La radiothérapie des métastases : nouveaux concepts révolutionnaires

La radiothérapie des métastases : nouveaux concepts révolutionnaires

La radiothérapie des cancers et de leurs métastases

La radiothérapie est un traitement non médicamenteux des cancers. Elle est administrée à plus de 200 milles des 450 milles patients atteints de cancer chaque année en France.

La radiothérapie peut être délivrée après une chirurgie de cancer localisé, comme par exemple après tumorectomie d’un cancer du sein ou prostatectomie pour un cancer de prostate. Elle est alors destinée à diminuer le risque de rechute local et régional.

Mais la radiothérapie peut également être délivré de façon exclusive, pour traiter un cancer sans que nous ne proposions d’intervention chirurgicale. Par exemple la radiothérapie du cancer de prostate localisé ou d’un cancer primitif du foie.

Grâce à l’avènement de l’informatique, aux moyens d’imagerie moderne et précis détectant les cancers, la radiothérapie a permis d’améliorer son efficience et diminuer ses effets secondaires potentiels.

Jusqu’alors, la maladie métastatique, correspondant à un cancer ayant migré à distance de son organe d’origine, était traitée quasi exclusivement par des médicaments. Le plus souvent une succession de chimiothérapies ou hormonothérapies, puis ensuite de thérapies ciblées, jusqu’à récemment l’arrivée des immunothérapies.

La radiothérapie est également un traitement de choix des métastases issues des cancers qui ont diffusé ; dans ce cas là, on l’utilise souvent pour son action antalgique sur les métastases douloureuses ou encore pour son effet antitumoral, même si nous la délivrions alors à dose réduite, pour éviter d’ajouter des effets secondaires aux patients.

La radiothérapie stéréotaxique ou radiochirurgie

Concentrer des centaines de faisceaux de radiothérapie avec une précision extrême (inframillimétrique) sur la cible tumorale, tout en délivrant la dose souhaitée en quelques séances uniquement (de une à cinq séances, au lieu de plusieurs semaines), a permis de changer les pratiques. Cette radiothérapie stéréotaxique ou radiochirurgie a été facilitée par la robotique et l’intelligence artificielle, des appareils comme le Cyberknife ont démocratisé ces techniques.

Si certaines tumeurs localisées sont de très bonnes indications, comme les cancers du poumon de petite taille, la radiothérapie stéréotaxique (SBRT en anglais) s’est imposée dans le traitement des métastases.

Nous traitons quotidiennement en radiothérapie stéréotaxique des métastases du poumon, des os, du foie ou du cerveau… Aucun organe n’est inaccessible, et le taux de contrôle local des tumeurs ciblées avoisine les 90% la plupart du temps.

Bien sûr, certaines tumeurs ont diffusé avec de très nombreuses métastases, ce qui ne rend pas éligible chaque patient à ces techniques.

Innovations des associations de radiothérapie et immunothérapie

Le progrès des connaissances sur le système immunitaire a révélé que la radiothérapie se comportait comme une véritable vaccination in situ dans l’organisme. C’est à dire qu’en détruisant un cancer ou une métastase par radiothérapie, on active une réponse immunitaire dans l’organisme, par des cellules appelées lymphocyte T, qui pourra être active contre des cellules cancéreuses à distance des cibles irradiées.

Nous avons remarqué que la radiothérapie stéréotaxique à haute dose était plus propice à la création de ces réponses antitumorales à distance, mais aussi que l’effet « vaccin » de la radiothérapie était accentué lorsque celle ci était administrée avec de l’immunothérapie.

Les traitements de radiothérapie et d’immunothérapie sont synergiques, c’est à dire que 1+1 n’est pas égal à 2, mais « 1+1=3 ».

L’enjeu de la radiothérapie des métastases a toujours été non seulement d’avoir une action sur les symptômes comme l’antalgie, mais également l’action antitumorale.

Les nouveaux enjeux de la radiothérapie sont de permettre à l’organisme de développer une réponse anticancéreuse à distance des zones irradiées, en plus de détruire localement et sans effet secondaire significatif une tumeur ou ses métastases. On appelle cela l’effet abscopal (à distance de la cible). Comme nouvel enjeu, la radiothérapie locale doit permettre d’améliorer l’efficacité des médicaments à visée de destruction tumorale générale, comme les chimiothérapies ou les immunothérapies.

Ce que permet la radiothérapie ciblée est de vivre plus longtemps avec une maladie chronique, d’espérer guérir de nombreuses métastases, et de guérir de plus en plus de cancers de façon non invasive.

