Les progrès des traitements oncologiques ont permis d’améliorer les taux de survie. Les orthodontistes consultent de plus en plus fréquemment des patients qui ont suivi avec succès une thérapie anticancéreuse. Les traitements oncologiques tels que la chimiothérapie, la radiothérapie ou les thérapies immunosuppressives entraînent de nombreux effets secondaires chez les patients, liés entre autres à la croissance au développement des dents. Il s’agit d’un groupe particulier de patients qui ont besoin d’un plan de traitement orthodontique optimisé.

Le traitement orthodontique et ses effets sur la muqueuse buccale

Les traitements du cancer peuvent parfois affecter votre santé bucco-dentaire : un suintement gingival, une hypertrophie gingivale ou d’autres douleurs gingivales sont fréquemment reportés chez les patients en rémission.

Les effets secondaires des traitements chimiothérapiques sont souvent pointés du doigt. Il est évident que certains appareils orthodontiques peuvent affaiblir la muqueuse buccale.

L’orientation vers un cabinet d’orthodontie spécialisé est donc fortement conseillée. L’orthodontiste procèdera à un bilan dentaire qui permettra de poser un diagnostic en définissant le plan de traitement adapté à votre cas.

Adapter l’appareil orthodontique au patient en post-cancer

Les patients porteurs d’appareils orthodontiques qui ont suivi des traitements anticancers sont souvent sujets à des gingivites, un pelage des lèvres ou une glossite (inflammation de la langue).     

Les appareils les plus couramment utilisés en orthodontie sont fabriqués en acier inoxydable, un acier qui peut produire une cytotoxicité due à une production accrue de radicaux libres. Les radicaux libres pénètrent dans les cellules et affaiblissent les fonctions cellulaires. Les patients en post- cancer sont déjà immunodéprimés, le traitement anticancer entraîne une diminution significative de la résistance aux infections et une atrophie de la muqueuse buccale.

Il faut donc privilégier les appareils orthodontiques conçus sans nickel (également appelés acier inoxydable avec du manganèse ou avec une faible teneur en nickel, inférieure à 5 %).

Si le patient rapporte une sensibilité au nickel, on préfèrera un appareil en titane en premier lieu, un matériau réputa pour sa plus grande résistance à la corrosion, qui ne libère pas de nickel dans la cavité buccale.

 

Choix de la technique si vous démarrez un traitement orthodontique post-cancer

Les centres de croissance maxillaire/mandibulaire sont affectés par les traitements de radiothérapie et ceux-ci peuvent parfois compromettre la maturation du complexe cranio-facial.  

On recommande habituellement d’entamer un traitement orthodontique entre 12 et 24 mois après votre rémission, sans récidive de la maladie.

Protocoles de traitement orthodontique.

Les objectifs du traitement orthodontique pour les patients en post-cancer sont doubles :

  • Le traitement d’un souci dentaire pouvant résulter des effets à long terme du traitement anticancer.
  • Le maintien d’une santé bucco-dentaire optimale,

L’irritation des muqueuses peut être minimisée par l’utilisation d’appareils orthodontiques non irritants. L’application quotidienne de fluor topique et le rinçage régulier sont recommandés.

Après la fin du traitement, tout appareil de contention doit être adapté au patient en rémission en vue de minimiser tout risque d’irritation, d’ulcération ou d’infection de ces gencives.  

Résorption radiculaire apicale externe après cancer

La résorption radiculaire est un état pathologique qui peut être causé par plusieurs facteurs étiologiques, dans notre cas le traumatisme dentaire. Elle concerne près de 10% des patients en post-cancer si l’on considère les extractions chez les adultes recevant une radiothérapie de la tête et du cou (trois fois plus élevée chez les hommes que chez les femmes).

Les patients en rémission d’un cancer ont une résistance réduite aux infections en raison du traitement antinéoplasique qui va souvent entraîner une atrophie de la muqueuse buccale. La surface de la muqueuse est donc bien plus sensible aux risques d’irritation. L’orthodontiste privilégiera donc l’usage d’appareils orthodontiques non irritants.

La résorption radiculaire externe est une source de préoccupation pour le patient. Des durées de traitement plus longues sont associées à un raccourcissement accru de la racine qui peut être minimisé en modulant les niveaux de force appliqués par les brackets sur les dents du patient.

Il est important de noter que les facteurs génétiques jouent aussi un rôle significatif dans la susceptibilité d’un patient à la résorption radiculaire apicale externe. La recommandation générale pour tous les patients orthodontiques à risque est de prendre un film péri apical après six mois de traitement actif. Si le film révèle une progression de la résorption, le traitement doit être interrompu pendant trois mois. Il n’est pas nécessaire d’enlever les appareils, mais les fils de l’arcade doivent être réglés à un stade passif afin qu’il n’y ait pas de mouvement actif des dents.

Une stratégie d’intervention globale doit donc être mise en place par l’orthodontiste pour prendre en compte l’état de santé général et le bien-être du patient afin de maximiser le succès du traitement orthodontique.

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