énergie transmise par la lumière leur permettant de se régénérer plus vite.

La PBM accélère la cicatrisation, soulage la douleur et traite l’inflammation.

En fonction de la longueur d’onde choisie, grâce à la PBM, il est possible d’agir en superficie en améliorant la cicatrisation de la peau lésée, irritée ou inflammée ; et il est également possible d’agir en profondeur pour soulager l’inflammation de la muqueuse (mucite).

Les radiothérapeutes de l’Institut Rafaël, selon les besoins des patients vont proposer la PBM en préventif et/ou en curatif à raison d’1 à 3 séances par semaine.

C – L’ACTIVITÉ PHYSIQUE ADAPTÉEE

L’activité physique est le deuxième pilier pour prévenir et traiter la dénutrition. Elle permet de maintenir la force musculaire, de préserver l’autonomie et de stimuler l’appétit. De plus, l’exercice physique potentialise l’effet d’une prise en charge nutritionnelle sur la prise de poids.

Ainsi, en parallèle de la prise en charge nutritionnelle, les coaches de l’Institut Rafaël accompagnent les patients en risque de dénutrition de manière très spécifique et personnalisée. Après une évaluation, nos professionnels proposent des exercices adaptés aux possibilités et aux contraintes de chacun.

D – LES EMOTIONS

Parfois, il est nécessaire d’aider, en complément, le patient sur l’axe émotionnel. L’hypnose, le neurofeeback, la psychologie, l’art-thérapie peuvent contribuer à diminuer les effets secondaires ressentis, à diminuer les nausées, dégoûts…

Cet accompagnement multidisciplinaire, qui se mène en collaboration étroite entre les médecins (radiothérapeutes, oncologues, médecins de la douleur, gastro-entérologues) et soignants des 4 axes pôles de l’Institut Rafaël (Nutrition, activité physique, émotion et bien-être), permet au patient de mieux vivre son traitement, de limiter la perte de poids et ainsi de récupérer plus vite pour construire son nouveau projet de vie.

Révélez-vous artiste dans votre cuisine

Révélez-vous artiste dans votre cuisine

Ecrit par Ayala Elharrar (Art-thérapeute) et Delphine Lichte-Choukroun (Nutritionniste)

Les couleurs sont omniprésentes autour de nous (nourriture, vêtements, nature, nos maisons…), elles nous insufflent des états d’esprits, des sentiments, suivant que notre environnement est gai ou triste (et les couleurs y participent), notre humeur se modifie, en miroir. L’Automne avec ses tons de gris renforce l’impression de visages fermés rencontrés dans la ville.

La plupart des chercheurs en science de la couleur s’accordent à dire que notre perception des couleurs se situe dans le système limbique, c’est-à-dire la partie la plus primitive de notre cerveau. Notre perception serait donc étroitement liée à nos sentiments et à notre subconscient. Cet aspect nous touche dans notre quotidien et peut déterminer la manière dont nous nous sentons.

« Le sanglot long des violons de l’automne, berce mon cœur d’une langueur monotone… ». Paul Verlaine.

L’Art thérapie de manière évidente utilise les couleurs pour guider le patient tout au long de son processus créatif.

La Nutrition utilise les couleurs pour guider le patient dans l’élaboration de son alimentation Santé.

LA COULEUR DANS L’ART THERAPIE

La couleur a une discipline thérapeutique qui lui est propre, « la chromothérapie ». Cette discipline est importante au sein de l’Art-thérapie du fait des liens qu’elle entretient avec notre cerveau, notre mémoire et nos souvenirs.

En Art-thérapie comme en Nutrition, ce n’est pas la couleur elle-même qui nous intéresse. En Art-thérapie, c’est plutôt la façon dont les couleurs vont être choisies, appliquées et ressenties. En optant pour une teinte plus sombre ou plus claire, la personne ou l’artiste modifie le message qu’il transmet. En séance, l’Art-thérapeute essaie de comprendre et analyser les messages exprimés par l’inconscient de la personne par la symbolique mise en forme dans la production artistique, que ce soit du dessin, de la peinture, ou du collage ; en tentant de comprendre les enjeux cachés par les formes exprimées, les couleurs, choisies, leur densité, (peu visibles, très visibles). On peut saisir ainsi la nature des conflits exprimés, agir sur l’œuvre et d’une certaine manière agir sur soi, en allant pas à pas vers une évolution progressive de l’œuvre où l’Art-thérapeute accompagne la personne vers une transformation de sa création jusqu’à ce qu’elle envoie à la psyché un message régénérant et élévateur.

