Les émotions sont responsables de tout

Les émotions sont responsables de tout

Nos choix, nos souvenirs, nos actions, nos décisions.

Elles sont même responsables de l’élection e Donald Trump qui a été choisi et élu pour avoir créé le plus d’émotions pendant la primaire et face à Hilary Clinton. Il a créé un maximum de ressentis positifs et négatifs sans jamais laisser personne indifférent.

L’indifférence, c’est pourtant ce que ressentent encore trop de patients face au monde médical.

Certes, les médecins ont parfois besoin de se protéger en coupant le lien émotionnel avec leurs patients et on peut les comprendre. Mais c’est à cet instant que, sans le vouloir, ils les fragilisent.
De très nombreuses maladies peuvent être en partie d’origine émotionnelle. Le cancer en fait partie.Un choc, un traumatisme, un stress, une peine peuvent avoir des conséquences dramatiques et néfastes pour la santé.

L’institut Rafael a pour objectif de retisser ce lien patients-soignants sans lequel il ne peut y avoir d’espoir et donc de guérison.
Alain Tolédano a eu l’intelligence de créer le Cercle de Réflexion Émotionnelle que j’ai la chance d’animer avec une équipe de passionnés.

Ce cercle va proposer des protocoles scientifiques pour mesurer et analyser les émotions pendant les rencontres entre patients et soignants.
Il y a 3 ans, j’ai créé Datakalab avec Xavier et Lucas Fischer et Anne-Marie Gaultier.
Datakalab est une startup de braintech qui mesure les émotions des gens grâce à des algorithmes d’analyse de l’image et du deep learning.
Avec leur collaboration et leur complicité, nous allons installer des caméras pour filmer les échanges entre patients et soignants, non pas pour les espionner, mais pour analyser leurs émotions et leurs comportements.

Grace aux data émotionnelles que nous allons collecter nous pourrons mieux comprendre ce qui se joue à cet instant important, les forces et les faiblesses de l’intermédiation cognitive et permettre d’optimiser la relation en prenant en compte les ressentis, positifs ou négatifs de part et d’autre.

Il faut distinguer les émotions des ressentis.

Une émotion est une information que le cerveau envoie à notre système nerveux central pour agir. Dans émotion il y a motio qui en latin veut dire mouvement. Il n’y a donc pas d’émotion positive ou négative.
La peur, par exemple, est une émotion qui a une réputation négative.
Pourtant c’est grâce à la peur que nous sommes toujours en vie depuis des milliers d’années.
C’est grâce à la peur que nos ancêtres ont pu détaler devant l’arrivée d’un ours ou d’un animal féroce. C’est la peur qui nous fait faire un pas de retrait quand un gros camion nous fonce dessus.
C’est donc la peur qui nous sauve la vie, ce qui est plutôt très positif.

En revanche, le ressenti provoqué par la peur est lui soit positif, soit négatif.
Certaines personnes réagissent en effet positivement après avoir échappé à un danger et ressentent une forte sensation de bonheur d’avoir la vie sauve.
D’autres au contraire subissent un traumatisme et un ressenti négatif qui les bouleversent, les choquent, les paralysent. Ces ressentis créent un ancrage fort qui marque la personne et qui se réveille et se déclenche à chaque stimuli en rapport avec le trauma d’origine.
La rémanence des ressentis négatifs dans l’organisme (peur, peine, décès…) est d’ailleurs plus longue que les ressentis positifs (joie, fête, célébration…). Voilà pourquoi il est si important de toujours positiver et de s’accorder des moments de joie plus fréquents pour équilibrer sa propre valence émotionnelle et ne pas être drivé par le négatif.

Nous sommes donc tous égaux devant les émotions mais pas devant les ressentis, en fonction de notre tempérament, de notre éducation, de notre culture, du contexte social, économique ou familial.
Tout est donc une affaire de ressenti dans la vie, que l’on soit bien portant ou malade.
La maladie n’est d’ailleurs qu’un passage, pas un état et encore moins une identité ou un déterminisme.
Voilà pourquoi on évite d’appeler les personnes atteintes de cancer des « malades » mais plutôt des « patients ».
On doit tout mettre en oeuvre pour les aider à passer au travers de cette maladie pour en ressortir le plus vite possible, même si cela prend du temps, et de la patience.

Améliorer la prise en compte émotionnelle

Une meilleure prise en compte émotionnelle, c’est aussi mieux comprendre ce qui ne peut se dire, ce qui ne peut s’exprimer.
Un geste, un signe, un rictus, un sourire, une grimace, une micro-expression.
Un non-dit peut en dire plus qu’un long questionnaire froid où la vie d’une personne semble être mise dans des cases. C’est en sortant du cadre que l’essentiel jaillit et que le diagnostic devient efficace.
Je suis fier et heureux de participer avec Datakalab à cette formidable aventure humaine et émotionnelle aux côtés d’Alain Toledano qui donne de son temps pour rallonger celui des autres.. 
C’est en donnant un peu de notre temps que nous aiderons Rafaël à redonner de la vie à la vie.

Tribune rédigée par Frank Tapiro

Tribune rédigée par Frank Tapiro

Chief Emotion Officer et Co-founder Datakalab

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jeudi 21 Novembre2019

18h30 à 20h30 - Institut Rafaël

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