Au centre de Radiothérapie Hartmann, premier centre libéral de France, nous prenons en charge 3600 nouveaux patients chaque année. Parmi nos patients traités, 1200 reçoivent chaque année une radiothérapie stéréotaxique ou radiochirurgie par Cyberknife. Cette année 2021, nous installerons notre deuxième Cyberknife pour proposer à plus de 2000 patients chaque année de la radiochirurgie. Cette nouvelle ambition permettra au centre de Radiothérapie Hartmann d’être dans les leaders mondiaux de la Radiochirurgie pour le plus grand bien de nos patients.

Dr Alain Toledano, Cancérologue-Radiothérapeute

Directeur de l’institut de Radiochirurgie de Paris Hartmann,
Président de l’Institut Rafael

 

Le sevrage tabagique à l’Institut Rafaël, Entretien avec Marie Barbou

Le sevrage tabagique à l’Institut Rafaël, Entretien avec Marie Barbou

Marie Barbou est docteur en psychologie, psychologue, hypnothérapeute, et coordinatrice du projet de centre anti-tabac de l’Institut Rafaël. Spécialiste du sevrage tabagique elle pratique l’hypnose médicale depuis 10 ans en libéral. Elle est à l’Institut Rafaël depuis son ouverture, pour aider les patients à diminuer ou stopper leur consommation de cigarettes lorsque celle-ci a résisté à l’annonce de la maladie.

Marie Barbou Sevrage Tabagique

Un dilemme le sevrage tabagique à l’annonce du cancer ?

En effet, lorsqu’un patient vient d’apprendre qu’il a un cancer, il éprouve un choc, et vit une épreuve très difficile qui lui donne un sentiment de perte de contrôle d’une partie de lui, et parfois devoir se priver dans le même moment d’un fonctionnement « béquille » comme la cigarette peut être vécu comme la privation supplémentaire impossible. Le regard de l’entourage sur lui et son propre regard sur lui-même peuvent être culpabilisants et lourds à porter dans ce choix de continuer à fumer malgré la maladie.

À l’Institut Rafaël nous comprenons ce dilemme et nous proposons donc d’aider activement nos patients à mener à bien ce sevrage, à leur rythme et avec bienveillance. 

Comment se déroule le soin de sevrage tabagique à l’Institut Rafaël ?

Lors du premier entretien nous évaluons la dépendance tabagique, ses mécanismes et les résistances à l’arrêt. Une séance d’hypnose médicale est proposée ensuite et en fonction des résultats et éventuels ajustements nécessaires, le suivi se poursuit sur quelques séances pour permettre au patient de diminuer sa consommation et/ou d’arrêter de fumer pour mieux vivre, mieux traverser la maladie et mieux gérer l’après-cancer.
En effet, aujourd’hui pour une reconstruction mammaire par exemple un chirurgien demandera souvent 6 mois d’arrêt de tabac en amont pour limiter les éventuelles complications postopératoires liées à la présence du tabac dans l’organisme. Nous aidons par conséquent nos patients à relever ce défi et à rendre cette réparation du corps et de l’esprit possible.

Quels sont les bénéfices du sevrage tabagique ?

Cette technique permet en fait de réinitialiser le fonctionnement sans le besoin de fumer, de désactiver le mode fumeur en quelque sorte, et cela sans ressentir d’interdit ou de contrainte, mais au contraire, en percevant un profond sentiment de libération et de reprise de contrôle.

Grâce à l’hypnose médicale l’alliance corps/esprit est à nouveau optimale. Le patient ne ressent donc aucune frustration à l’arrêt du tabac, et aucune prise de poids n’apparaît.
Par ailleurs, pour beaucoup de patients, l’hypnose permet de renforcer et d’entretenir les ressources psychologiques et de vivre le quotidien plus sereinement, pour traverser ainsi la maladie avec plus de confort et/ou permettre un récupération post-traitements plus rapide.

Depuis la mise en place de ce suivi en 2019, 80% de nos patients ont diminué ou arrêté de fumer, et 95% se disent particulièrement satisfaits de l’aide et des repères apportés.

Grâce à l’approche intégrative de l’Institut, une collaboration avec d’autres soignants (sophrologue, nutritionniste, naturopathe, etc.) permet une prise en charge encore plus globale du patient si besoin. Le centre anti-tabac de l’Institut Rafaël, dont l’ouverture a été reportée en raison de la crise sanitaire, proposera non seulement des entretiens individuels et de groupe de sevrage, mais comportera aussi des pôles prévention, formation et recherche.