QUATRE COULEURS DE BASE NOUS SERVENT DE « BOUSSOLE EMOTIONNELLE »

L’une des premières explorations de la théorie des couleurs a plus de 200 ans. La science de l’influence est née quand l’auteur, poète, homme politique et naturaliste J.W von Goethe (1749-1832) a publié la théorie des couleurs. Ses théories les plus fascinantes explorent l’impact psychologique des différentes couleurs sur l’humeur et les émotions.

Comment réagit notre cerveau face à du vert, du bleu, du noir ou du rouge ?

Quelques expressions idiomatiques

  • Être fleur bleue
  • Se faire des cheveux blancs
  • En faire voir de toutes les couleurs
  • Rouge de colère
  • Fil rouge

Quatre couleurs de bases nous influencent et nous servent de « boussole émotionnelle » : le vert, le jaune, le rouge et le bleu. On sait faire la différence entre les couleurs froides (violet, bleu et vert) et les couleurs chaudes (rouge, orange et jaune), elles évoquent pour chacun de nous un ressenti bien précis, comme dit Goethe « la couleur est en nous ».

LES ARTISTES PEINTRES ET LA NOURRITURE DANS L’ART

La nature morte est une forme artistique qui a jalonné l’histoire de l’art depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. De Léonard de Vinci avec la « cène » narrant le repas de Jésus et ses apôtres, à Le Bail, en passant Arcimboldo, Cézanne les peintres ont toujours cherché à donner une vie à la nature morte.

Arcimboldo (1527 -1593) et ses allégories culinaires, « les quatre saisons », » « l’hiver », « le cuisinier » et ses trognes, constitués d’imbroglios de fleurs, de fruits, de légumes ;

Le peintre Le Bail dira de Paul Cézanne (1839-1906) : « La serviette a été drapé à peine sur la table, avec un goût inné, puis Cézanne a placé les pêches, en opposant les tons les uns aux autres, faisant vibrer les complémentaires, les verts au rouges, les jaunes aux bleus, avec un très grand soin, on devinait que c’était pour lui un régal de l’œil ».

Dans la première moitié du XX° siècle, le thème de la nature morte et de la vanité ont perduré dans l’Art. La nourriture était souvent prise pour modèle. Magritte (1898-1967) « ceci est un morceau de fromage » huile sur toile. Du Dadaïsme et du surréalisme ( intégration de matière organique dans des sculptures liées au désir, au rêve, à l’humour et à l’insolite) la nourriture réelle a parfois elle-même été intégrée dans les œuvres d’Art. S. Dali ( 1904-1989) «  taxi pluvieux »  où l’on peut voir des mannequins, endives, laitues… .Les Pop Artistes américains dans le refus de l’expressionnisme abstrait, vont créer un art populaire reproduisant les éléments notables de la société et de la vie quotidienne, pour  un art figuratif évoquant notamment la nourriture ( fast-food, boite de conserves, coca-cola, soupe etc…) avec des peintures, des sérigraphies, des collages. Pour ne citer qu’eux :  Lichtenstein Roy (1923-1997), « Sandwich and Soda » sérigraphie sur papier.

NOTRE CERVEAU EST-IL EN COULEURS ?

cerveau couleurC’est à partir des travaux du prix Nobel de Roger Sperry et de Paul D. Mc Lean que Ned Herrmann a modélisé avec brio le concept du cerveau droit et du cerveau gauche pour en faire un modèle d’analyse et d’évaluation des préférences cérébrales. Nous avons tous une prédilection pour l’un ou l’autre. À cette séparation gauche/droite se superpose la séparation cerveau inférieur (limbique)/cerveau supérieur (cortical), définissant ainsi le cerveau en 4 zones et 4 couleurs modélisé sur le schéma ci-dessous. Cette modélisation du cerveau permet de détacher les préférences cérébrales de chacun. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse. Chaque personne a une influence intellectuelle vers une de ces quatre couleurs.

