Lors de mon entretien avec Ayala, ma coordinatrice de soins, j’ai pu exprimer les raisons m’ayant conduite à solliciter l’Institut Rafaël.
Après une récidive du cancer des ovaires, je ressentais le besoin d’une prise en charge élargie, liant physique et mental. Je lui ai fait part de mon objectif, qui était de mieux gérer les aléas de la maladie, en étant plus détendue.
La danse-thérapie, la musicothérapie et la sophrologie ont fait partie des activités identifiées pour mon parcours de soins. Parmi ces trois activités, la sophrologie était la seule que j’avais déjà pratiquée. Je ne connaissais pas le contenu précis de la danse-thérapie, mais cette activité me tentait et, j’avais l’intuition qu’elle me conviendrait. Bien que marchant quotidiennement de manière régulière, je ressentais le besoin d’une activité physique plus complète.
Ma première séance de danse thérapie devait avoir lieu dans les locaux de l’Institut en mars 2020, mais compte tenu de la crise sanitaire, j’ai participé à 3 séances en visio. Malgré la distance formelle, Shéhérazade a su créer un environnement propre à l’échange, chaque participante donnant à l’autre dans le mouvement.
Ces séances ont été pour moi des parenthèses de bien-être, avec un impact immédiat pendant la danse et, un effet qui s’est ancré dans la durée. Quelle joie de bouger en liberté et de prendre conscience qu’il est possible de le faire, alors que jusque-là, je sentais mon corps sous contraintes ! Sous l’impulsion des évocations positives diffusées par Shéhérazade, le corps, dans le mouvement, se libère, devient créatif et, dans le même temps, libère l’esprit.
Je ne savais pas, non plus, ce qu’était la musicothérapie. J’imaginais des séances de relaxation sur fond musical. Ma première séance individuelle de musicothérapie avec François-Marie m’a fait expérimenter un champ de techniques, qui m’ont surprise par leur puissance et leur simplicité. Parvenir en un temps record avec l’hyperventilation à un état d’énergie renouvelé a été une découverte. L’association de l’hyperventilation, de la respiration lente et du chant m’a fait percevoir à quel point se sentir bien est à portée de souffle.
Pendant le confinement, j’ai également participé à des séances de musicothérapie collectives en zoom, qui, à chaque fois, ont été des moments énergisants et apaisants. François-Marie invite à se connecter aux sensations intérieures, en étant dans le moment présent. Alors que l’introspection quand on est malade est plutôt sombre, grâce à la musicothérapie, elle devient lumineuse car François-Marie apprend à faire entrer la lumière en soi, à atteindre un état de détente, qui amène la tête à suivre le corps.
Autre pilier de mon parcours de soins, la sophrologie. Depuis le début de ma maladie, j’avais eu l’occasion de suivre des séances de sophrologie individuelles. Au moment où j’ai contacté l’Institut Rafaël, je ne suivais plus de séances, mais je faisais parfois quelques exercices de sophrologie que j’avais appris.
Cependant, j’avais l’impression qu’ils n’avaient plus d’impact. Karine, à qui j’ai fait part de mes attentes et de ma pratique de la sophrologie, m’a proposé des séances avec des axes permettant d’atteindre mes objectifs. Compte tenu du contexte sanitaire, j’ai eu une séance en présentiel et trois séances à distance. Au fur et à mesure de ces séances, j’ai senti que je gagnais en confiance et en force, tant sur le plan mental que physique. Je ne faisais plus les exercices de sophronisation ou de respiration de façon mécanique et superficielle, mais je sentais qu’ils étaient intégrés en moi. Ces exercices étaient devenus un besoin vital.
Mon expérience de ces trois activités m’a révélé à quel point leur synergie était importante.
Chaque activité pratiquée isolément est source de bienfaits, mais j’ai senti que la pratique conjointe de ces thérapies boostait les potentialités de chacune. Chacune faisait écho à l’autre pour renforcer ma force vitale. Elles sont entrées en résonance en réconciliant en moi le physique et le mental, en les mettant en harmonie. Elles ont dynamisé mon énergie, mon moral, en m’apportant de l’apaisement, en générant une confiance accrue, en restaurant mon envie de danser, de jouer d’un instrument de musique, en libérant mes cinq sens.
Alors que je considérais depuis le début de la maladie que mon corps m’avait trahi, je le considère maintenant davantage comme un partenaire. Toutes ces séances ont été pour moi, des condensés de bienfaits. Elles constituent un socle sur lequel je m’appuie désormais. Elles m’ont appris que l’accès au mieux-être est atteignable par les forces que j’ai en moi, que l’apaisement est à portée de soi-même. Elles m’ont fait prendre conscience de mon potentiel et m’ont permis un ancrage dans le positif. La vision que j’ai de moi s’est transformée.
Depuis ces séances, je réagis avec plus de souplesse aux difficultés rencontrées et parviens à puiser en moi les ressources pour les affronter. Ces trois activités, menées dans un temps limité, ont formé un triangle parfait : chaque activité tout en ayant sa dynamique propre, se nourrissant de la dynamique des autres. J’avais pu constater leurs bienfaits à court terme, je peux désormais en apprécier les bénéfices sur le long terme.
Un grand merci à Ayala, qui m’a proposé ce parcours de soins si bénéfique.
Un grand merci à Shéhérazade, Karine et François-Marie, qui m’ont livré, avec beaucoup de professionnalisme et d’engagement, des outils que je me suis approprié. Je les remercie aussi de m’avoir aussi communiqué leur souffle de vie, leur passion, leur bienveillance, leur générosité.


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