L’institut Rafaël, innove dans la lutte contre la dénutrition des patients après un cancer ORL

L’institut Rafaël, innove dans la lutte contre la dénutrition des patients après un cancer ORL

L’Institut Rafaël, maison de l’après cancer innove dans sa prise en charge des patients touchés par un cancer ORL pour lutter contre la dénutrition

LA DÉNUTRITION

Perdre du poids est un objectif pour beaucoup d’entre nous que ce soit pour des raisons esthétiques ou médicales. Parfois, nous perdons du poids sans raison, sans avoir mis en place de diète volontaire : il faut alors sans s’interroger sur le pourquoi et consulter son médecin.

La perte de poids sans raison est souvent le premier signe d’une possible DÉNUTRITION.

La DÉNUTRITION survient quand les apports nutritionnels ne sont plus suffisants pour couvrir les besoins de votre organisme et/ou lorsque votre organisme a des besoins énergétiques augmentés du fait d’une pathologie. Il y a donc un déséquilibre énergétique, qui se traduit par une perte de poids involontaire

Les causes de cette perte de poids involontaire peuvent être liées au patient, à la pathologie et/ou au traitement. Dans le cas plus spécifique du cancer, la multiplication anarchique des cellules tumorales consomme beaucoup d’énergie qui sera puisée dans les muscles, les traitements du cancer peuvent augmenter les besoins en énergie et en protéines, de plus la fatigue, les émotions peuvent couper l’appétit.

EN CANCÉROLOGIE

La dénutrition est une maladie silencieuse qui touche 40% des patients atteints de cancer et qui augmente avec l’âge. Plus particulièrement, dans le cas des cancers ORL, 30 à 50% des patients sont dénutris avant les traitements et pendant et après la radiothérapie, la dénutrition peut concerner jusqu’à 88% des patients.

Il est essentiel de limiter la perte de poids et par conséquent la dénutrition qui a pour conséquence de ralentir la cicatrisation, d’augmenter l’effet toxique des traitements et de majorer la fatigue et de rendre plus sensible aux infections. En résumé, la Dénutrition est une perte de chance.

LA PRISE EN CHARGE DE LA DÉNUTRITION À L’INSTITUT RAFAËL

L’Institut Rafaël, maison de l’après cancer a alors créé un programme unique et innovant d’accompagnement des patients traités par radiothérapie pour un cancer ORL.

La radiothérapie peut induire des effets secondaires invalidants tels qu’une radiodermite (inflammation de la peau), des troubles de la salivation, des douleurs à la déglutition, des radiomucites (inflammation de la muqueuse) qui sont sources de dénutrition et de fatigue.

Pour limiter la perte de poids et améliorer l’état général du patient, en complément du suivi médical et pharmacologique, l’Institut Rafaël propose une prise en charge global de ce dernier :

  • Avant de commencer la radiothérapie, le patient bénéficie d’un bilan pour améliorer son état général
  • Tout au long du traitement, un suivi nutritionnel multidisciplinaire
  • En préventif et en curatif des radiomucites et des radiodermites, des séances de photo-bio-modulation via un laser de basse fréquence sont proposées aux patients.

A – LA PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE

Après le premier rendez-vous avec le radiothérapeute, l’état nutritionnel du patient est évalué dans un parcours biométrique complet qui permet de définir la répartition des masses maigre et grasse, de l’eau et de la masse osseuse.

Une fois l’impédancemétrie réalisée, le patient est pris en main par la nutritionniste qui fait le point sur la consommation de protéines au quotidien et sur l’objectif à atteindre. Le plus souvent, le patient en a un apport trop faible. Si l’objectif est facilement atteignable, un enrichissement « maison » sera suffisant.

Si malgré tout, les apports nutritionnels restent insuffisants par rapport aux besoins et à la situation de chacun, des Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) sont proposés pour apportés un concentré d’énergie, de protéines, de vitamines et de minéraux, en une volume minimum. Il en existe de différentes compositions et textures : liquides, crèmes, sucrés, salés ou neutres ainsi que de la poudre de protéines.

Pour améliorer l’observance de ces CNO, l’institut Rafaël a installé un Bar à compléments alimentaires. Ce bar nous permet de faire gouter aux patients les différents produits et de préciser concrètement les modalités de choix, de consommation et de conservation.

En complément du Bar à compléments alimentaires, la cuisine de l’Institut Rafaël participe également à la prise en charge de la dénutrition. Notre naturopathe et responsable de la cuisine, Caroline Perrault crée des recettes gourmandes du quotidien à base des CNO pour permettre aux patients de mieux les consommer et de garder un lien social en se mettant à table avec les amis tout en mangeant « utile ».