Ainsi, pour toucher quelqu’un de bleu, il suffit de lui parler de faits, pour persuader quelqu’un de rouge, il faut lui parler de la richesse émotionnelle ; un vert doit connaitre le planning avant de se lancer et un jaune ne pas l’enfermer !

Bien sûr c’est un schéma général, drôle et amusant pour connaitre la ou les couleurs de notre cerveau et permettre une meilleure communication.

UN DIALOGUE EST-IL POSSIBLE ENTRE LES COULEURS ET VOTRE ASSIETTE ?

Il est très important de noter que chaque couleur va évoquer des choses différentes pour chacun d’entre nous. Elles sont très parlantes sur un dessin. Chaque couleur à une signification, un dessin ou une production très colorée n’aura bien sûr pas la même signification qu’un dessin terne à dominante marron, gris ou noir. L’énergie qui s’en dégage est différente.

Le but de l’Art-thérapie évolutive est d’obtenir une production qui dénotera une joie, un apaisement retrouvé, voir même une vitalité.

Mais qu’en est-il de notre assiette ?

On peut s’interroger alors sur l’influence positive de la cuisine sur le bien-être en général et sur l’humeur.

Certains aliments (les aliments « doudous » gras et sucrés) favorisent la production de certaines substances, comme les endorphines et la sérotonine, permettant d’intensifier le bonheur.

Est-ce que notre état d’esprit, nos sens évoluent au fur et à mesure que nous cuisinons, notre habileté aussi, le plaisir ? Les Sens concernés sont : « visuel, olfactif, goût, toucher ».

Peut-on trouver un équilibre émotionnel en composant son assiette avec certaines couleurs et textures d’aliments ?

Ayons la main verte pour voir la vie en rose.

LA COULEUR DANS LA NUTRITION

ALIMENTATION ET EMOTIONS

Toute forme de vie, quelle qu’elle soit a l’obligation de se nourrir pour survivre.

Le temps et l’évolution ont permis à cette obligation de se transformer en plaisir.

Aujourd’hui pour, la quantité et la qualité de notre alimentation est accessible pour la plupart d’entre nous. Manger est au cœur de la vie sociale, amicale, professionnelle.

Se nourrir ne revêt plus uniquement un sens d’obligation physiologique mais également n’entendons-nous communément une nourriture Intellectuelle, Spirituelle ou Émotionnelle que l’on peut lire comme étant « Émotion-Alimentation » que « Alimentation-Émotion ».

Voilà un phénomène étrange qui s’opère : la faim qui est un besoin physiologique devrait être le seul déclencheur de notre envie de manger, pourtant il y a beaucoup d’autres stimuli (joie, passion, frustration, colère, peur …) qui nous poussent à manger. A manger parfois même sans appétit…

A contrario, ces mêmes stimuli psychologiques sont capables de nous couper toute envie de manger.

Ou même encore de nous pousser à la consommation (compulsion) d’aliments « doudous » gras-sucrés.

L’étude nutrinet santé (2009 et coordonnée par l’Unité de recherche en épidémiologie nutritionnelle (UREN, U557 Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13) révèle ainsi que sous le coup de l’émotion, on se tourne plus facilement vers les biscuits, gâteaux et… le chocolat ! cette étude parle d’émotionnalité alimentaire.

En parallèle, manger nourrit nos émotions. Qui n’a pas ressentie une émotion, vécue un moment de nostalgie en humant un gâteau tiré du passé ; la fameuse madeleine de Proust.

« Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (…) quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul (…), l’édifice immense du souvenir. 

