TÉMOIGNAGES ET RÉCITS DE PATIENTS DE L’INSTITUT RAFAËL

« QUI SAUVE UNE VIE SAUVE L’HUMANITÉ »

Des patients de différents horizons évoluant ensemble autour des soignants d’innombrables disciplines, des patients à qui on donne la parole et qui co-construisent leur programme de résilience… Cela semble être plus qu’une histoire à raconter ou encore une évolution sociologique ou anthropologique des pratiques de soins ; c’est un récit philosophique de l’action éthique tournée vers autrui, que l’Institut Rafaël souhaite rapporter.

Le système de soins dans lequel nous évoluons utilise souvent les statistiques pour démontrer ses bénéfices, il est surtout orienté vers la prise en charge des maladies.
Cette approche quantitative des problématiques de santé peut être intéressante lorsqu’il s’agit de gestion de masse et de santé collective, mais lorsqu’on se préoccupe des individus et de leur bien-être, une évaluation plus qualitative centrée sur l’expérience et le vécu de chacun peut être utile.
La recherche d’un meilleur être pour chaque personne fragilisée par la maladie, d’une cohérence dans les parcours d’accompagnement centrés sur l’humain, nécessite de mettre en exergue les récits, plutôt que les chiffres et les statistiques, pour faire ressentir et démontrer les bénéfices de cette approche innovante en médecine intégrative.
Une médecine personnalisée et sans à priori, qui s’adapte à chaque individu et qui est centrée sur ses besoins, utilisant aussi les sciences humaines et tous les moyens de soulager, doit pouvoir raconter sa démarche, rendre compte de ses récits et mettre en avant les témoignages des patients.

La démocratie sanitaire est notre objectif ; considérer que chaque patient est au centre du système de soins, lui redonner la parole et la diffuser largement pour que son expression serve la collectivité. Cette démarche permet également de ré humaniser le processus d’accompagnement thérapeutique, autant que de décrire la richesse des programmes portés par la médecine intégrative au sein de l’Institut Rafaël.

La dimension philosophique et spirituelle, de ces récits et de ces témoignages, nous a semblé valoir une rubrique indépendante, rendant compte des pleurs libératoires et des larmes qui coulent à flot quotidiennement à l’Institut Rafaël. Ces sourires larmoyants et l’humanité qui en découle seront bien mieux racontés que comptés, nous vous invitons à lire ces retours riches de sens.

Témoignages

Patients

Corinne M. 54 ans
Grâce à l’institut Rafaël, j’ai pu tisser des liens. Je me sens reliée à tout le monde, reliée au monde. C’est comme les petits cailloux du petit poucet : j’en ai besoin pour sortir de la forêt. Et ces petits cailloux ont une valeur thérapeutique immense.
C’est un cocon qui aide à affronter l’épreuve du cancer, qui aide à adopter une certaine posture face aux autres, face à la vie. C’est une posture de mains ouvertes. Dans la tempête, je suis rattachée à tous ces liens. Je ne suis pas seule.
Sonia A, 49 ans
Il y a seulement quelques fenêtres dans la vie pour changer. L’après cancer est une opportunité extraordinaire d’initier ce changement. L’Institut Rafaël fait gagner du temps. Les soins proposés sont très complémentaires. Par exemple, ce qui est initié en thérapie avec la psychologue a été prolongé en yoga ou en hypnose. Il faut cette approche pluridisciplinaire pour accéder à ces temps de changements profonds et faire sa révolution. Cette complémentarité accélère les processus de changement et nous remet mieux et plus vite sur le chemin de la vie.
Sylvie S, 58 ans
Selon moi, l’institut permet d’amortir le choc entre « la phase médicale pure » où nous sommes très entourés et celle qui suit où nous sommes confrontés à la solitude.Il comble ce grand vide, ce sentiment d’être livré à soi-même.On vit beaucoup au rythme de la maladie, on prend soin de la maladie, à l’institut on prend soin de l’être humain.L’institut est un point de relais, un endroit « safe » où l’on peut reprendre des forces, se refaire une santé au-delà de la maladie, pour retrouver confiance et repartir dans la « vraie » vie.Je trouve cette expérience magnifique et je remercie du fond du cœur tous ceux qui contribuent de près ou de loin à son existence et à son fonctionnement ainsi qu’aux praticiens merveilleux. MERCI.
Récits

Patients

« Merci infiniment de me permettre de vivre pleinement ma nouvelle vie » par Marie Pierre M
    • Institut Rafaël

« Tout a démarré un lundi 23 septembre 2019… »

Au cours de son parcours de soins, Marie Pierre M fut accompagnée par

Delphine, Kathy, Coordinatrices
Hélène, Psychiatre
Marie, Onco-Esthéticienne
Lucienne, Hypno thérapeute
Cynthia et Déborah, Sandra, Neuro Feedback
Federica, Coach Yoga
Ghislaine, Activité Physique Adaptée
Isabelle, Nutritionniste
Cécile, Naturopathe
François-Marie, Musicothérapeute
Jeanne, Sophrologue
Babeth, Masseuse
Ayala, Art Thérapeute

——

Cher Docteur,

Me voilà arrivée, à bout de ce traitement (en tout cas la partie la plus importante) que nous avons évoqué ensemble il y 9 mois jour pour jours …

Qui eut cru que cette aventure serait en fait, une véritable renaissance me concernant …

Sachez que cela n’aurait jamais été possible sans vous et cet accompagnement tout à fait incroyable, que vous avez mis en place dans la cadre de la création de l’Institut Rafaël.

Je tenais donc, aussi sur les conseils d’Ayala, à vous faire un retour d’expérience (désolée celui-ci risque d’être un peu détaillé, et un peu long) mais il se doit d’être à la hauteur de la qualité des soins dont j’ai eu la chance de bénéficier.

Je tenais donc non seulement à vous REMERCIER INFINIMENT, pour votre accompagnement tellement apaisant et réconfortant.

Je souhaitais aussi remercier l’ensemble de l’équipe qui m’a accompagnée, équipe grâce à laquelle j’ai su faire de mon cancer une opportunité et surtout je sors grandie de cette épopée finalement fantastique.

Tout a commencé au 2ème sous-sol de Levallois un lundi 23/09, à 17 H 00 après coup de téléphone charmant un samedi matin, me demandant de me rencontrer pour faire connaissance sans trop tarder …

Déjà ne serait-ce que par ce simple coup de fil, j’ai senti une prise en compte humaine incroyable et je n’avais encore rien vu …

Lors de notre 2ème rendez-vous (une fois tous les examens passés) vous nous avez reçus avec mon mari, et surtout ayant senti notre fragilité face à ce protocole annoncé nous avons et moi en particulier été remis dans les mains de Delphine …

Et immédiatement reçus par Hélène. Cette femme adorable a réussi à nous apaiser et nous apporter un vrai réconfort alors que cette nouvelle du cancer faisait échos notamment pour mari à une situation familiale douloureuse et je la remercie infiniment pour cela.

C’est ainsi que cette incroyable aventure du parcours de soin a démarré …

Delphine adorable, à l’écoute a su me proposer un parcours de soins adapté à mon profil, avec beaucoup de bienveillance et d’empathie.

Mon premier rendez-vous a été avec Marie.

Moi qui n’avais jamais fait aucun soin du visage en 54 ans ! Ce fut une grande première et quel immense réconfort lorsque que l’on commence un tel parcours d’être accueillie par une jeune femme aussi douce, bienveillante agréable qui vous explique avec ses mots de femme et beaucoup de délicatesse ce qui vous attend, dans le cadre du parcours médical qui vous a été prescrit.

Le tout en vous faisant part de toutes les recommandations nécessaires pour que cette aventure soit la plus « douce possible ».

Cette première rencontre vraiment décisive, m’a fait prendre conscience de la chance immense que j’avais d’avoir été prise en charge par l’institut Rafael et m’a permis d’accueillir et de m’ouvrir sur toutes ces disciplines qui m’attendaient et dont j’étais à mille lieux d’imaginer tous les bénéfices.

