Plan de déconfinement de l’Institut Rafaël

Plan de déconfinement de l’Institut Rafaël

Chères patientes, Chers patients,

Le déconfinement progressif se met en place
Pour garantir  une reprise  des parcours d accompagnement  dans les meilleurs conditions,
Le protocole d’accueil complet et détaillé, consultable ci-dessous , est dès à présent  à votre disposition à l’entrée de l’Institut.
Afin de préserver la sécurité de chacun , nous serons très attentifs  au respect de ces mesures sanitaires indispensables pour la poursuite sereine de notre action.

Dans cette période inédite, sans précédent, nous n’oublions pas que le cancer reste le combat qui nous anime,
Toutes nos équipes sont à votre écoute au : 01 79 36 08 48

L’éducation thérapeutique, cœur de la médecine intégrative

L’éducation thérapeutique, cœur de la médecine intégrative

La maladie chronique se caractérise par sa durée, son caractère plus ou moins silencieux et l’existence d’une détérioration dans le futur.

Le patient, à l’annonce d’une maladie

L’annonce d’une maladie chronique a de nombreux retentissements.  Sur la vie, sur les vies. Tant du patient que de son entourage. Le patient se sent fragilisé, déstabilisé et en perte de confiance.

La maladie chronique est un chamboulement considérable sur le mode de vie. Le centre de gravité de la vie se déplace du jour au lendemain vers des préoccupations nouvelles et vitales : les rendez-vous avec les traitements et les examens, le rythme de la prise de médicaments, la crainte d’incidents.

Le cahier des charges est lourd pour le patient qui doit apprendre à « vivre avec ». Il doit s’astreindre à un suivi médical régulier, gérer les effets indésirables des traitements, faire de l’activité physique adaptée, modifier ses habitudes, gérer des activités sociales.

Le soignant et la maladie chronique

La maladie chronique est aussi un défi pour le soignant.

Sa mission : aider le patient à changer ses comportements et à les maintenir sur le long terme.
Le soignant doit se confronter au poids des habitudes du patient, l’aider à la prise de conscience des risques, fournir les informations nécessaires, installer progressivement les comportements adéquats.

Pour accompagner le patient et son entourage vers l’autonomie dans la gestion de sa maladie et la prise de décisions conjointes avec l’environnement médical, il est indispensable de s’inscrire dans une démarche d’Education Thérapeutique du Patient (ETP).

L’éducation thérapeutique du patient, c’est quoi ?

L’ETP est une méthode d’accompagnement du patient chronique.

L’OMS définit l’ETP ainsi : « Former le patient et sa famille pour leur permettre d’acquérir des compétences permettant de mieux gérer la maladie au quotidien et d’éviter les complications et de mieux collaborer avec les soignants ; l’objectif étant de l’aider à trouver un équilibre entre sa vie et le contrôle optimal de ses facteurs de risques. »

Les patients deviennent les acteurs principaux de leur santé.

L’information est centrée sur les contenus.

Le conseil est centré sur celui qui le donne.

L’éducation est centrée sur le patient.

Au travers d’ateliers individuels ou collectifs animés par des soignants formés à l’ETP, le patient acquiert de l’autonomie et des compétences.

Le patient devient expert de sa maladie.

« Selon l’optique que l’on prend, un patient devient un tas de problèmes ou un tas de ressources » Milton Erickson

L’ETP permet aux patients d’acquérir et de conserver les capacités et compétences qui les aident à vivre de manière optimale leur vie avec leur maladie (OMS, 1998).

L’ETP est un processus continu, sur le long terme, intégré dans les soins, centré sur le patient, sur la personne qui a la maladie, ayant pour objectif de l’aider lui et sa famille à comprendre la maladie et son traitement, en collaborant avec les soignants, à maintenir ou améliorer leur qualité de vie.

C’est un processus systémique d’apprentissage, un processus permanent qui s’adapte à l’évolution de la maladie et à la vie du patient.