NOS CINQ SENS DANS L’ALIMENTATION

Au moment de manger, ces sens qui nous relient à la vie entrent en action. Les premiers sollicités sont la vue et l’odorat à l’origine de plaisir ou d’aversion donc d’émotion. Attardons-nous sur la vue (le principal sens) qui permet d’observer et de distinguer des détails, des formes, des couleurs.

Le plaisir ressenti va permettre la sécrétion d’hormone source de bien-être, de plaisir, de sérénité et d’émotions. Le dégoût va inhiber la sécrétion de ces mêmes hormones.

Ces couleurs ne sont-elles pas ce qui nous guide dans notre choix de repas ?

La forme d’un fruit, la couleur d’un légume, l’odeur d’une épice, ne sont-elles pas responsables de notre menu ?

C’est tout à fait probable. Si en plus nous rajoutons que chaque couleur dans la nature est source de vitamines indispensables et essentielles à notre bon fonctionnement.

LE CADEAU DE LA NATURE ET SES COULEURS DANS NOTRE ASSIETTE

L’intérêt santé nutritionnel de chaque couleur :

cerise Rouge (betterave, cerise, chou rouge, fraise, oignon rouge, poivron rouge, radis rouge, tomate). Le rouge témoigne de la présence de lycopène ou d’anthocyanes. Puissant antioxydant, le premier agit contre les radicaux libres avec des effets anti-inflammatoires et une action protectrice contre la prolifération de certaines cellules cancéreuses.

abricotJaune orangé (Abricot, ananas, carottes, citron, mangue, orange, papaye, patate douce, pêche, poivron jaune, tomate jaune). Le nuancier affiche des tons pâles jusqu’à des tons très soutenus. Plus la teinte est prononcée plus la vitamine est présente. Attention, gare aux légumes farceurs qui contiennent ces vitamines comme le brocoli ou le cresson. Ces pigments, qui contribuent à neutraliser les radicaux libres, potentialisent les effets de la vitamine C. Cette teinte signe la présence de caroténoïdes, béta-carotènes, zéaxanthine et quercétine qui possèdent de nombreux effets protecteurs : sur la vision et plus particulièrement contre la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), l’immunité, la reproduction, la croissance des os.

avocatVert (Avocat, brocolis, épinards, haricots verts, kiwi, choux de Bruxelles, poire, poivron vert).Le vert indique la présence de chlorophylle qui a des vertus antioxydantes et régulatrices intestinales. Les aliments verts sont souvent source de Fer et de vitamine B9. 

aubergineIndigo, bleu, violet (Aubergine, cassis, framboise, mûres, prune, pruneaux, raisin). Ces végétaux renferment des molécules (Acides phénoliques, flavonoïdes, resvératrol) qui ont des propriétés anti-inflammatoires, antimicrobiennes et anti-radicaux libres.

poireauBlanc (Ail, oignon blanc poireau). Blanc ne signifie pas absence. Au contraire les légumes blancs renferment les vitamines C et E, du Sélénium et des composés soufrés (auxquels on prête des vertus d’inhibition de la cancérogénèse).

PRENDRE SOIN DE NOS TRESORS

Ils sont fragiles et méritent quelques précautions culinaires pour les préserver au mieux. La moitié des vertus des végétaux se situe dans la peau des aliments, il est donc nécessaire d’éviter au maximum de les éplucher. Les vitamines contenues dans la peau et dans la chair des aliments sont différentes et complémentaires. Le mode de cuisson peut avoir un impact sur la conservation de ces antioxydants : la cuisson à l’eau n’est pas idéale excepté dans le cas de la soupe, il est préférable d’utiliser la vapeur pour les préserver voire d’en augmenter leur qualité nutritionnelle.

Peut-on les appeler des « super-aliments anti-cancers » ? Non car il n’existe pas d’aliments anti-cancer ; oui car les polyphénols ont la vertu d’en diminuer le risque s’ils sont consommés régulièrement, en quantité et en variété.

Mettre des couleurs dans son assiette associe plusieurs forces (vitamines, minéraux, antioxydants, anti-inflammatoires) qui ensemble nous permettent d’élaborer une assiette riche et équilibrée.