Lucienne incroyable Lucienne … je ne le dirai jamais assez …

Je l’ai très rapidement rencontrée … et le 2 ème rendez-vous a été purement magique.
En effet, Lucienne m’a proposé de m’accompagner pour ma chimio (EH100). Je ne pensais pas qu’un tel accompagnement était possible…

Et là, la MAGIE a opéré … Lucienne par la magie de l’hypnose a réussi à me faire raconter 2 histoires … La 1 ère pour me permettre de comprendre le rôle bénéfique que la chimio aurait dans mon corps. Et la 2 ème pour me projeter sur l’après et la sortie positive de la chimio et des traitements.

Ce soir-là, alors que les 2 premières chimios avaient été vraiment terribles … je suis rentrée à la maison sereine et me suis même allongée de façon à ce que la chimio puisse effectuer le meilleur parcours à l’intérieur de mon corps pour opérer au mieux.
Ce moment passé ensemble, au-delà d’avoir été une vraie rencontre inoubliable, m’a permis d’aborder ensuite toutes les chimios de façons extrêmement sereine et toujours positive … Je crois que je ne vous remercierai jamais assez de m’avoir permis cela. Nul doute que cela a joué sur l’efficacité de la chimio sur mon cancer.

Cynthia et Déborah 

Là encore quelle incroyable rencontre … Ces deux femmes sont tout simplement exceptionnelles… Ce ne sont que de l’amour, de l’empathie, de la générosité … les mots me manquent pour dire à quel point j’ai trouvé chaque échange passé avec elles, tellement réconfortant et apaisant.

J’ai d’ailleurs grâce à elles, suite à une séance faite ensemble réussi à baisser la dose que je prenais de Lexomil … sans elles je n’y serais jamais parvenu …

Et c’est un exemple parmi d’autres bienfaits que j’ai pu ressentir à leurs côtés.

Federica … tellement rayonnante et toujours positive.

Qui nous apprend avec tellement de chaleur et rayonnement à écouter notre corps le faire s’exprimer d’une façon tellement étonnante.

Voilà une discipline que je pensais ne jamais faire ! Et me voilà aujourd’hui totalement séduite par le bien être que cela peut apporter.

Sincèrement seules les compétences, le pouvoir de séduction de Federica et sa capacité à faire aimer à autrui sa passion … pouvait me faire à ce point changer d’avis ! Je ne la remercierai jamais assez pour cela….

Ghislaine … madame « Ce n’est pas gravologue »

Tellement souriante légère, humaine et à l’écoute.
Là où l’on se sent tellement réduit et bon à rien … sans aucun ressort.

Ghislaine arrive à nous faire faire sur sport (entendons-nous 😉) alors que notre corps n’a plus aucune ressource… et pourtant on repart de ces séances convaincues que l’on a franchi l’Everest !

Isabelle… qui m’a permis de changer radicalement mon alimentation.

Là encore, moi qui suis une ancienne anorexique j’ai eu la chance d’avoir été reçue et écoutée sans aucun jugement.

La qualité d’écoute et la bienveillance d’Isabelle m’ont permis de bien comprendre les enjeux de la nutrition dans le cadre de la gestion de mon cancer… et j’ai entre autre grâce à son écoute et ses conseils réussi à changer de façon très significative mon alimentation… qui pourtant était un point de blocage depuis plus de 40 ans 😊

Cécile … qui m’a éveillée sur la naturopathie …

Sa douceur et sa gentillesse sont venues en complément du travail fait par Isabelle.

Et j’ai pu ainsi là encore découvrir tout un univers qui m’était totalement inconnu et pourtant indispensable dans le cadre de la guérison, et la réparation post traitements, et de la prévention de la maladie.

Et cela sans compter les délicieuses recettes qu’elle vous envoie pour illustrer ses propos …

François Marie 

Dont le chant et les bons conseils raisonnent encore en moi… Très belle découverte de la musique et surtout de l’importance du chant et de la respiration sur le bien-être du corps… et de l’esprit. Des moments magiques, et des séances pendant le confinement qui m’ont apporté beaucoup… Merci mille fois pour cela.

Jeanne 

Dont la douceur, l’écoute la gentillesse sont aussi tellement agréables.Prendre le temps est quelque chose que je ne connaissais pas et apprendre à écouter mon corps non plus …

Grâce à Jeanne j’ai compris à quel point cela était, important et surtout nécessaire compte tenu de cette aventure que j’ai traversée.

Babeth

Dont la joie de vivre est tout simplement exceptionnelle ! Elle vous accueille toujours avec le sourire et sa bonne humeur communicative … et ses massages sont aussi des moments de détente exceptionnels … encore plus après tous ces traitements … et ce qui est bon pour le corps et tellement bon pour l’esprit.

Ayala …Une rencontre là aussi magique et je n’en suis qu’au début …

Notre première rencontre a été incroyable… je ne savais pas à quel point il était possible de faire parler des images … quel soulagement de venir libérer auprès d’Ayala ce dont on protège nos proches …

Nous avons depuis cette première rencontre eu un autre échange avant de commencer l’art thérapie et j’ai été totalement bluffée par sa capacité à comprendre et surtout « déverrouiller » une situation … là au ou d’autres n’avaient pas encore été totalement au bout du cheminement … une véritable révélation…  Sans compter que tout cela a été en une seule séance …

J’ai tellement hâte d’aller plus loin dans mes séances d’Art Thérapie !

Nul doute que le reste de l’aventure sera tout aussi incroyable …

En tout cas, il m’a semblé important de vous exprimer tout cela aujourd’hui car cela fait 9 mois que nous nous sommes rencontrés …

Grâce à vous, et l’accompagnement que l’Institut Rafael m’a apporté, je considère mon cancer comme un « cadeau » car j’ai réussi à en faire une véritable opportunité ….

Opportunité de vivre autrement … et surtout de vivre PLEINEMENT ma vie…

Finalement ce rappel à l’ordre m’a permis de découvrir des univers que je ne soupçonnais pas …

Univers qui m’ont permis de me nourrir et prendre ma maladie comme une opportunité de changer de vie …

J’ai aussi découvert l’importance de vivre une vie en parfaite harmonie … cœur, corps et esprit et je vais faire en sorte que toute ma vie puisse s’articuler autour de cet équilibre …

Il me reste d’ailleurs pour compléter mon parcours à terminer Mon parcours pro qui m’a semblé indispensable dans cette aventure ….

Évidemment, il va sans dire que sans votre accompagnement et celui du Docteur Boudabous je n’en serai pas là non plus.

Merci là encore à tous les deux, pour votre grande disponibilité écoute, et réponses à toutes les questions que j’ai pu poser tout au long de ce parcours … dont le plus gros est maintenant derrière moi.

Enfin, je ne pouvais pas non plus ne pas penser à toutes ces personnes présentes au quotidien, si chaleureuses et à l’écoute, que cela soit Sandra évidemment, Katy ma coordinatrice et Prescilla, rue Kleber, ainsi que les charmantes jeunes femmes de l’accueil de l’institut toujours prêtes à répondre à vos questions et vous apporter leur aide.

Bref, vous l’aurez compris, on ne ressort pas de l’Institut Rafael comme nous y sommes rentrés … et c’est tout simplement E X C E P T I O N N E L.

Au-delà dans mon cas, de la maladie qui a été soignée (et j’espère que cela durera le plus longtemps possible) j’ai tellement appris et grandi grâce à vous et à toute votre équipe.

Il m’était indispensable de vous dire que sans vous je n’en serais pas là aujourd’hui.

M E R C I    I N F I N I E M E N T    D E   M E    P E R M E T T R E   D E   V I V R E   P L E I N E M E N T   M A  N O U V E L L E    V I E

Marie Pierre M, 23 Juin 2020

Mettre en lumière le partenariat soignant-soigné par Christine et Shéhérazade
    • Institut Rafaël

 Interview entre patient-médecins & danse-thérapeute

Mettre en lumière le partenariat soignant-soigné par Christine et Shéhérazade

 « En proposant un parcours de soins personnalisé à chaque patient, l’institut Rafaël place l’humain au centre des préoccupations. En agissant sur toutes les facettes de style de vie d’un individu, nous agissons alors sur tous les facteurs favorisant le bien-être du patient, dans l’unique but d’atteindre une guérison globale »

Par notre vécu, mettre en lumière le partenariat soignant-soigné nécessaire à la réussite du parcours de soin du patient nous semblait être un devoir.