L’ETP est complémentaire des traitements et des soins, du soulagement des symptômes et de la prévention des complications.

Elle permet de prendre en compte les besoins spécifiques, les vulnérabilités et les priorités définies par le patient.

En quoi l’ETP est différente?

La différence se fait au niveau de l’apprentissage. Les personnes retiennent seulement 10% de ce qu’elles lisent (vive les brochures !). La transmission d’informations oralement ne permet de retenir que 25% du contenu.

Lors d’une démonstration visuelle associée à l’explication, les personnes retiennent 50% de l’information.

Dans les ateliers d’ETP, les patients sont acteurs et les soignants sont animateurs, les patients échangent sur leurs expériences vécues pour s’aider et aider les autres. Le patient retient ainsi 70 à 90% de ce qu’il dit.

L’éducation thérapeutique du patient, pourquoi ?

  • Pour favoriser un partenariat Patient/Soignant
  • Pour permettre au patient d’augmenter ses connaissances et compétences
  • Pour aider le patient à améliorer ses bonnes habitudes
  • Pour permettre au patient d’améliorer sa santé bio-psycho-sociale, dans un parcours de vie et de soin qui respecte son identité
  • Pour améliorer la qualité de vie

L’éducation thérapeutique du patient est une des pierres de l’édifice « Médecine Intégrative ». Mais ne serait-ce pas notre vision de la médecine à l’Institut Rafaël, maison de l’après cancer.

Pour accompagner, il faut comprendre la personne autant que le patient, prendre le temps de l’écouter, d’organiser et coordonner ses soins. Il faut co-construire avec lui un parcours, « son parcours ».

À l’Institut Rafaël chaque patient est suivi par une coordinatrice référente. Il peut joindre à tout moment un médecin ou son équipe pluridisciplinaire formée entre autres de kinésithérapeutes, psychologues, nutritionnistes, coachs sportifs ou art-thérapeutes. La force de notre modèle réside aussi dans la synergie des compétences de nos équipes de soignants.

Par ce que l’après cancer et ses nouveaux projets de vie se construisent dès l’annonce de la maladie.

Quelle place pour l’homéopathie dans les soins de support en cancérologie ?

Quelle place pour l’homéopathie dans les soins de support en cancérologie ?

La place du patient dans l’homéopathie

La médecine intégrative et complémentaire la plus utilisée en France

La dernière étude, effectuée à Strasbourg, indique que 30% des patients en cours de traitement du cancer utilisent de l’homéopathie en complément des traitements de leur maladie, faisant de cette discipline, la pratique médicale de très loin la plus utilisée en oncologie intégrative. Cela représente une augmentation de 83% en comparaison avec la même étude effectuée en 2005 dans la même ville.

Homéopathie patient cancer
Figure 1 : évolution de l’utilisation de l’homéopathie par les patients atteints de cancer en 12 ans

Un taux de satisfaction important

Voire excellent, puisque 82.6% se déclaraient satisfaits « assez ou beaucoup », 15.5 % « un peu » et seulement 1,9%. « pas du tout » (Fig.6).

Homéopathie satisfaction cancer
Figure 2 : Degré de satisfaction général des patients du sous-groupe homéopathie

L’homéopathie, pour quelles indications ?

Le recours à l’homéopathie répond souvent à un besoin médical insuffisamment couvert. C’est le cas pour la fatigue, les nausées persistantes, l’anxiété, la tristesse et les neuropathies périphériques. Ces symptômes que l’on pourrait qualifier d’orphelins, sont déclarés par les patients, comme améliorés par l’homéopathie dans plus de 80% des cas.

A l’inverse, la chute des cheveux, les problèmes de poids et la baisse de la libido sont les indications pour lesquelles l’homéopathie est déclarée avoir été insuffisamment efficace.