Il est parfois nécessaire de passer à une alimentation artificielle via une sonde naso-gastrique ou via une gastrostomie en administrant des concentrés de protéines, lipides et glucides dont l’apport calorique adapté à vos besoins. Dans d’autres cas, il pourra vous être proposé une nutrition parentérale via les veines de ces mêmes concentrés.

Dans les mois qui suivent la fin du traitement, le patient est de nouveau reçu à l’Institut Rafaël pour mettre en place une alimentation équilibrée.

B – LA PHOTO-BIO-MODULATION (PBM)

La PBM est un laser de basse fréquence qui utilise la lumière. Les cellules lésées captent l’énergie transmise par la lumière leur permettant de se régénérer plus vite.

La PBM accélère la cicatrisation, soulage la douleur et traite l’inflammation.

En fonction de la longueur d’onde choisie, grâce à la PBM, il est possible d’agir en superficie en améliorant la cicatrisation de la peau lésée, irritée ou inflammée ; et il est également possible d’agir en profondeur pour soulager l’inflammation de la muqueuse (mucite).

Les radiothérapeutes de l’Institut Rafaël, selon les besoins des patients vont proposer la PBM en préventif et/ou en curatif à raison d’1 à 3 séances par semaine.

C – L’ACTIVITÉ PHYSIQUE ADAPTÉEE

L’activité physique est le deuxième pilier pour prévenir et traiter la dénutrition. Elle permet de maintenir la force musculaire, de préserver l’autonomie et de stimuler l’appétit. De plus, l’exercice physique potentialise l’effet d’une prise en charge nutritionnelle sur la prise de poids.

Ainsi, en parallèle de la prise en charge nutritionnelle, les coaches de l’Institut Rafaël accompagnent les patients en risque de dénutrition de manière très spécifique et personnalisée. Après une évaluation, nos professionnels proposent des exercices adaptés aux possibilités et aux contraintes de chacun.

D – LES EMOTIONS

Parfois, il est nécessaire d’aider, en complément, le patient sur l’axe émotionnel. L’hypnose, le neurofeeback, la psychologie, l’art-thérapie peuvent contribuer à diminuer les effets secondaires ressentis, à diminuer les nausées, dégoûts…

Cet accompagnement multidisciplinaire, qui se mène en collaboration étroite entre les médecins (radiothérapeutes, oncologues, médecins de la douleur, gastro-entérologues) et soignants des 4 axes pôles de l’Institut Rafaël (Nutrition, activité physique, émotion et bien-être), permet au patient de mieux vivre son traitement, de limiter la perte de poids et ainsi de récupérer plus vite pour construire son nouveau projet de vie.

Sport et cancer, l’importance de l’activité physique adaptée

Sport et cancer, l’importance de l’activité physique adaptée

Dr Nathaniel SCHER, oncologue-radiothérapeute
Dr Alain Tolédano, oncologue-radiothérapeute, Institut Rafaël & Institut de radiothérapie Hartmann.

L’activité physique est un déterminant important en santé publique, en contribuant à la baisse de la prévalence de plusieurs maladies. Le cancer se trouve au premier rang des causes de mortalité dans le monde. L’activité physique pourrait prévenir jusqu’à 25 % des cancers, en plus d’améliorer la survie et la qualité de vie des patients atteints de cancer. Les autorités de santé préconisent l’intégration de l’activité physique dans le panier de soins oncologiques de support relative à l’amélioration de l’accès aux soins de support des patients atteints de cancer. La loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 introduit la notion d’activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection longue durée (ALD), et notamment de cancer. La recommandation est celle d’une pratique d’activité mixte (développement des capacités cardio-respiratoires et renforcement musculaire), comportant des exercices d’intensité modérée ou élevée avec une quantité hebdomadaire de 30 min par jour d’activité physique au moins 5 jours par semaine. Le sport fait partie prenante du traitement du cancer et de l’après cancer. En effet, l’activité physique adaptée et régulière diminue le risque de développer certains cancers, facilite la prise en charge thérapeutique et diminue les risques de récidive et de mortalité après traitement de certains cancers.