Christine, Sheherazade, qui êtes vous?

Christine , Docteur en médecine et en sciences économiques, après de nombreuses  années consacrées  au soin des autres ainsi qu’à la veille prospective et stratégique sur les politiques de santé, je suis passée de l’autre côté du miroir en tant que  patiente.  J’ai eu un cancer du sein découvert fin 2018. Avec mes médecins et confrères, et toutes les équipes de la clinique Hartmann, j’ai mené ce combat à travers les étapes du traitement, dont la  chimiothérapie et la radiothérapie pour aboutir à une issue positive.

Sheherazade, Danse-thérapeute, formée en Sophrologie, énergétique et méditation, j’accompagne depuis une dizaine d’année des patients fragilisés par le Cancer.

Explorer le vivant, investir le corps de manière positive par le mouvement dansé est l’une des proposition novatrices de l’institut Rafaël pour cheminer de l’idée d’un corps qui a pu sembler trahir vers l’expérience d’un « corps partenaire ».

Racontez nous votre rencontre et l’alliance thérapeutique qui s’est dessinée :  

Christine :  Le premier contact avec Shéhérazade intervient très rapidement après la consultation avec la coordinatrice. L’échange fut fluide et très sympathique. Je lui ai dressé un résumé de mon histoire et de mon attrait pour la danse en formulant mes objectifs à savoir retrouver une harmonie avec ce corps souffrant et me retrouver à travers la danse. Shéhérazade fut claire, rassurante et bienveillante. Dès lors un contrat ou une alliance s’est établit entre nous. Comme pour toute prise en charge thérapeutique, la confiance avec le praticien, le lien qui s’établit, sont des facteurs de réussite. Il s’agit bien d’un travail d’équipe. Je l’ai vécu en tant que médecin vis à vis des patients dont je m’occupais, et maintenant en tant que patient vis à vis des différents intervenants dans mon parcours thérapeutique. Cette alliance fut scellée lors du premier atelier, découvrant Shéhérazade qui sut par son professionnalisme et son attitude chaleureuse me mettre à l’aise.

Shéhérazade : 

En pleine période estivale, notre premier contact est téléphonique, une belle et chaude fin de journée de juillet. Nous prenons le temps, sans regarder l’heure pour retracer le vécu médical, mettre des mots sur les affects et les répercussions de la maladie sur la vie de Christine, identifier ses besoins, ses attentes et la façon dont la danse-thérapie pourra la soutenir sur son chemin de résilience.

Nos échanges sont faciles, la voix sûre et posée de Christine qui se raconte et qui sait où elle veut aller me guide dans l’élaboration de sa prise en charge. Comme une urgence, j’entends sa quête de confort au corps et d’harmonie dans cette enveloppe qui n’a de cesse de changer depuis des mois.

Je la rencontrerais quelques semaines plus tard pour notre premier atelier collectif, un franc sourire aux lèvres, une impatience à peine dévoilée et une curiosité qui fait briller ses yeux.

Vos univers diffèrent, la danse vous relie; quelle place pour celle-ci  dans vos vies ?

Christine :

La danse est présente dans ma vie depuis mon enfance. Dès l’âge de 5 ans, j’ai suivi des cours de danse classique à la salle Pleyel. Je me souviens de l’ambiance des cours, voyant défiler des danseuses et des danseurs beaux et rayonnants. J’entends encore la musique ainsi que les instructions vigoureuses des professeurs. Ma mère m’emmenait très souvent à l’Opéra de Paris provoquant une admiration sans limite pour les danseurs étoiles et le corps de ballet. Ensuite à l’âge de 18 ans, j’ai assisté à des cours de danse très complets associant le modern jazz, la barre et le contemporain.  Ma marraine m’a initié à la danse contemporaine en assistant aux spectacles de Maurice Béjart.

La danse représente pour moi la vie du corps et de l’esprit s’exprimant à travers  l’harmonie, l’élégance et la beauté.

Shéhérazade :

La danse a toujours été là; elle est dans la culture nord-africaine qui est la mienne, inscrite dans les corps et dans l’esprit collectif comme un puissant outil thérapeutique. La danse accompagne les jours et les nuits exprimant les joies, délivrant des peines, soignant les esprits égarés et les corps meurtris.

Au fil du temps, elle est devenue pour moi une voie d’expression à part entière, une voix qui n’utilise points les mots pour se raconter et comprendre de soi.

Je l’ai autant que possible pratiqué librement, hors des diktats et de la performance académique, toujours à la recherche d’un bien être graduel et pérenne.

Qu’est ce que la Danse thérapie? Quelle image en aviez-vous ?   

Christine : Je ne connaissais pas la Danse Thérapie. Lors de la consultation avec la coordinatrice pour construire le parcours de soin, j’ai évoqué cette activité étant attirée par le mot danse. Ce soin étant proposé à l’Institut Rafaël, j’ai supposé que cet atelier était parfaitement adapté à des personnes ayant eu un cancer.

L’échange avec Shéhérazade m’a convaincu de l’intérêt de l’approche, par le respect et l’attention porté à chaque patient en prenant en considération son parcours singulier.

Shéhérazade :

« À la croisée de l’art, de la création, de la psychomotricité, de la thérapie à médiation culturelle et de la pratique groupale », la DT offre des clés de meilleure compréhension de soi.

Elle est un chemin d’écoute sensible à la voix du corps autorisant l’exploration des résistances et des cuirasses que le mouvement dansé transforme positivement. Accepter ses ressentis et en faire quelque chose de beau ayant vocation à élever.

Ecouter c’est comprendre, « comprendre c’est avant tout unifier » et unifier c’est permettre à chacun de retrouver ce qui doit être retrouvé : harmonie-corps esprit, mobilité, amplitude, énergie vitale, joie, désir, confiance en soi, confiance en l’autre et en la vie…

L’image du corps, l’image de soi pendant le cancer ?

Christine : Pendant les traitements, il peut arriver que l’on se perde en route,  que l’on se ne reconnaisse plus. Tel le petit poucet qui laisse des cailloux derrière lui, je faisais attention à garder des objets, des photos qui me rappelaient qui j’étais avant de rentrer dans cette bataille. Bien sur la perte des cheveux et la découverte d’un visage différent, sont des étapes difficiles.  La vie provoque des moments inattendus. Comme une « rebirth », on découvre la douce peau du crâne, promesse d’un renouveau. Ce qui était très inconfortable était de ne plus sentir son propre parfum, mais de sentir les produits chimiques. Lors de ma troisième chimiothérapie, je me suis regardée dans la glace ne sachant plus qui j’avais en face de moi, Christine ou la maladie. Cette question a constitué comme un électrochoc pour m’obliger à prendre soin de moi davantage. La repousse de cheveux gris achève de transformer l’image de soi en plus doux et plus mûr à la fois.

Fort heureusement, la nature fait son oeuvre  et progressivement, je découvre un nouveau look.  Du temps est nécessaire pour se retrouver à travers ces différentes phases de reconstruction. Au final, ces étapes de dépouillement puis d’apprentissage d’une nouvelle image, permettent de mettre en relief ce qui fait la singularité de chaque personne, son être profond.

Ayant effectué des travaux sur le sujet du traumatisme psychique, j’ai été vigilante dans cette période marquée par le deuil et la renaissance de soi, à préserver le fil d’Ariane de la vie.

Le soutien des proches a constitué un cercle de bienveillance précieux.

Je ne remercierais jamais assez toutes les personnes qui m’ont entourée : amis, famille, collègues de travail et confrères.

Shéhérazade :

Pendant les traitements, le corps n’a de cesse de subir des transformations altérant le rapport intime à son enveloppe, fragmentant l’image de soi.

Le corps est mis à rude épreuve par la maladie elle-même et par le stress qu’elle génère. L’estime de soi souvent s’abîme.

Certains protocoles, comme l’exprime Christine, peuvent avoir pour conséquence la perte de cheveux et d’ongles ; la peau change, le poids vari, la fatigue s’installe…autant de blessures physiques et narcissiques pouvant induire une fragilité émotionnelle, une remise en cause de l’identité, du genre parfois. Christine lors de notre entretien bilan parlait de “périmètres à redéfinir sans cesse”; allant des nouvelles couleurs de vêtements à tester, à l’accord parfait entre une nouvelle teinte de rouge à lèvres et le nouveau gris de ses cheveux.