D’un point de vue émotionnel/nutritionnel, prendre en compte nos préférences cérébrales et la couleur dominante de notre cerveau afin de préparer nos repas en mélangeant les couleurs, leur intensité et ce qu’elles symbolisent permet l’alliance entre l’émotion et l’alimentation.

ART-CULINOTHERAPIE OU D’ART-NUTRITHERAPIE

Imaginons un rdv dans nos cuisines, cette cuisine qui nous rassemble qui porte en elle également une histoire, des histoires, des émotions, un sentiment de liberté qui permet l’expression de notre créativité. Une manière aussi de se recentrer sur ses cinq sens.

Il y aura peut-être des ratés, mais pourvu que l’on ait tiré du plaisir dans le processus culinaire. Un Art éphémère reproduisible à souhait dans votre cuisine. Sans méthode particulière nous pouvons apprendre à cuisiner et préserver les qualités nutritionnelles et gustatives tout en veillant à notre santé.

De la faim jaune (stimulus) au calme vert (nature, détente) jusqu’au rouge nous pousse à manger rapidement à la manière fast-food.

Nous aurons bien compris l’impact des tonalités de couleur et leur influence sur la perception du monde qui nous entoure. La Nutritionniste et l’Art-thérapeute s’associent à dire qu’un même plat servi sur un plateau de couleurs différentes peut saturer ou stimuler l’appétit et l’envie d’une personne, il y a bien des couleurs « appétissantes » ou « doudou » et d’autres qui peuvent réprimer ou saturer l’intérêt d’une personne pour la nourriture. Nous nous accordons à dire que les couleurs sont capables d’affecter notre corps physiologique et la psychologie de l’être humain.

Profitons alors de jouer avec nos couleurs afin de stimuler nos émotions positives et entretenir notre santé.

PROPOSITIONS DE MENUS

Et si chimiothérapie et microbiote faisait équipe ?

Et si chimiothérapie et microbiote faisait équipe ?

Par Delphine Lichte Choukroune, docteur en pharmacie, nutritionniste à l’Institut Rafaël

Le Microbiote

L’écosystème intestinal doit être considéré comme un organe à part entière. Il est composé de 3 éléments majeurs en interaction permanente : la flore ou microbiote, l’épithélium ou barrière intestinale et le système immunitaire sous muqueux ou GALT.

La flore en bonne santé est un amas de bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes, 10 fois plus nombreuses que les cellules humaines pour un même individu.

Chaque adulte compte 3 grandes familles de bactéries qui regroupent 160 espèces de bactéries. Chaque personne a sa propre organisation de sa flore telle une « empreinte digitale microbiotique ».

On trouve des microbiotes au niveau de la peau, de la bouche, du vagin et de l’intestin qui est le plus important avec ses 2Kg de micro-organismes.

Les fonctions du microbiote

Un microbiote sain joue de nombreux rôles dans les fonctions digestive, métabolique, immunitaire et neurologique.  La flore intestinale assure le recyclage des sels biliaires, la digestion des protéines et des glucides, la synthèse des vitamines K1 et B12, la protection contre les germes pathogènes et empêche leur adhésion. Elle assure un rôle au niveau immunitaire en modulant la réponse inflammatoire intense ou de bas grade ainsi que la régulation du stress chronique en agissant sur le cortisol (hormone du stress).

La dysbiose

Nous devons la notion de dysbiose à Joshua Lederberg, Prix Nobel de Médecine en 1958.

La dysbiose correspond à un microbiote pathogène qui est le résultat de la perturbation de l’équilibre des espèces des bactéries commensales. Elle peut se caractériser par un appauvrissement de la diversité ou par l’élévation de certaines populations. Ce déséquilibre du microbiote peut découler d’une alimentation peu variée trop grasse, trop sucrée, trop alcoolisée, d’un stress non digéré devenu chronique ou encore par la prise d’antibiotiques, d’inhibiteurs de la pompe à protons ou d’anti-inflammatoires. Cette dysbiose touche aussi les sportifs de haut niveau mais aussi les personnes qui pratiquent l’activité physique intensément.