Le tableau ci-dessous résume bien tout cela

homéopathie satisfaction symptôme
Figure 3 : pourcentage de satisfaction du sous-groupe homéopathie par symptômes

Cette étude a également montré que plus de la moitié des patients jamais utilisé ce type de thérapie avant leur cancer, ils y ont été encouragés par l’entourage mais aussi, ce qui est nouveau par rapport à l’étude de 2005, par le corps médical, y compris les oncologues dans 20% des cas.

Combien coûte une consultation homéopathique ?

L’homéopathie est encore remboursée à 100% dans le cadre de l’Affection Longue Durée, jusqu’au 31 décembre 2020. La consultation homéopathique restera remboursée à 100% pour la partie sécurité sociale, les dépassements d’honoraire sont pris en charge par les complémentaires et les mutuelles en fonction du contrat souscrit.

La place du médecin dans l’homéopathie

La SHISSO a recensé en France, 24 médecins homéopathes titulaires d’une formation universitaire en cancérologie ou en soins de support et 8 oncologues ayant suivi des formations en homéopathie. Il existe actuellement en France, 15 centres de traitement du cancer proposant une consultation homéopathique.

Le médecin homéopathe est souvent l’interface permettant d’améliorer le dialogue entre patients et médecins. L’étude de Strasbourg a montré que l’oncologue était tenu au courant de l’utilisation de l’homéopathie dans 75% des cas (contre 20% aux Etats-Unis !). Il a un rôle majeur pour éviter les refus de soins conventionnels.

Conclusion sur l’apport de l’homéopathie

Si l’homéopathie n’est pas un traitement du cancer, cette discipline médicale, sans effets secondaires, sans accoutumance et sans interaction médicamenteuse avec les traitements du cancer, a toute sa place en oncologie intégrative pour accompagner au mieux les patients vers une qualité de vie retrouvée.

Présentation du Dr Bagot

Dr Bagot homéopathieDiplômé de carcinologie clinique, le docteur Jean-Lionel Bagot est médecin homéopathe, spécialisé dans les soins de support en cancérologie. Il a fondé en 2006, la première consultation homéopathique de soins de support en milieu hospitalier. Président de la Société Homéopathique Internationale de Soins de Support en Cancérologie*, il est l’auteur du guide pratique : « Cancer et Homéopathie : rester en forme et mieux supporter les traitements » ouvrage de référence, traduit en quatre langues.

Chargé de cours à la faculté de médecine et de pharmacie de Strasbourg, il est Maître de stage des Universités. Il exerce à Strasbourg en cabinet libéral, au centre de radiothérapie de la Robertsau et dans le service d’hospitalisation de jour de soins intégratifs du Groupe Hospitalier Saint-Vincent (GHSV). Il consulte à L’Institut Rafael depuis Août 2019.

*www.shisso-infos.com

L’alimentation pour préparer au mieux le temps de l’Après cancer

L’alimentation pour préparer au mieux le temps de l’Après cancer

Nutrition et cancer ? L’alimentation fait partie intégrante de la prise en charge en cancérologie. En effet 1 cancer sur 9 est attribuable à un facteur nutritionnel (Santé publique France/BEH vol 21/2018).

Dans micronutrition il y a Nutrition.

alimentation infographieEn premier lieu il est nécessaire d’adopter une alimentation-santé pour tous, malades ou non. Grâce à une assiette optimisée, on peut renforcer le système immunitaire, diminuer les inflammations chroniques, augmenter sa masse musculaire, améliorer certains troubles tels que la fatigue, les troubles du sommeil, les compulsions…

L’alimentation-santé consiste à adopter un modèle alimentaire équilibré ce qui est le plus difficile à mettre en place au quotidien.

Les traitements peuvent avoir des effets secondaires sur les intestins, le poids, le sommeil… Nous proposerons alors des régimes temporaires aux patients le temps d’améliorer leur confort.

La NUTRITION a toute sa place dans la prévention des cancers car 5,4% des cancers sont liés à une alimentation déséquilibrée, 8% liés à l’alcool et 6,8% sont en rapport avec le surpoids chez les femmes (5,4% hommes et femmes confondus) (source : Inca).