Autant de mouvements physionomiques à accepter pour se retrouver différemment, se réinventer pas à pas pour garder confiance.

Entretenir un lien étroit au corps, c’est garder le cap pendant la tempête.

ECOUTER, COMPRENDRE et AIMER son corps malgré la maladie, l’investir malgré les transformations est un défi, un défi à relever en équipe Soignants-Soigné

L’offre de soins Rafaël dans ce chemin de reconstruction ?

Christine : La danse thérapie est arrivée au bon moment dans le parcours de soin. Après les séquences chimiothérapie et radiothérapie, il s’agissait de renforcer et développer les soins de support déjà initiés pendant les traitements afin de passer à une nouvelle étape de récupération et de reconstruction.  Je tiens à remercier toutes les équipes médicales et soignantes pour le travail formidable et la créativité dont ils font preuve pour adoucir le quotidien des patients.

Se regarder dans une glace avec d’autres patients était une belle expérience. Se voir bouger, prendre conscience de ce corps douloureux que l’on remet en mouvement avec une infinie douceur est très enrichissant. La musique et la danse m’ont aidé à franchir cette étape d’acceptation de cette nouvelle image.

Prendre du plaisir à se mouvoir, réaliser des gestes harmonieux, suivre les exercices de respiration, autant d’étapes sur un chemin de renaissance. La thérapeutique m’a permis de gagner la bataille contre le cancer, la danse thérapie a contribué à me retrouver sur le chemin de la vie. En effet après le parcours de soin, il s’agit d’initier le parcours de résilience pour se réinventer et se renouveler. Avoir connu l’expérience du cancer vous transforme à jamais. La vie devient pétillante comme des bulles de champagne.

Shéhérazade : La DT nous renvoie à notre capacité à représenter quelque chose de nous-mêmes dans un geste. La danse c’est du vivant qui est tracé et dont l’autre est le précieux témoin.

Elle lie, relie, l’humain à l’humain, nous rappelant notre nature interdépendante et cela est source de joie…Vivre ce type d’atelier c’est aussi faire l’expérience que le collectif peut être ressource comme en yoga, sport adapté, musicothérapie, logothérapie, dramathérapie, art-thérapie…

La DT s’inscrit toujours dans un parcours d’accompagnement global sur mesure co-construit avec la coordination de soin et le patient; parcours dans lequel s’inscrivent plusieurs approches complémentaires. Aucun parcours patient ne ressemble à un autre car chacun doit réinvestir SON corps, retrouver SES équilibres de vie, réintégrer SA vie sociale, SA vie professionnelle. Notre engagement, passer d’une médecine centrée sur la maladie à une médecine centrée sur le patient et son projet de vie.

Un moment particulier qui vous a marqué pendant l’accompagnement ?

Christine :

Chaque séance  était différente et suivait une thématique bien précise. Un matin, la décision fut prise de sortir faire la séance à l’extérieur. C’était une belle journée ensoleillée de septembre. Le ciel était d’un bleu magique. L’atelier s’est déroulé dans un jardin sous les arbres au milieu des fleurs près de l’institut. J’ai particulièrement apprécié ce moment sous le soleil, au contact de la nature, bref  d’être en contact avec la  vie.

Shéhérazade :

Séance 5, l’intention de l’atelier se porte sur les limites du corps.

Nous commençons par un exercice de relaxation active : agir sur les tensions musculaires pour se détendre.

Pour la première fois, Christine ferme les yeux comme pour écouter et ressentir. Jusque-là, regarder à l’intérieur dans le cadre de l’atelier semblait difficile. Je comprends que quelque chose se passe pour elle.

Le regard clos elle sourit. Mes neurones miroirs dansent, mes lèvres s’étirent.

Je suis émue

Quel mot clef pour cette expérience commune ? 

Christine: SE RÉINVENTER.             Shéhérazade : SE RÉVÉLER
« Isabelle M, raconte les 2 jours passés avec Hajar de l’école IDRI »
    • Institut Rafaël

Atelier Relooking – Remise en valeur de l’image de soi – par Isabelle M

« Isabelle M, raconte les 2 jours passés avec Hajar de l’école IDRI »

Voici mon retour pour les 2 jours

Je tiens à vous dire que la personne qui s’occupait de moi, Hajar, correspondait tout à fait à ce que je recherchais, une jeune femme douce et élégante, maquillée avec soin et discrétion, habillée très tendance…de quoi être en confiance avec elle !!

Jour 1 :

  • Colorimétrie (voilà un mot que j’ai découvert !)

Après un petit questionnaire, qui posait des questions importantes pour l’estime de soi, j’ai eu la surprise de constater que selon les couleurs mon visage était différent.

Hajar a défini mon » profil » : chaud, clair, lumineux…très utile pour le choix de mes vêtements 

  • Maquillage

Après des explications, Hajar a maquillé la moitié de mon visage et j’ai essayé de reproduire la même chose sur l’autre partie de mon visage. Le maquillage était léger et discret comme je le souhaitais mais il a mis en lumière mon visage  et agrandi mes yeux (ah le trait d’eye-liner : magique !!)

J’avais apporté mon propre maquillage mais Hajar a utilisé le sien et m’a montré comment me servir du mien et ne pas me tromper dans le choix des couleurs. Séances de photos, avant/après

Jour 2

  • Morphologie

A l’aide d’un book de photos de mode réalisé par Hajar, j’ai dit quelles silhouettes me plaisaient ainsi que quel type de vêtements. j’ai aussi dit ce qui ne me plaisait pas du tout et pourquoi.

  • Personnal Shoper

Nous sommes allées dans un grand magasin pour faire les boutiques, pour des pinceaux et du maquillage, pour des essayages Hajar m’a demandé de choisir une tenue en fonction des critères retenus le matin, et pendant que j’étais dans la cabine d’essayage, elle m’a apporté ce qu’elle pensait pouvoir me convenir.

Résultat : ma tenue ne m’allait pas du tout, et je me suis prêtée au jeu des essayages, pantalon, escarpins, robes, vestes, chemisiers, sacs à main…j’ai beaucoup apprécié ma silhouette dans le miroir, et les clientes du magasin ont cru qu’Hajar était une employée de la boutique tant elle s’affairait avec les différentes tenues… Je n’avais jamais passé autant de temps dans une cabine d’essayage, heureusement qu’il n’y avait pas trop de monde dans la boutique !

Au final, j’ai acheté un pantalon qui me mettait vraiment en valeur et j’ai vu combien les accessoires étaient importants pour mettre en valeur une tenue, pas uniquement les associations de couleurs.

Je ne suis pas facile à habiller, je ne suis pas sortie de « ma zone de confort », Hajar m’a fait essayer une robe fluide que tout le monde trouvait super sur moi…mais comme elle était au- dessus du genou…j’ai fait un blocage!!Lol.

Je suis ravie d’avoir eu la chance de bénéficier de ces ateliers. Je ne savais pas que le métier de « conseillère en image » existait et je comprends son importance, il y a des choses que l’on n’apprend pas sans l’avoir vécu…

Je vous remercie d’avoir pensé à moi, j’essaie de me maquiller mieux quand je sors et je flâne maintenant bien plus longtemps dans les rayons des magasins …

Le corps devient, avec la maladie, l’enjeu de nombreuses modifications …Solange raconte
    • Institut Rafaël

Intérêt du modèle intégratif dans la prise en charge des troubles sexuels

Le corps devient, avec la maladie, l’enjeu de nombreuses modifications …Solange raconte

Le corps devient, avec la maladie, l’enjeu de nombreuses modifications. Le cancer et ses traitements vont mettre en permanence à l’épreuve cette identité corporelle. Ces changements peuvent affecter le couple et engendrer un trouble du désir et de la sexualité. Ce corps qui devient alors le support de souffrances et douleurs peut être désinvesti en totalité ou en partie par le patient.