Cette altération du microbiote serait à l’origine de pathologies métaboliques comme le diabète, des maladies auto-immunes ou de certains cancers.

Microbiote et cancer

L’étude du microbiote intestinal ou deuxième cerveau est devenue centrale pour la recherche. Et la cancérologie ne fait pas exception. Certaines données permettent de lier certaines tumeurs à la présence de certains germes au niveau intestinal.

Lors des 13ème journée nationale d’oncogériatrie, des liens sont évoqués entre les cancers digestifs (estomac, pancréas, colon, rectum), le cancer du sein ou du poumon.

L’Institut Rafaël, dans son article du 18 Juin 2019, au sujet de l’immunothérapie, relate que « des chercheurs chinois sont revenus sur le rôle essentiel du microbiote intestinal dans la modulation locale et systémique du système immunitaire de l’hôte. L’immunothérapie fait partie des nouvelles stratégies thérapeutiques prometteuses en oncologie. Toutefois, on observe certains patients développer une résistance à ces molécules. Il serait donc essentiel de pouvoir cibler les patients répondant le mieux à ces traitements et/ou de favoriser la réponse à ces traitements. Or, plusieurs études récentes ont suggéré que le microbiote intestinal pouvait impacter l’efficacité de ces traitements »

Dans le cas de la chimiothérapie, le fruit d’une riche collaboration, entre l’Institut Gustave Roussy, l’Institut Pasteur et des chercheurs de l’INRA, a prouvé que la flore intestinale stimule les réponses immunitaires d’un individu pour combattre un cancer lors d’une chimiothérapie avec la cyclophosphamide. Ainsi l’action de certaines thérapies anticancéreuses serait modulée par la qualité de la flore.

Dans une étude britannique, des chercheurs ont montré que la composition du microbiote pourrait renforcer les effets fluoropyrimidines dans le cancer colorectal et qu’une complémentation en probiotique serait envisageable pour accompagner certaines thérapies anticancéreuses.

Renforcer son microbiote

Pour entretenir sa flore voire la corriger, le premier outil est l’alimentation sans excès de gras mais surtout riche en « bon gras », sans excès de sucre, une alimentation riche en fibres et en polyphénols mais pas sans plaisir. Lorsque le microbiote est malmené, il est capable de se régénérer grâce à une alimentation adéquate.

Pour accélérer la réparation du microbiote, plusieurs solutions sont à l’étude. Le transfert de microbiote, utilisé dans le traitement des infections intestinales à Clostridium difficile, consiste pourrait être envisagé. Il s’agit de transférer le microbiote d’un sujet sain à un sujet malade. Cette flore est capable de s’implanter et de renforcer le microbiote du sujet malade.

Les probiotiques sont des compléments alimentaires dont la composition bactérienne est différente de la composition de notre microbiote et ne peut donc s’implanter. Les probiotiques viennent en renfort de notre propre armée intestinale. La réponse à ces probiotiques est souche-dépendante et individu-dépendant. En effet, les effets des probiotiques sont variables d’une souche à l’autre, d’une personne à l’autre et en fonction des situations physiopathologiques.

De nombreux travaux ont décrit une synergie incontestable entre microbiote et thérapies anticancéreuses. Plusieurs stratégies sont à l’étude comme la détection des dysbioses et l’administration de probiotiques et/ou de prébiotiques que l’on pourrait nommer « oncomicrobiotiques ».

Encore une fois, l’intestin est au cœur des études. La recherche n’en n’est qu’à ses balbutiements pour percer les gènes des bactéries intestinales 100 fois plus nombreux que nos gènes humains. Un boulevard des « possibles » est face à nous.

L’alimentation équilibrée, ça semble tellement compliqué

L’alimentation équilibrée, ça semble tellement compliqué

La NUTRITION dans son ensemble concerne bien évidemment l’alimentation avec ses nutriments et micronutriments, la consommation d’alcool, le surpoids et l’activité physique. Mis bout à bout, ces facteurs de risque de cancer représentent près de 20%.

La NUTRITION a sa place en prévention des cancers, pendant les phases de traitement et dans l’après cancer.

