Syndrome douloureux post-mastectomie | SDPM

Institut Rafaël
Le syndrome douloureux post-mastectomie
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Le SDPM, Syndrome Douloureux Post-Mastectomie, est un phénomène qui se traduit par des douleurs persistantes, et parfois très intenses, survenant à la suite d’une ablation partielle ou totale du sein, habituellement administrée dans le cadre de la prise en charge d’un cancer du sein.

Allant de la simple gêne aux douleurs les plus intenses, le SDPM peut être à l’origine d’une profonde détresse chez les patientes qui souffrent déjà des effets secondaires de traitements agressifs et voient leurs projets de vie profondément affectés par la maladie.

S’il peut heureusement bénéficier de traitements permettant d’atténuer ses symptômes, le SDPM devrait surtout faire l’objet de mesures de prévention. Pour ce faire, il est essentiel d’en connaître ses causes et les moyens de s’en prémunir au mieux.

 

Le SDPM, Syndrome Douloureux Post-Mastectomie, qu’est-ce que c’est ?

Le SDPM est un syndrome, c’est-à-dire un ensemble de symptômes, qui survient à la suite d’une mastectomie (d’où sa qualification de « post-mastectomie »).

La mastectomie est une intervention chirurgicale qui consiste en l’ablation du sein. Elle est habituellement préconisée dans le traitement contre le cancer du sein, auquel cas elle peut être unilatérale ou bilatérale, c’est-à-dire concerner un seul sein ou les deux.

Chez certaines femmes présentant un risque élevé de développer un cancer du sein, comme c’est le cas de celles porteuses d’une mutation du gène BRCA1 et/ou BRCA 2, la mastectomie est parfois effectuée dans une visée prophylactique, c’est-à-dire dans l’optique de prévenir l’apparition du cancer.

Le SDPM se manifeste lorsque la patiente ressent des douleurs et/ou des gènes au niveau du thorax, du bras, de l’aisselle et/ou de la poitrine dans la zone où le sein a été ôté, dans un délai raisonnable après l’intervention chirurgicale.

En effet, les douleurs survenant durant la période de convalescence sont, elles, considérées comme « normales » (dans le sens de « attendues ») et ne peuvent pas être associées au SDPM tant qu’elles ne se prolongent pas.

Notons qu’il convient toujours de prendre en charge la douleur chez la patiente, que celle-ci soit « normale » ou non, et qu’elle survienne durant la période de convalescence ou bien après celle-ci.

Les douleurs typiques du Syndrome Douloureux Post-Mastectomie sont classées sur une échelle permettant d’estimer leur intensité. En fonction de cette dernière, on les qualifie de légères, modérées, sévères ou intenses.

Elles peuvent aller de la simple gêne aux neuropathies (fourmillements, paresthésies, etc.), en passant par les sensations de brûlure intenses et de douleurs irradiantes. Dans tous les cas, les douleurs du SDPM sont typiquement nerveuses.

 

Causes du Syndrome Douloureux Post-Mastectomie

Le SDPM est provoqué par des atteintes nerveuses au niveau du site opératoire. De fait, les nerfs de la poitrine sont laissés en place au cours de la mastectomie.

Les causes précises de ces atteintes nerveuses ne sont pas tout à fait connues, mais il semblerait qu’elles résultent soit de la formation de tissus cicatriciels douloureux au niveau des nerfs, soit de la détérioration de certains tissus nerveux lors de l’intervention chirurgicale.

En tout état de cause, la mauvaise gestion de l’anxiété et de la douleur postopératoire, la survenue de complications postopératoires et l’utilisation de techniques chirurgicales inadaptées ou mal effectuées semblent impliquées.

D’autres facteurs de risque ont été identifiés. Parmi eux, on compte notamment l’ablation des ganglions lymphatiques en complément de la mastectomie et les tumorectomies de la région supéro-externe du sein.