Solange, 43 ans, raconte ainsi qu’après un cancer du sein, « mon corps est tombé dans le domaine public, il ne m’appartient plus. Je n’ai plus aucune intimité. Aujourd’hui, je vis comme coupée de mon corps. Il me dégoûte, il n’existe plus ». Lors de la première consultation avec Catherine, psychologue sexologue, Solange décrit ses difficultés : « Je ne supporte plus que mon mari me touche, j’ai peur d’avoir mal. Je ne veux pas qu’il me voit comme ça. Aujourd’hui je ne suis plus la même. »

La psychologue souligne la récurrence des troubles de l’image corporelle chez les femmes atteintes d’un cancer du sein. Ces altérations sont souvent consécutives à une ablation, une cicatrice, une sécheresse vaginale ou une baisse de la libido induites par les traitements.

« J’ai naturellement orienté Solange vers Babeth, notre masseuse. Les massages permettent une réconciliation avec son corps qui redevient source de plaisir et plus seulement de violences. Les massages proposés à l’Institut Rafaël viennent concrétiser mon travail en aidant la patiente à se reconnecter à ses sensations et ses émotions. »

La massothérapie s’inscrit au sein de l’Institut Rafaël comme un outil essentiel pour accompagner, relaxer, aider la personne à mieux vivre son corps, à reconquérir les notions de plaisir et de confort en redécouvrant des sensations corporelles agréables. « Les massages agissent parce que j’ai une façon de toucher, explique Babeth, massothérapeute. Toucher un corps qui n’est plus touché permet de réveiller un rapport au plaisir. Ils me parlent facilement de leurs troubles sexuels et de leur vie conjugale. Ils sont à l’aise, détendus et en confiance. »

Le massage permet un relâchement et de retrouver du bien être à un endroit qui n’était plus que support de souffrance et douleur. « J’agis sur leur sentiment d’insécurité en les apaisant. Certains patients s’endorment. Des hommes peuvent avoir une érection et certaines femmes soupirer de plaisir, poursuit Babeth. Les patients retrouvent leur corps. Je leur réapprends à aimer et refaire confiance à leur corps qui a changé. » Le massage initie une rencontre entre la personne et son propre corps. « Le toucher peut parfois donner plus de sensation et d’excitation que l’acte sexuel », conclut Babeth.

Le massage devient ici un geste qui réconforte le patient dans son identité psychique et corporelle et restaure un espace d’intimité. Le travail qui se met en place autour des sensations corporelles favorise le réinvestissement par le patient de son corps autre que celui qui est le siège de la maladie et de la souffrance. « Avec un corps douloureux suite à de nombreux traitements, j’ai savouré ce délicieux massage, avance Solange. C’est si bon d’être touchée avec douceur et de se rappeler qu’on a un corps qui a besoin qu’on prenne soin de lui après tous les ‘assauts’ d’actes médicaux qu’il a subis. Je retrouve des sensations que j’avais perdues depuis le début des traitements. Mes douleurs s’envolent, mes maux s’éloignent. »

Par ce biais, le patient a l’opportunité de se remettre en lien avec lui-même. Il peut alors dépasser son vécu douloureux, pour se consacrer au moment présent. Se laisser toucher par l’autre devient vecteur de rencontre avec soi pour s’inscrire à nouveau en tant que sujet désirant. « Je fais prendre conscience à la patiente que son corps peut être source de plaisir, conclut Catherine. Je peux facilement les inviter à pratiquer la masturbation. Le partenaire prend ensuite le relai dans les caresses pour que le corps souffrant redevienne un corps plaisir ». Après son suivi, Solange explique aller mieux :

« On y arrive petit à petit. On retrouve du plaisir autrement. »

Cette histoire illustre bien la complémentarité des deux disciplines, la manière dont elles s’articulent et s’enrichissent pour permettre l’apprentissage d’une sexualité adaptative, c’est-à-dire plus adaptée à un contexte pour qu’elle soit satisfaisante pour les deux partenaires.

« Nutrition, Hypnose le parcours d’Adrien »
    • Institut Rafaël

Intérêt du modèle intégratif dans la prise en charge des troubles du sommeil

Les troubles du sommeil sont un symptôme fréquent chez les personnes souffrant d’un cancer.

30% à 75% des patients diagnostiqués ou récemment traités en souffrent, un taux environ deux fois supérieur à celui de la population générale. Difficulté à s’endormir ou à rester endormi, réveils nocturnes fréquents et prolongés, les maux sont multiples.

Adrien, 43 ans, vient de finir ses traitements de chimio et radiothérapie pour un cancer colorectal et se plaint d’insomnies d’anxiété : « Depuis mon cancer j’ai d’énormes difficultés à m’endormir, je peux ruminer durant des heures. Après ma nuit, je suis complètement à plat et je me traîne toute la journée. », explique-t-il.

La nutrition joue un rôle important dans le rétablissement des troubles du sommeil.

« Dans un symptôme, l’émotionnel et le fonctionnel doivent absolument être traités en complémentarité, avance Delphine, nutritionniste à l’Institut Rafaël. Moi j’agis sur le fonctionnel, c’est-à-dire que je vais rectifier par la nutrition, la micro nutrition, l’aromathérapie et la phytothérapie, les neurotransmetteurs qui peuvent être à l’origine du dysfonctionnement. Le sommeil dans ce cas précis. Je dis souvent que l’Institut Rafaël propose un effet cocktail qui va améliorer plus vite et en profondeur les troubles liés à la maladie et ses traitements. »

Dans la situation d’Adrien, Delphine propose de : « cicatriser ses intestins en éliminant les aliments irritants. 90% de la sérotonine est fabriquée par l’intestin. S’il va mal, le taux de sérotonine va baisser. Or la mélatonine est synthétisée par la sérotonine. Par conséquent, cicatriser les intestins participe à améliorer la qualité du sommeil. »

Adrien a tenu un agenda du sommeil pour identifier précisément ce qu’il fallait traiter.

« Nous pouvons optimiser le sommeil en mettant plus de protéines le matin et de glucides le soir par exemple, explique Delphine. Nous allons également compléter les soins avec de la cohérence cardiaque pour rééquilibrer le système nerveux autonome, mettre de la mélatonine en supplémentation et des huiles essentielles en olfactothérapie. »

« Je dors beaucoup mieux, constate Adrien, je sens même que je peux arrêter la mélatonine. J’ai également moins de diarrhées et retrouve une énergie nouvelle. »

Ce travail sur la nutrition va offrir un rééquilibrage sur le long terme. De manière complémentaire, l’hypnose propose une action plus immédiate.

Lucienne, hypnopraticienne au sein de l’Institut Rafaël, explique son approche : « J’ai d’abord proposé à Adrien de lui apprendre à respirer en cohérence cardiaque. Je lui demande ensuite sa propre représentation du trouble du sommeil en fonction de sa nature (trouble d’endormissement, réveils nocturnes ou insomnies matinales par exemple). Par le processus de réification, cette abstraction va devenir un objet, un symbole ou une couleur. »

Pour Adrien, ses insomnies étaient « comme une tombe, un trou noir avec une odeur de terre. » Le travail de Lucienne consiste ensuite à démodéliser cet objet par les cinq sens, c’est-à-dire que l’on va modifier visuellement cette représentation négative en représentation positive comme un paysage, un lieu sûr, un objet ou un symbole.

« Pour moi, cette tombe s’est transformée en champ de blé fertile baigné par le soleil et caressé par le vent », se réjouit Adrien.

« A la fin de la séance, je donne au patient un lien vers une vidéo de 5mn pour faire de la cohérence cardiaque au moment du coucher, permettant d’entrer dans la perspective de son objet que j’aurai choisi en photo, ici le champ de blé. L’action est souvent immédiate. »

Et Adrien de conclure : « Ca m’a aidé à l’endormissement et je me réveille moins fatigué. Je ne me raconte plus la même histoire, le sommeil est devenu un endroit très personnel, je suis très connecté à moi-même. C’est comme si je m’auto-réparais. Je suis mon propre médecin. »

Ce témoignage montre ici l’effet de potentialisation réciproque de l’approche intégrative proposée à l’Institut Rafaël.  Les divers mécanismes d’action en œuvre, immédiats ou à plus long terme, viennent s’enrichir, se compléter et se renforcer pour améliorer significativement la qualité de vie.