Les recommandations de l’Après Cancer rejoignent les recommandations de prévention.

Si vous êtes dans le temps de votre vie de L’Après Cancer, vous avez vécu l’expérience correctrice de vie du Cancer et serez peut-être plus sensible pour modifier tous ces facteurs de risque sur lesquels vous pouvez agir.

A l’Institut Rafaël, à l’issu de chaque atelier Nutrition et de certaines consultations d’oncologie, nous vous remettons un livret qui regroupe des recommandations consensuelles à adopter pour tous malades ou non, en traitement ou après le cancer. Des aménagements seront proposés en fonction de chaque individu. C’est aussi ça la médecine intégrative.

  1. fruit legumeAugmenter sa consommation de FRUITS et LÉGUMES

Consommer des fruits et légumes pour atteindre au minimum 400g soit vos 2 mains pleines chaque jour.

 

  1. céréales légumineuse​Augmenter sa consommation de CÉRÉALES COMPLÈTES et de LÉGUMINEUSES

Choisir des pâtes, du riz, du pain complets plutôt que des produits raffinés qui n’apportent pas de fibres.

Les légumineuses (lentilles, pois chiche, haricots) apportent des fibres et des protéines.

 

  1. viande rougeRéduire sa consommation de VIANDE ROUGE et CHARCUTERIE

Réduire sa consommation à moins de 500 g par semaine.

 

poissonPour compléter les apports en protéines, il est conseillé d’alterner avec des viandes blanches, du poisson, des œufs et des légumineuses.

En cas de consommation de charcuterie, il est conseillé de réduire autant que possible la taille des portions et la fréquence de consommation.

 

  1. selLimiter la consommation de SEL

En réduisant la consommation d’aliments transformés salés (produits industriels, fromages, charcuteries…).

En réduisant l’ajout de sel pendant la cuisson et dans l’assiette.

 

  1. brocoliPAS UN JOUR SANS UN…
  • Fruit
  • Choux (brocoli, rouge, frisé…)
  • Condiment (ail, oignon, câpres …)
  • Épices (curcuma, poivre, mélange d’épices…)
  • Boisson santé (thé vert, café, jus d’herbes, smoothie)
  • Noix et graines (lin, sésame, noisettes, amandes)

 

  1. omega 3Augmenter sa consommation d’OMEGA 3
  • Huile de colza vierge
  • Poissons gras (sardines, harengs, maquereaux, saumon)
  • Œufs oméga 3

 

  1. diversitéFavoriser la variété et la diversité dans l’assiette

Mettez au moins 3 couleurs dans votre assiette (chaque couleur apporte des vitamines différentes).

 

  1. eauBoire de l’EAU

S’approcher des 2 litres par jour.

 

  1. alcoolDiminuer la consommation d’ALCOOL

 

 

  1. fumerNE PAS FUMER

 

 

  1. poids de santéMaintenir son POIDS DE SANTÉ

Le poids de santé est à déterminer avec le médecin et nécessite une impédancemétrie multifréquence

 

  1. activité physiquePratiquer une ACTIVITÉ PHYSIQUE

Idéalement, il faudrait pratiquer une activité physique au moins 5 jours par semaine pendant au moins 30 minutes.

C’est la régularité qui est les plus important.

 

  1. polluantsÉviter l’excès de POLLUANTS et de perturbateurs endocriniens
  • Éviter les hautes températures de cuisson
  • Éviter les conserves en boîte
  • Préférer les récipients en verre
  • Éviter les récipients en plastique au micro-onde
  • Préférer les filières Bio

 

  1. rythme sommeilRespecter ses RYTHMES DE SOMMEIL

Allonger son temps de sommeil et améliorer sa qualité.

 

  1. etiquettesApprendre à lire les étiquettes

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Pas de panique, il ne s’agit pas de tout bien faire du jour au lendemain. Il s’agit de s’améliorer, d’adapter son quotidien en faisant un peu mieux chaque jour, chaque semaine, chaque mois selon votre temporalité. Chaque pas va prendre sa place dans vos nouvelles bonnes habitudes.

N’oubliez pas de vous faire plaisir !