Les bienfaits de l’activité physique adaptée

Une activité physique régulière d’intensité modérée à élevée, tout au long de la vie, réduit les risques de développer un cancer. Les données sont probantes pour le cancer du côlon, le cancer de l’endomètre et le cancer du sein. Elles sont plus limitées pour d’autres cancers (en particulier pour les cancers des poumons, de l’oesophage et du foie). Une activité physique régulière d’intensité au moins modérée est associée à des réductions de la mortalité et des récidives du cancer, avec des relations effet-dose, pour les cancers du sein, colorectaux et de la prostate non métastatiques. Chez les patients atteints d’un cancer, on observe des modifications de la composition corporelle et une altération de la condition physique en lien avec le cancer et avec les traitements spécifiques anti-cancéreux ce qui entraine un déconditionnement physique secondaire. Dans ce contexte, l’activité physique a comme intérêt:

  • Maintien de la masse musculaire et réduction de la masse grasse
  • Amélioration de la capacité cardio-respiratoire
  • Lutte contre la fatigue
  • Réduction des douleurs
  • Amélioration de l’anxiété de la dépression

 

Bénéfices de l’activité physique sur les traitements du cancer

L’activité physique réduit certains effets indésirables des traitements et optimise les possibilités de suivre un traitement de manière optimal pour le patient:

  • Sur le plan de la chirurgie: l’activité physique permet de réduire le taux complications post opératoire (cancer du sein et poumon). Dans le cadre du cancer du sein par exemple, l’activité physique améliore la récupération de la mobilité de l’épaule et limite les douleurs après une chirurgie. Après un curage ganglionnaire axillaire, l’utilisation du membre supérieur du côté opéré ne doit plus être interdites. Une activité physique adaptée en endurance ou en renforcement musculaire du membre supérieur homolatéral au curage pourrait prévenir l’apparition d’un lymphoedème, voire l’améliorer, mais ne l’aggrave pas. Elle améliore la mobilité de l’épaule, sans majoration des douleurs.
  • Les patients qui suivent un traitement de chimiothérapies et ou par thérapies ciblées bénéficient aussi des effets positifs de l’activité physique. En effet, l’activité physique réduit certains effets indésirables (nausées, fatigue) et favorise le maintien de la masse musculaire et du poids corporel, d’où une amélioration de la tolérance aux traitements spécifiques, ce qui augmente les chances de suivre un traitement optimal pour le patient.
  • Chez les patients en cours d’hormonothérapie (cas des cancers de la prostate et du sein) l’activité physique réduit les effets secondaires de l’hormonothérapie avec un gain ou un maintien de la masse, de la force et de l’endurance musculaires et une réduction de la perte de masse osseuse. En effet, l’apparition de douleurs articulaires, de myalgie et de bouffées de chaleur font partie des effets secondaires les plus gênants associés à l’hormonothérapie. La pratique d’une activité physique régulière permet de limiter ces gènes.

Recommandations en termes d’activité physique

En pratique, il est recommandé chez l’adulte :

  • une activité physique d’au moins 30 mn par jour de type cardio-respiratoire, d’intensité modérée à élevée, au moins 5 jours par semaine, en évitant de rester 2 jours consécutifs sans pratiquer. Il est recommandé d’inclure de courtes périodes d’activité physique qui stimule la fonction cardiorespiratoire d’intensité élevée (par exemple : Marche a plus de 5 km/h, course à pied, montée d’escaliers a vitesse rapide, Nage, vélo a plus de 15 km/h)
  • Au moins deux séances de renforcement musculaire par semaine des membres inférieurs, supérieurs et du tronc en respectant 1 à 2 jours de récupération entre deux séances
  • Des exercices d’assouplissement et de mobilité articulaire, 2 ou 3 fois par semaine.
  • Des exercices d’équilibre

Avant de commencer un programme d’activité physique, certaines précautions sont tout de même à suivre. Tous les patients atteints d’un cancer justifient d’une évaluation médicale minimale d’activité physique avec une évaluation du niveau de risque cardio-vasculaire. Les bénéfices d’une activité physique chez les patients atteints d’un cancer sont bien démontrés et sont supérieurs aux risques. Durant et après son traitement, le patient atteint d’un cancer doit donc éviter l’inactivité physique tant que l’activité physique n’aggrave pas ses symptômes. Le patient doit suspendre son activité physique et consulter si des symptômes inhabituels apparaissent (vertiges, nausées, douleur thoracique, douleurs osseuses, etc.). Chez un patient atteint d’un cancer, l’activité physique doit être personnalisée, raisonnée et adaptée à la condition physique, à l’état de santé et aux risques liés au terrain de chaque patient. Cette activité physique doit être supervisée, réévaluée régulièrement, en lien avec l’équipe oncologique et pratiqué dans des structures adaptées si possible.

L’activité physique s’adresse à toute la population et influence la baisse du risque du cancer. En plus, elle améliore la survie des patients ainsi que la qualité de vite de ceux-ci.