Intérêt du modèle intégratif dans la prise en charge du traumatisme
    • Institut Rafaël

Intérêt du modèle intégratif dans la prise en charge du traumatisme

L’histoire de Jacques illustre parfaitement les bénéfices de la transversalité ou comment le suivi psychologique articulé à l’art thérapie ont favorisé le jeu des associations et des projections,…

Le système de soins proposé par l’Institut Rafaël offre un accompagnement global et personnalisé du patient en intégrant toutes les dimensions de la personne. Dans une médecine de plus en plus technique et fragmentée, nous avons souhaité placer chacun, patients et professionnels, dans une démarche qui relie et agit au-delà de l’action individuelle.

A cet égard, nous avons voulu rapporter l’histoire de Jacques qui illustre parfaitement comment l’Institut Rafaël entend appliquer cette vision.

Âgé de 83 ans, marié et père d’une fille de 51 ans, Jacques est aujourd’hui surveillé pour un cancer de l’estomac traité en 2014. « Jacques m’a tout de suite annoncé qu’il souffrait d’un trouble anxio-dépressif sévère depuis 2014 », rapporte Audrey, psychologue clinicienne, lorsqu’elle l’a reçu pour la première fois. « Je n’ai plus aucune joie de vivre, je n’arrive plus à prendre aucune décision, lui explique le patient. Tout est une montagne et tout me pèse. J’ai une peur perpétuelle et j’ai l’impression que je perds pieds ».

Jacques est très anxieux et déprimé, il est ralenti, se sent inutile et s’isole de plus en plus. Malgré plusieurs suivis psychologiques et psychiatriques, aucun traitement ni aucune thérapie n’ont réussi à améliorer son état psychologique qui se dégrade depuis 5 ans. « J’ai tout essayé, rien n’a marché », se désole-t-il. La psychologue décide alors d’explorer l’histoire récente de son trouble qui révèle un évènement déclencheur (le choc induit par la découverte fortuite de sa maladie) et un contexte de pertes réelles et symboliques mais qui n’explique pas le sens profond de sa dépression.

En parallèle, le patient commence un accompagnement avec Ayala, art thérapeute, et entame avec elle différentes activités. Elle lui propose par exemple de choisir une photo dans un jeu de cartes photo-langage, c’est-à-dire un langage « sans mots » qui va favoriser les projections et libérer la parole de Jacques. « Je suis dépressif, je suis bloqué, peut- être qu’il y a quelqu’un d’autre dans ma tête qui m’empêche de me libérer », lui confie le patient.

L’art thérapeute lui propose ensuite un dispositif (un squiggle, jeu inventé par le psychologue D.Winnicot ) et l’invite, les yeux fermés en écoutant du Vivaldi, à aller vers un tracé libre sur une feuille pendant 15 minutes.  « Les tracés issus de l’imaginaire sont souvent une mise en forme des désirs, peurs, pulsions et c’est le patient qui met les mots et qui donne du sens aux formes qui émergent », explique Ayala. Ces séances ont permis à Jacques de s’autoriser à éprouver et exprimer son ressenti. La rencontre se fait, le lien se tisse, la parole se délie.

Le lendemain, Jacques est pris de culpabilité de s’être ainsi « dénudé » et laissé aller aux confidences. « Je ne suis certainement pas à plaindre, mon épouse fait tout pour moi, je ne manque de rien ! ». Pourtant la psychologue autorise et légitime la plainte.

Cette posture d’accueil permet alors de faire émerger du matériel inconscient. Le patient fait immédiatement le lien avec certains évènements traumatiques de son enfance qu’il avait jusqu’alors enfoui. « Toute mon enfance, ma mère m’a dit de mettre un mouchoir sur mes problèmes, de les enfermer dans le tiroir de ma table de chevet et de jeter la clé. Aujourd’hui, 75 ans après, je viens de retrouver la clé… », avance Jacques.

L’histoire de Jacques illustre parfaitement les bénéfices de la transversalité ou comment le suivi psychologique articulé à l’art thérapie ont favorisé le jeu des associations et des projections, libéré la parole et fait émerger une partie refoulée de l’histoire du patient. L’approche intégrative offre ici un climat de confiance et de sécurité qui semble accélérer les processus d’élaboration. L’action collective permet donc de tisser un maillage thérapeutique en faisant circuler la parole et initie une relance du mouvement psychique associé au mouvement créatif.

« Neurofeedback, Logothérapie,… le parcours de Sylvia »
    • Institut Rafaël

Intérêt du modèle intégratif dans la prise en charge de l’anxiété

L’anxiété est une émotion normale, transitoire et adaptative face à la menace représentée par le cancer. Elle peut aussi évoluer vers un trouble de l’adaptation ou un trouble anxieux caractérisé. Sous-estimer et sous-traiter l’anxiété chez les patients atteints de cancer peut avoir des conséquences multiples : perturbation des soins médicaux (retard à la consultation, évitement, défaut de compliance aux soins), perte de confiance vis-à-vis des soins ou du médecin, exacerbation de symptômes somatiques de la maladie ou des effets indésirables des traitements (nausées et vomissements anticipatoires, douleur, etc.), difficultés de compréhension des informations, de communication médecin-malade et enfin détérioration de la qualité de vie.

Sylvia, 44 ans, atteinte d’un cancer du col de l’utérus raconte : « Quand je suis devenue malade, j’ai été terrassée par la peur. J’étais anxieuse pour tout, je ruminais du matin au soir sans pouvoir me raisonner ou réussir à m’apaiser. »

 

Le neurofeedback peut aider le cerveau à se réorganiser pour mieux fonctionner et à se réparer lui-même. Cette technique est recommandée dans le traitement de l’anxiété. Cynthia et Déborah pratiquent ce soin à l’Institut Rafaël. « Sylvia est arrivée très agitée, témoignent-elles.  Il y a eu d’abord un temps d’échange pour connaître son environnement, son réseau, ses ressources, sa vie sociale mais également son parcours médical et comment elle l’a vécu. Ensuite, nous fixons ensemble un objectif, c’est-à-dire ce qu’elle aimerait améliorer. »

Pour Sylvia, « c’est avant tout un moment de détente, un temps pour moi où j’écoute une musique agréable ». Des micro coupures auditives surprennent l’activité neuronale qui va en retour s’auto réguler. « C’est une sorte de gymnastique cérébrale, précise Cynthia. » Et selon Déborah : « On perçoit les premiers résultats après 1 à 3-4 séances. »

La séance est renforcée par un soin de massothérapie à quatre mains qui augmente l’action du neurofeedback. « Nous créons par le toucher une enveloppe contenante qui permet une libération émotionnelle ».

Pour la patiente, les bénéfices sont évidents : « Ça fait longtemps qu’on ne m’avait pas touchée comme ça. Je me sens plus légère, ça a libéré quelque chose en moi. »

Après la séance, les praticiennes débriefent avec Sylvia qui exprime sa crainte de contracter à nouveau un papilloma virus à l’origine de son cancer et donc un trouble de la sexualité associé. En parallèle, émerge chez la patiente un désir de rangement complété par deux objectifs fixés avec les soignantes : pratiquer un sport deux fois par semaine et les caresses avec son mari. Son bien être évalué initialement à 2/10 passe à 8 après seulement quatre séances. Et Sylvia de conclure : « Maintenant j’arrive à prendre beaucoup plus de recul face aux choses et à être moins submergée. »

 

Sylvia a par ailleurs souhaité s’investir dans le groupe de parole fondé sur la logothérapie qu’anime Isabelle. « Après la coupure existentielle que constitue le cancer, la logothérapie – ou thérapie centrée sur le sens – permet de faire le tri entre essentiel et accessoire et de se (re)lancer dans une dynamique de vie authentique, au plus proche de son identité. », explique-t-elle. 