 

Delphine Lichte-Choukroun. Dr en Pharmacie & Nutritionniste

L’alimentation pour préparer au mieux le temps de l’Après cancer

L’alimentation pour préparer au mieux le temps de l’Après cancer

Nutrition et cancer ? L’alimentation fait partie intégrante de la prise en charge en cancérologie. En effet 1 cancer sur 9 est attribuable à un facteur nutritionnel (Santé publique France/BEH vol 21/2018).

Dans micronutrition il y a Nutrition.

alimentation infographieEn premier lieu il est nécessaire d’adopter une alimentation-santé pour tous, malades ou non. Grâce à une assiette optimisée, on peut renforcer le système immunitaire, diminuer les inflammations chroniques, augmenter sa masse musculaire, améliorer certains troubles tels que la fatigue, les troubles du sommeil, les compulsions…

L’alimentation-santé consiste à adopter un modèle alimentaire équilibré ce qui est le plus difficile à mettre en place au quotidien.

Les traitements peuvent avoir des effets secondaires sur les intestins, le poids, le sommeil… Nous proposerons alors des régimes temporaires aux patients le temps d’améliorer leur confort.

La NUTRITION a toute sa place dans la prévention des cancers car 5,4% des cancers sont liés à une alimentation déséquilibrée, 8% liés à l’alcool et 6,8% sont en rapport avec le surpoids chez les femmes (5,4% hommes et femmes confondus) (source : Inca).

Nous évoquons ici la prévention et le temps des traitements.

L’alimentation doit se penser dès l’annonce de la maladie pour préparer l’après cancer.

On fait appel à la MICRONUTRITION quand la nutrition / alimentation-sante ne suffit plus (Stress de la maladie, impact des traitements…). Grâce à LA MICRONUTRITION nous allons rééquilibrer les déficits et les excès, nous passons alors à une médecine personnalisée, individualisée et complémentaire à la médecine conventionnelle.

Nous pouvons représenter l’organisme comme un système composé de nombreux engrenages. Chacun dépendant du précédant et du suivant.
Chaque engrenage doit être lubrifié et équilibré́. Ce lubrifiant c’est les vitamines, minéraux, oligo-éléments, les acides gras, les neuro- transmetteurs, les hormones…

La micronutrition individualisée permet de prévenir certains troubles et dysfonctionnements et de corriger des déséquilibres dus au mode de vie ou à des effets secondaires des traitements, elle permet également d’améliorer l’action de certains traitements.

Après une enquête à 360° de la personne et pas seulement de l’endroit des symptômes, on définit les déséquilibres de tous les acteurs nutritionnels et micronutritionnels. Les engrenages ou les 300 réactions enzymatiques indispensables au bon fonctionnement du corps /système pourront se réenclencher.

La maladie, les bouleversements physiques et émotionnels font souvent prendre conscience de la place de l’alimentation dans la bonne santé. Le chemin vers une alimentation équilibrée, une maîtrise de la consommation d’alcool, vers plus d’activité physique et un rééquilibrage fonctionnel préparera au mieux vos projets de vie de l’Après cancer.

La Nutrition et la micronutrition sont des facteurs de risques modifiables donc sur lesquels il est possible d’agir. Ne nous en privons pas !

L’Institut Rafaël, maison de l’après cancer, avec son Pôle Nutrition saura vous guider pas à pas selon votre rythme, vos contraintes, vos envies vers ce chemin et définira avec vous votre définition de l’alimentation équilibrée.

Ainsi, en alliant ALIMENTATION, MICRONUTRITION et certains outils comme la phytothérapie, l’aromathérapie, l’homéopathie, la cohérence cardiaque nous pourrons prévenir ou accompagner les personnes souffrant de troubles intestinaux, compulsions, troubles du sommeil, de surpoids ou de perte de poids, stress. Nous pourrons également accompagner l’arrêt du tabac, les personnes diabétiques et les personnes qui veulent optimiser leur santé.

Delphine Lichte-Choukroun. Dr en Pharmacie & Nutritionniste

Crédit photo

 

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