Comment te dire Merci ? Les mots se bousculent dans ma tête, mais ne suffisent pas pour dire… Ta bienveillance, ton écoute, ta générosité de cœur ont coulé comme du miel sur nos âmes meurtries… Ton Humanité, nous la voyons, nous la sentons, nous la humons, nous la respirons, nous l’inspirons au plus profond de nous-mêmes. Elle nous anime, nous ranime et nous fait danser la Vie, danser la joie, danser l’Être Suprême, tapi au fond de nous.
Avant toi et la danse, je n’avais pas de corps… Il était enfoui dans les méandres de mon Cerveau-Roi, figé comme un bloc de pierre, sous des millefeuilles de conventions, de fausses croyances, de désillusions, de frustrations et de souffrances. Avant toi, mon mental dirigeait, ordonnait, dictait, enivré de sa Toute Puissance, de sa supériorité méprisante, qui ignorait superbement le trésor de mon corps perclus.
Aujourd’hui, je sais que j’ai un corps…. Je le sens, je le vibre, je le célèbre, je le vis….
Je sais qu’il est Essence, qu’il est Jouissance, qu’il est Puissance… Je sais qu’il est Moi, tout autant que mon poids de neurones intriqués. Aujourd’hui, quand il s’éveille à la Vie et au mouvement, je ne fais plus qu’Un avec Lui. Il m’anime, il dit la Vie, il dit Ma Vie, celle que je taisais au plus profond de moi. Il me conte la Vie que j’ignorais encore. Il me dit la Liberté dans la fluidité. Il exprime ma rage, ma passion, ma lumière, ma force, ma tristesse parfois… Il dépose, pour quelques instants magiques suspendus hors du temps, mon cœur lourd et mon impuissance face à la Vie. Il participe à la Fête… Non, il EST cette Fête intérieure qui explose de mille lueurs et de milles parfums lorsque je me mets à danser… Il dit tout ce que je n’ose exprimer, il m’échappe encore et encore et c’est si bon ! Il parle de ce que je sais et de ce que je ne sais pas. Il me libère tout entière avec lui.
Les courbes légères que mon corps imprime malgré moi me transportent dans un Ailleurs que je ne connais pas. Un Ailleurs libéré de l’impuissance, de la souffrance, de la tristesse. Un ailleurs de Liberté, d’insouciance, de plaisir, de transe. Un ailleurs qui tutoie le Paradis, celui que peu savent toucher du doigt…
Je ne veux plus m’arrêter de danser ! Je veux tutoyer le ciel et les étoiles chaque jour. Je veux m’animer jour après jour. Je veux aller au bout de mon âme, de la folie salvatrice. Je veux me transcender. Je veux me réveiller Moi. Je veux m’envoler plus haut encore, me disperser dans les airs pour ne redevenir qu’Une. Je veux sentir la braise sous mes pieds et dans mon corps. Je veux toucher la douceur cotonneuse, qui m’enveloppe lorsque mon corps s’envole. Je veux voir flotter ma tête et mon cerveau tout là-haut, là où la gravité n’existe plus…
Lorsque mon corps s’abandonne et que ma tête n’y peut rien, qu’elle se laisse faire avec délice, alors mon Être tout entier s’enivre, de mes orteils à la pointe de mes cheveux. Eux aussi battent la mesure de la transe, de l’absence, de l’essence.
Shéhérazade, je veux te dire Mille Mercis ! Nul mot ne pourrait rendre avec justice, ni avec justesse, ce que tu m’as donnée, ce que tu m’as appris. La force, la magie et la beauté de la connivence et de la complicité inconditionnelles que tu as créées entre mon corps et ma tête, entre mon corps et la Vie, Ma Vie, celle qui était tapie, celle que je ne savais pas… n’ont d’égal que ta générosité de cœur !
Ma Gratitude pour Toujours…. Laissez-moi Danser…


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