Sylvia se rend tous les mardis soir pendant 20 semaines aux séances composées de huit patients. « Mon but est d’amener à la création d’une dynamique de groupe, un cadre contenant, rassurant, bienveillant et non jugeant. Lorsque la dynamique est créée (autrement dit que l’espace est investi et la parole circule, souvent autour de la 6ème séance), je rentre dans l’essence de la logothérapie. Je fais émerger chez les patients les valeurs qui les constituent (création, attitude devant souffrance, valeur d’expérience) et qui vont constituer autant de points d’appui dans le cheminement du patient vers son nouveau projet de vie. »

« J’étais essentiellement portée par l’envie de créer, explique Sylvia. Portée par le groupe, j’ai réfléchi à mes priorités et j’ai décidé de réorienter ma carrière : de contrôleur de gestion, je suis devenue sophrologue. »

On mesure comme le groupe devient ici support de créativité et vecteur de résilience. « J’ai redéfini mon existence. J’ai beaucoup appris des autres, je me sens libre, en accord avec moi-même », constate-t-elle. Et Isabelle de conclure : « Le groupe de parole est un mélange entre une famille à qui on ne dit pas tout et des amis à qui on peut tout dire. Le groupe conforte la personne dans sa singularité et dans le fait qu’il a un rôle à jouer dans la vie. »

« J’ai repris confiance et j’ai repris ma place dans la vie », sourit Sylvia.

 

L’histoire de Sylvia met en lumière l’action conjointe du neurofeedback avec la logothérapie sur l’anxiété avec d’un côté un effet réparateur immédiat, et de l’autre un ancrage dans le groupe qui s’inscrit davantage dans le temps.

Avec la maladie et les traitements écrasants, j’avais parfois le sentiment que mon corps partait en lambeaux…» Caroline
    • Institut Rafaël

Intérêt du modèle intégratif dans la prise en charge des troubles de l’estime de soi

L’estime de soi est la conscience de valeurs personnelles que l’on se reconnait, ou plus simplement l’appréciation que nous avons de nous-mêmes, tant individuellement que dans les interactions avec les autres. Ces valeurs, acquises au cours de la vie, sont fluctuantes. Elles permettent de s’adapter au monde extérieur, de prendre des risques et d’y faire face.

L’image corporelle, c’est-à-dire la perception et le vécu de notre propre corps, est un fondement essentiel de l’estime de soi. Le cancer et ses traitements peuvent l’affecter. Parfois le patient peut se sentir différent, presque étranger dans son propre corps. Ce ressenti est particulièrement présent après une chirurgie qui expose à une amputation et laisse des cicatrices. Les effets indésirables des traitements du cancer, comme la perte de cheveux ou des ongles, les changements au niveau de la peau, la perte ou la prise de poids et la fatigue peuvent aussi accentuer ce sentiment. « Avec la maladie et les traitements écrasants, j’avais parfois le sentiment que mon corps partait en lambeaux, qu’il s’effritait sous mes doigts », explique ainsi Caroline, 48 ans, traitée pour un cancer du sein.

Certaines pratiques contribuent à reconstruire l’estime de soi. Pendant un cancer, les soins de beauté et de bien-être constituent un moment de détente qui permettent de trouver confort et réconfort. Basée sur les soins du corps (massages, manucure, maquillage correcteur), l’onco-esthétique est une discipline parfaitement intégrée au projet de soins. Elle apporte une réponse personnalisée en s’adaptant aux besoins et attentes de chaque patient. C’est un temps d’écoute privilégié autour du rapport au corps, des effets de la maladie et des traitements.
Marie, onco-esthéticienne de l’Institut Rafaël, raconte sa première rencontre avec Caroline : « J’ai ressenti qu’elle avait une estime d’elle très abîmée. Sa posture était voûtée et sa voix peu assurée et tremblante. Progressivement un lien se tisse. Lors du massage du visage et du cou, Caroline s’est arrêtée de parler et s’est mise à sangloter. Elle m’a expliqué retrouver des sensations, comme avant la maladie et que ses larmes étaient des larmes de soulagement. A l’issue de notre séance, Caroline est sortie droite, la tête haute. »
Quelques jours après la fin des soins, Marie reçoit un message de la patiente : « J’ai racheté un piano. Vous et moi savons exactement pourquoi… ». Cette décision illustre comment une estime de soi restaurée influence nos capacités à l’action, gère notre rapport au risque et relance in fine les capacités d’investissement. « Mes soins réhabilitent les patients en tant que sujet et permettent un lâcher prise et un ancrage profond », conclut Marie.

Caroline pratique en parallèle le yoga avec Federica. Cette pratique permet de relier le corps, l’esprit et la respiration en recherchant l’harmonie et la concentration, sans distractions mentales. Comme la yoga thérapeute l’explique, « l’estime de soi en yoga part d’abord de la conscience de soi et de son corps pour arriver à une acceptation bienveillante de ses limites. Et c’est à partir de cette acceptation de la frustration induite qu’on va pouvoir dépasser ses limites et faire un travail d’ancrage. Ce sont des limites dynamiques, c’est une transition qui s’inscrit dans un processus d’évolution. Je propose une approche qui challenge ces limites à condition qu’on les honore et qu’on les respecte dans un premier temps. »

A cause de l’hormonothérapie, Caroline a pris du poids. « J’étais éparpillée, déconnectée de mon ventre, ce centre qui porte tout le reste du corps, explique-t-elle. Le yoga a permis un nouvel ancrage, un recentrage. C’est un travail qui demande du temps et qui apprend la patience, l’humilité et redonne confiance en l’avenir. » Et Federica de conclure : « L’acceptation, la bienveillance et le dépassement, ce sont exactement les fondements d’une résilience ancrée, d’un redressement physique et psychologique et donc d’une possible croissance ».

L’histoire de Caroline met en lumière toute la complémentarité des deux pratiques dans la restauration d’une estime de soi blessée par la maladie. Les soins onco-esthétiques permettent un bénéfice et un bien être immédiat là où le yoga propose une approche plus évolutive et un ancrage dans le temps.

« Un grand merci et une excellente année ». Le récit de Miriam A
    • Institut Rafaël

Je tiens à finir l’année en vous témoignant ce que je ressens et ce que je vis au sein de l’Institut Rafaël qui est une véritable oasis, un lieu où il fait bon se retrouver, au cours ou après un traitement contre le cancer.
Pendant mon traitement de chimiothérapie à l’hôpital Hartmann, j’ai eu le grand plaisir d’intégrer l’Institut Rafaël au mois d’octobre 2019 et de pouvoir participer à différents ateliers ou activités qui se font autour et avec les patients atteints du cancer ou n’ayant plus de cancer.
J’ai vécu la journée du défilé d’OCTOBRE ROSE, avec beaucoup de plaisir, surtout que j’ai été mise en valeur en défilant devant un grand nombre de personnes ; cet événement m’a permis de reprendre un peu confiance en moi et surtout de regarder vers l’avenir et de continuer à me battre pour retrouver la santé.
J’ai représenté deux émotions fortes qui sont la RAGE à l’annonce de ma maladie « cancer du sein » et la JOIE lorsque j’ai pris conscience qu’un traitement pouvait me guérir et que rien n’était perdu, ce que je vérifie chaque jour en suivant mon traitement, ainsi que les divers accompagnements auquel j’ai la joie de participer : yoga, gymnastique, neurofeedback, psychologie…
Au-delà de moi, cela a atteint très positivement ma fille âgée de 19 ans. Cette dernière m’a fait la surprise d’assister au défilé et elle a eu les yeux brillants en voyant maman et ses copines défiler avec beaucoup de joie, d’aisance et de beauté. Elle a eu l’occasion d’échanger avec un bon nombre de personne de l’Institut Rafaël. telles que les patientes, les intervenants et les médecins tel un échange qu’elle a eu avec vous Docteur TOLEDANO.
A la fin du défilé elle m’a dit : « Maman tu es magnifique et vous êtes toutes extraordinaires avec une grande solidarité », elle en avait les larmes aux yeux, et j’ai su à cet instant qu’elle avait compris que malgré la maladie je pouvais faire beaucoup de chose. Elle a aussi compris ce que je faisais à l’institut Rafaël et le bien être que cela me procure.

L’Institut Raphael permet de ne pas être isoler, de pouvoir parler sans tabou du cancer, de faire des rencontres et de lier des amitiés qui sont facilitées par la structure du lieu qui est accueillant, très ouvert et par l’ensemble de ceux qui y travaillent.
Je suis admirative de la patience, de la bienveillance, de l’aide et de l’écoute que nous apportent les divers intervenants. La gentillesse est à tous les étages et cela commence dès l’accueil.