Nous évoquons ici la prévention et le temps des traitements.

L’alimentation doit se penser dès l’annonce de la maladie pour préparer l’après cancer.

On fait appel à la MICRONUTRITION quand la nutrition / alimentation-sante ne suffit plus (Stress de la maladie, impact des traitements…). Grâce à LA MICRONUTRITION nous allons rééquilibrer les déficits et les excès, nous passons alors à une médecine personnalisée, individualisée et complémentaire à la médecine conventionnelle.

Nous pouvons représenter l’organisme comme un système composé de nombreux engrenages. Chacun dépendant du précédant et du suivant.
Chaque engrenage doit être lubrifié et équilibré́. Ce lubrifiant c’est les vitamines, minéraux, oligo-éléments, les acides gras, les neuro- transmetteurs, les hormones…

La micronutrition individualisée permet de prévenir certains troubles et dysfonctionnements et de corriger des déséquilibres dus au mode de vie ou à des effets secondaires des traitements, elle permet également d’améliorer l’action de certains traitements.

Après une enquête à 360° de la personne et pas seulement de l’endroit des symptômes, on définit les déséquilibres de tous les acteurs nutritionnels et micronutritionnels. Les engrenages ou les 300 réactions enzymatiques indispensables au bon fonctionnement du corps /système pourront se réenclencher.

La maladie, les bouleversements physiques et émotionnels font souvent prendre conscience de la place de l’alimentation dans la bonne santé. Le chemin vers une alimentation équilibrée, une maîtrise de la consommation d’alcool, vers plus d’activité physique et un rééquilibrage fonctionnel préparera au mieux vos projets de vie de l’Après cancer.

La Nutrition et la micronutrition sont des facteurs de risques modifiables donc sur lesquels il est possible d’agir. Ne nous en privons pas !

L’Institut Rafaël, maison de l’après cancer, avec son Pôle Nutrition saura vous guider pas à pas selon votre rythme, vos contraintes, vos envies vers ce chemin et définira avec vous votre définition de l’alimentation équilibrée.

Ainsi, en alliant ALIMENTATION, MICRONUTRITION et certains outils comme la phytothérapie, l’aromathérapie, l’homéopathie, la cohérence cardiaque nous pourrons prévenir ou accompagner les personnes souffrant de troubles intestinaux, compulsions, troubles du sommeil, de surpoids ou de perte de poids, stress. Nous pourrons également accompagner l’arrêt du tabac, les personnes diabétiques et les personnes qui veulent optimiser leur santé.

Delphine Lichte-Choukroun. Dr en Pharmacie & Nutritionniste

Crédit photo

 

Vidéo Médecine intégrative ou le patient autonome

Vidéo Médecine intégrative ou le patient autonome

La Saga Santé 2030 conçue par le LEEM présentée sur Fréquence Médicale . #Merci au LEEM#…tout le reste sans oublier 🤞🤞soutenez nous 🤗

La Médecine intégrative, un terme un peu compliqué qui signifie approche intégrée, au plus proche de l’intelligence de la maladie.
Elle croise tout ce qui est connu, de la biologie de la tumeur et de son environnement, ainsi que toutes les disciplines disponibles : intelligence artificielle, imagerie médicale, réalité virtuelle…
Tout cela, pour mieux définir une stratégie thérapeutique réellement adaptée au patient dans son individualité.
La France est à la pointe de la recherche dans ce domaine qui fait désormais partie des communications importantes des congrès internationaux de cancérologie.

Intervenants :
Dr Alain Toledano, cancérologue, radiothérapeute à la Clinique Hartmann, Président de l’Institut Rafaël.
Dr Florian Scotté : Directeur du département d’oncologie médicale et de soins de support, à l’hôpital Foch, à Suresnes.
Pour plus d’information: https://www.leem.org/