 

Traiter et prévenir le Syndrome Douloureux Post-Mastectomie

Certains traitements médicamenteux antalgiques peuvent permettre de contrôler efficacement les douleurs provoquées par le SDPM.

Une nouvelle intervention chirurgicale légère, telle que le lipomodelage, peut également apporter une solution durable. Des injections d’acide botulique, des drainages lymphatiques et des corticoïdes peuvent aussi apporter une réponse satisfaisante.

Le plus efficace demeure toutefois de prévenir le SDPM au mieux en se tournant vers un chirurgien expérimenté et soucieux du bien-être de ses patientes.

Outre l’utilisation de techniques chirurgicales adaptées et parfaitement maîtrisées, il convient en effet d’être attentif aux douleurs, à l’anxiété et aux éventuelles complications qui peuvent entourer cette période délicate de la vie de la patiente.

Le Syndrome Douloureux Post-Mastectomie est une des séquelles parmi les plus redoutées du traitement chirurgical du cancer du sein.

Pour cause, il est à l’origine de douleurs parfois très intenses, voire insupportables, pouvant durablement nuire à la qualité de vie des patientes.

Le professionnalisme et l’expertise du chirurgien chargé de la mastectomie sont des critères essentiels pour réduire les risques de souffrir d’un SDPM.

Il convient également d’être particulièrement attentifs aux suites de l’intervention : les patientes ne devraient pas endurer la douleur et/ou la fatigue en silence pour ne pas compromettre leur cicatrisation.

Il est essentiel de prendre en charge l’inconfort, même « normal », ressenti durant la période de convalescence pour éviter de voir s’installer un milieu inflammatoire propice à la formation de tissus cicatriciels pouvant causer le SDPM.

Les soignants à l’institut Rafaël se sont intéressées par la prise en charge du SDPM.

Cet intérêt est porté par la capacité du patient à transmettre le vécu de ses douleurs qui dépend en grande partie de l’accueil reçu.

On ne peut réduire le vécu douloureux d’une personne à une composante physique accessible aux seuls médicaments.

Les plaintes peuvent diminuer, s’amoindrir, voire disparaître dans un environnement réceptif, chaleureux ou au contact de soignants plus disponibles, ce qui révèle la fonction d’appel de la plainte somatique.

La plainte somatique vient alors s’inscrire comme une demande. C’est aussi un support de réglage car en y répondant, la mère, et plus tard le soignant, lui profère une valeur de message. Le corps est support d’appel à l’autre. La douleur peut prendre sens en tant qu’acte de parole.

La qualité de présence auprès du malade, l’accompagnement, l’instauration d’une confiance sans défaut avec l’équipe soignante sont essentiels.

La douleur et la souffrance ont à être accueillies, amorties, élaborées, intégrées conjointement et par tous les professionnels concernés (psychologue, Masso-Kiné thérapeute, sophrologue, médecin de la douleur…) tant ceux relevant de la santé physique que ceux de la santé psychique.

La masso-kinésithérapie a un rôle important dans la prise en charge du SDPM.

Elle regroupe tous les modes de traitements qui agissent sur l’organisme en lui imprimant des mouvements soit actifs, soit passifs : massages, mobilisations, gymnastique, mécanothérapie…

Les masseurs kinésithérapeutes exercent la thérapie par le mouvement.

Cette rééducation a pour objectifs d’aider les patients à retrouver une mobilité physiologique ou fonctionnelle et à améliorer leur qualité de vie et leur autonomie.

Différentes techniques manuelles et moyens physiques (la chaleur, le froid, des courants électriques, des ultrasons, des infrarouges) sont utilisés pour y parvenir.

 

Voilà la vision d’une médecine intégrative portée par l’Institut Rafaël qui reçoit le sujet dans toutes ses dimensions et transforme le symptôme en parole qui met au monde.

 

(SOURCE : https://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/breast/supportive-care/?region=mb ; https://www.em-consulte.com/article/264790/figures/un-nouveau-score-de-suivi-de-lintensite-des-syndro).

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