Par ailleurs, les intervenants sont d’une grande compétence :
– Le yoga dynamique de Federica est une disciple que je découvre et qui me procure un immense plaisir, Bravo et Merci Federica;
– La gymnastique coaché par Ghyslaine me permet de me remettre au sport avec des exercices qui sont appropriés à mon état et grâce à elle je reprends petit à petit goût au sport, Bravo et Merci Ghyslaine ;
– L’oncologie esthétique réalisé avec les doigts de fée de Marie, me procure un réel
Bien- être, Bravo et Merci Marie.
– Les massages promulgués par Babeth sont exceptionnels et d’une vraie douceur, Bravo et Merci Babeth ;
– Le neurofeedback pratiqué par Cynthia et Déborah me transporte et m’accompagne dans un apaisement que je n’aurais imaginé, Bravo et Merci Cynthia et Débora ;
– Le suivi psychologique par Audrey qui me permet de mieux appréhender ce qui m’arrive lier à la maladie, Bravo et Merci Audrey ;
– Les bonnes pratiques alimentaires transmises par Delphine au début de mon arrivée et actuellement, la prise en main diététique par le Docteur Mohébi me rassure et cela va m’aider et m’encourager à perdre du poids et trouver une acceptation de mon nouveau corps actuel, Bravo Delphine et Merci, Bravo et Merci Docteur Mohébi ;
– Un très grand merci à Evelyne pour sa chaleur, son sourire et son aisance à mettre à l’aise tout un chacun.
– Merci aux ateliers de beauté qui m’ont permis de pouvoir me mettre en valeur sans cheveux, sans sourcils, sans cils, avec une peau qui s’abimait au fur et à mesure. Les conseils reçus m’ont permis d’accepter et de continuer de vivre sans eux tout en me disant que je suis belle en sachant camoufler une gêne par du maquillage et sortir la tête haute et non la tête baisser.

– Je remercie particulièrement Mathilde pour avoir su capter mes besoins pour mieux vivre ma maladie en ayant su adapter mon parcours de soin le mieux possible pour avancer positivement et Katy pour son suivi.

Je suis persuadée que la gestion pendant et post traitement à l’Institut Rafaël fait partie de la guérison. Cette structure a le devoir de perdurer, car je suis convaincue que c’est une clé en plus de la guérison en nous aidant sur le plan psychique et corporel.

Mon souhait et mon désir serait de voir une multitude d’Institut Rafaël pour qu’un Grand nombre de patientes / patients bénéficie des bienfaits que procure cette structure, tels que l’épanouissement, la force intérieure, ….

Un très Grand un Très Grand MERCI au Docteur TOLEDANO ainsi que tous vos collaborateurs d’avoir réussie à faire exister ce lieu magique qu’est l’Institut Rafaël.

Je vous souhaite ainsi qu’à votre famille et tout le personnel dédié de près ou de loin à l’Institut Rafaël de très bonnes fêtes de fin d’année et une excellente année 2020

Très cordialement. Miriam A, Mannequin d’un soir, mannequin toujours😉

« Musicothérapie, Sophrologie, le parcours d’Alexia »
    • Institut Rafaël

Intérêt du modèle intégratif dans la prise en charge de la douleur

Une majorité des personnes atteintes de cancer présentent des douleurs au cours de la maladie. Ces douleurs sont d’origine, d’intensité et de durée variables, parfois complexes. Elles peuvent être liées au cancer, aux traitements ou à certains actes médico-chirurgicaux. Selon l’Institut national du cancer, 53 % des patients atteints de cancer souffrent de douleurs dont 28 % les jugent sévères. Ces douleurs ont un impact très important sur la qualité de vie des patients. Pour ces raisons, l’Institut Rafaël considère que le traitement des douleurs du cancer doit être une partie intégrante de l’accompagnement proposé. Alexia, 41 ans, traitée pour un cancer du sein et sous hormonothérapie depuis un mois, souffre de lombalgies et migraines : « Mes douleurs m’empêchent de vivre. Or, je dois reprendre le travail dans un mois et j’angoisse, mes douleurs prennent toute la place et m’empêchent de me concentrer. »

La musicothérapie utilise la musique et le son dans une démarche de soin. La musique en devient le médiateur dans la relation soignant/soigné. François-Marie, musicothérapeute à l’institut Rafaël, précise : « On sait que la vibration peut soulager beaucoup de douleurs et dissiper des énergies bloquées. Les vibrations du son produit par les diapasons aident à réorganiser la structure cellulaire ». Il présente d’abord l’instrument à Alexia : « J’actionne le diapason pour qu’elle se familiarise avec le son et la sensation. Je vais ensuite le poser une minute sur chaque vertèbre tout le long de la colonne, des cervicales au coccyx. » L’action du diapason libère les blocages énergétiques et donc les douleurs induites. « En travaillant sur la colonne, poursuit François-Marie, on agit sur tout le dos mais aussi sur les points d’acupuncture puisque l’onde se propage. »
Sur les zones de douleur aigue ou très bloquée, le musicothérapeute renforce son action en utilisant d’abord deux diapasons dissonants pour créer une interférence destructrice et décristalliser l’agglomérat énergétique qui engendre la douleur. « Puis j’utilise la consonance pour créer une interférence constructrice qui va disperser l’énergie éclatée. Je viens enfin tonifier et clarifier la zone traitée avec une quinte tonique, conclut François-Marie, afin de ramener un peu de lumière après avoir déstructuré. »
Au début du soin, Alexia décrit : « c’est surprenant et très agréable » puis entre dans un état d’hypnose sonore qui la fait glisser dans une forme de sommeil ou zone alpha. Elle conclut : « Ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi détendue. Mes douleurs ont disparu, je me sens complètement relâchée et libérée. »
Et François-Marie de conclure : « La musicothérapie se marie très bien avec la sophrologie puisque nous avons l’objectif commun de reconnecter le patient à son être intérieur. La sophrologie va travailler sur la détente et la musicothérapie complète et augmente le soin en venant harmoniser le patient. »

Sandrine, sophrologue, accueille en parallèle Alexia. Lors du premier entretien, elles définissent ensemble les différents objectifs à atteindre : à court terme, soulager les migraines, à moyen terme, la reprise du travail et à long terme, la peur de la récidive. Les trois premières séances seront axées sur un travail de respiration et visualisation. « J’induis un état de relaxation et de lâcher prise qui est un état de conscience modifiée, explique Sandrine. J’ancre cet état par la visualisation de métaphores permettant de trouver les ressources positives pour éliminer le symptôme. » Alexia commente : « J’ai choisi un paysage qui représente le calme et la détente. Ça m’aide à retrouver le chemin de la sérénité mentale plus facilement. »
Après le travail sur les blocages énergétiques avec le musicothérapeute, Alexia se présente à la troisième séance avec cette prise de conscience : « Je ne suis pas prête à retourner travailler dans les mêmes conditions. Je vais demander un mi-temps thérapeutique. » La patiente constate en parallèle une diminution des migraines. « Je propose une séance de projection positive dans le futur, poursuit la sophrologue, pour étudier tous les possibles et valider une solution en lien avec le ressenti dans le corps qui va ancrer davantage la prise de conscience et le passage à l’action. » Quant au dernier objectif visant la peur de la récidive, la sophrologue propose un travail de recentrage complété par de la restructuration cognitive afin d’identifier et déconstruire les croyances limitantes et un ancrage à travers une visualisation ou un geste qui va ramener le patient dans l’ici et le maintenant. « Je clôture le suivi en invitant Alexia à regarder les outils mis en place et se projeter positivement dans le futur. » Alexia conclut : « Aujourd’hui, je suis mon hormonothérapie sans en subir les effets indésirables. Je me sens bien sur mon chemin de vie et capable de continuer seule. Si je devais récidiver, je sais maintenant que je serai assez forte pour faire face. »

logo IR

Chères patientes, chers patients
Le déconfinement progressif se met en place.
Pour garantir une reprise des parcours d'accompagnement dans les meilleures conditions, le protocole d'accueil complet et détaillé, (lien ci-dessous), est dès à présent à votre disposition à l’entrée de l’Institut.
Afin de préserver la sécurité de chacun , nous serons très attentifs au respect de ces mesures sanitaires indispensables pour la poursuite sereine de notre action.
Dans cette période inédite, sans précédent, nous n’oublions pas que le cancer reste le combat qui nous anime, Toutes nos équipes sont à votre écoute au : 01 79 36 08 48