Le cancer du sein est une pathologie particulièrement fréquente, qui touche près de 60 000 femmes en France chaque année et présente une prévalence tout aussi élevée dans le reste du monde.

Aujourd’hui, son taux de survie ne cesse d’augmenter, notamment grâce aux campagnes de dépistage organisé qui permettent de diagnostiquer la maladie toujours plus précocement.

La précocité du diagnostic des pathologies cancéreuses, qu’elles concernent le sein ou tout autre organe, s’affirme en effet comme un des enjeux cruciaux d’une prise en charge efficace, susceptible d’offrir une guérison durable ou complète.

L’autopalpation du sein s’inscrit dans cette volonté de déceler la maladie toujours plus tôt. Elle consiste en un examen rapide de la poitrine que toutes les femmes sont encouragées à pratiquer chez elles une fois par mois.

L’autopalpation du sein, à quoi ça sert ?

L’autopalpation du sein est un examen de la poitrine que chaque femme peut réaliser de manière autonome, c’est-à-dire qu’elle peut pratiquer elle-même, chez elle, sans besoin de consulter un professionnel de santé ni d’utiliser de matériel médical.

autopalpation seinL’objectif de cet examen est de rechercher une anomalie au niveau de la poitrine. Cette anomalie peut être visible, palpable, ou découler de sensations inhabituelles.

Aussi, il est important de ne pas se limiter à rechercher une masse, un symptôme souvent associé au cancer du sein, mais qui n’est pas le seul signe de la maladie.

En cas d’anomalie détectée lors d’une autopalpation, il convient de consulter rapidement un professionnel de santé, sans s’affoler outre mesure : il existe de nombreuses pathologies du sein, dont seules quelques-unes sont malignes et susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Comment procéder à une autopalpation du sein ?

L’autopalpation du sein est très simple à réaliser et ne prend que quelques minutes. Il est conseillé de se livrer à cet examen après la période des règles, lorsque la poitrine adopte sa taille et sa forme habituelle.

Notez que certaines pathologies bénignes (non cancéreuses) engendrent l’apparition de kystes durant les menstruations : il convient donc de ne pas paniquer si vous sentez des masses au niveau de vos seins au moment des règles. Il est toutefois important de consulter pour vous assurer de leur caractère bénin.

L’autopalpation du sein nécessite d’abord de se créer un référentiel. Il faut en effet prendre en compte l’absence de réelles « normes » en matière de forme, de volume, de symétrie, ou encore de teinte, car chaque poitrine est unique.

Il serait donc tout à fait inutile de comparer sa poitrine à des images « normées » pour chercher une anomalie potentiellement cancéreuse.

Au contraire, il convient de bien connaître ses propres seins, leur aspect, leur forme, leurs sensations habituelles et même leurs « défauts » naturels (tâches de naissance, asymétrie, vergeture…).

Votre référentiel doit vous permettre de bien savoir à quoi ressemble votre poitrine en temps normal, et non pas de déterminer à quoi devrait ressembler une poitrine « idéalisée ».

Maintenant que vous savez quel est votre référentiel, vous savez ce que vous devez chercher : toute sensation, forme, volume ou autre phénomène inhabituel.

Pour débusquer une éventuelle anomalie, commencez par vous positionner bien droite devant un miroir. Vous pouvez rester assise ou debout, l’important étant que votre posture soit neutre afin de repérer de potentielles asymétries inhabituelles.

Commencez par observer votre poitrine à la recherche d’anomalies visibles : des tâches, crevasses, peau d’orange, rougeurs, gonflements, croûtes, lésions, ou encore écoulements du mamelon, doivent vous alerter.

Vous pouvez ensuite procéder à l’autopalpation en tâtant doucement votre sein gauche à l’aide de votre main droite, puis l’inverse.

Commencer par palper l’extérieur du sein en revenant vers l’intérieur, en essayant de ne négliger aucune zone. Une masse, une douleur ou une texture anormale (un durcissement, par exemple) devrait vous alerter.

N’oubliez pas d’examiner également la zone qui s’étend du sein jusqu’à l’aisselle, l’aisselle elle-même (où vous chercherez la présence de ganglions enflés) et le mamelon.

L’autopalpation du sein est une excellente habitude à prendre pour se prémunir des risques de développer un cancer du sein incurable.

En effet, bien que cet examen ne permette pas de diminuer les risques de survenue du cancer, il permet de réduire les risques de formes graves, diagnostiquées trop tardivement pour être correctement soignées.

De plus, un cancer du sein diagnostiqué précocement peut souvent bénéficier de traitements moins agressifs, provoquant moins d’effets secondaires et de séquelles durables.

La précocité du diagnostic peut parfois permettre de faire pencher la balance en faveur d’une chirurgie conservatrice, plutôt que d’une ablation totale du sein, intervention radicale qui peut s’avérer très traumatisante.

prévention cancer seinA l’Institut Rafaël, nous apprenons à nos patients comment s’autopalper à travers le soin massage. Cette pratique trouve naturellement sa place dans le parcours de soins de l’Institut Rafaël puisqu’elle peut s’insérer à tout moment dans le processus de guérison du patient. Elle permet de se réapproprier son corps et de suivre « de l’intérieur », via son propre ressenti, l’évolution de son « enveloppe » charnelle et de la reconnecter à son mental.

Chaque massage est unique et répond aux problématiques du patient au moment « m ». C’est une approche très fine et très subtile. Mais le massage se fait en profondeur, à base d’huiles ou de poudres selon les cas.

Dans une salle dédiée, vous serez reçu par un praticien confirmé (et tout à fait sympathique). Ces massages se font de façon individuelle, en toute intimité et en respectant la pudeur de chacun.

Ils se font sur table ou au sol, sur tout le corps ou sur une partie. Généralement pratiqué à l’huile, ils durent une heure environ. Il ne s’agit pas que de massage de confort, mais d’un réel accompagnement vers la guérison. Se réapproprier son corps en douceur, via un toucher puissant mais apaisant.

Chaque massage est adapté aux besoins de la personne et il tient compte des spécificités de chacun. C’est bien d’un soin sur-mesure dont il s’agit.

Lors de la séance, le fait d’être touché de façon « non-médicale » est déjà une nouvelle expérience pour le patient habitué depuis un moment déjà à des manipulations très techniques (chimio, sondes…).

Retrouver un toucher doux, respectueux, attentif et global (on ne cible pas que la zone « abîmée ») est une jolie surprise pour le patient.

Il refait connaissance avec son corps, de façon apaisée. Il en redécouvre les contours de façon concrète. Il se le réapproprie et découvre que la douleur peut disparaître au profit d’une sensation de légèreté.

On constate assez vite une amélioration de l’état douloureux et anxieux. Le patient ressort apaisé, plus léger de la séance. Généralement, le sommeil et la digestion sont fortement et positivement impactés par cette pratique qui travaille sur tous les organes.

Une amélioration globale de la qualité de vie est observée ainsi qu’une nette diminution de stress. Un bien-être apparaît et une sensation de vitalité naît de cet état positif retrouvé.

 

(SOURCE : https://chirurgiefemmeparis.fr/cancer-sein/autopalpation-mammaire-pour-minimiser-les-risques-de-cancer/