Quelle place pour l’homéopathie dans les soins de support en cancérologie ?

Quelle place pour l’homéopathie dans les soins de support en cancérologie ?

La place du patient dans l’homéopathie

La médecine intégrative et complémentaire la plus utilisée en France

La dernière étude, effectuée à Strasbourg, indique que 30% des patients en cours de traitement du cancer utilisent de l’homéopathie en complément des traitements de leur maladie, faisant de cette discipline, la pratique médicale de très loin la plus utilisée en oncologie intégrative. Cela représente une augmentation de 83% en comparaison avec la même étude effectuée en 2005 dans la même ville.

Homéopathie patient cancer
Figure 1 : évolution de l’utilisation de l’homéopathie par les patients atteints de cancer en 12 ans

Un taux de satisfaction important

Voire excellent, puisque 82.6% se déclaraient satisfaits « assez ou beaucoup », 15.5 % « un peu » et seulement 1,9%. « pas du tout » (Fig.6).

Homéopathie satisfaction cancer
Figure 2 : Degré de satisfaction général des patients du sous-groupe homéopathie

L’homéopathie, pour quelles indications ?

Le recours à l’homéopathie répond souvent à un besoin médical insuffisamment couvert. C’est le cas pour la fatigue, les nausées persistantes, l’anxiété, la tristesse et les neuropathies périphériques. Ces symptômes que l’on pourrait qualifier d’orphelins, sont déclarés par les patients, comme améliorés par l’homéopathie dans plus de 80% des cas.

A l’inverse, la chute des cheveux, les problèmes de poids et la baisse de la libido sont les indications pour lesquelles l’homéopathie est déclarée avoir été insuffisamment efficace.

Le tableau ci-dessous résume bien tout cela

homéopathie satisfaction symptôme
Figure 3 : pourcentage de satisfaction du sous-groupe homéopathie par symptômes

Cette étude a également montré que plus de la moitié des patients jamais utilisé ce type de thérapie avant leur cancer, ils y ont été encouragés par l’entourage mais aussi, ce qui est nouveau par rapport à l’étude de 2005, par le corps médical, y compris les oncologues dans 20% des cas.

Combien coûte une consultation homéopathique ?

L’homéopathie est encore remboursée à 100% dans le cadre de l’Affection Longue Durée, jusqu’au 31 décembre 2020. La consultation homéopathique restera remboursée à 100% pour la partie sécurité sociale, les dépassements d’honoraire sont pris en charge par les complémentaires et les mutuelles en fonction du contrat souscrit.

La place du médecin dans l’homéopathie

La SHISSO a recensé en France, 24 médecins homéopathes titulaires d’une formation universitaire en cancérologie ou en soins de support et 8 oncologues ayant suivi des formations en homéopathie. Il existe actuellement en France, 15 centres de traitement du cancer proposant une consultation homéopathique.

Le médecin homéopathe est souvent l’interface permettant d’améliorer le dialogue entre patients et médecins. L’étude de Strasbourg a montré que l’oncologue était tenu au courant de l’utilisation de l’homéopathie dans 75% des cas (contre 20% aux Etats-Unis !). Il a un rôle majeur pour éviter les refus de soins conventionnels.

Conclusion sur l’apport de l’homéopathie

Si l’homéopathie n’est pas un traitement du cancer, cette discipline médicale, sans effets secondaires, sans accoutumance et sans interaction médicamenteuse avec les traitements du cancer, a toute sa place en oncologie intégrative pour accompagner au mieux les patients vers une qualité de vie retrouvée.

Présentation du Dr Bagot

Dr Bagot homéopathieDiplômé de carcinologie clinique, le docteur Jean-Lionel Bagot est médecin homéopathe, spécialisé dans les soins de support en cancérologie. Il a fondé en 2006, la première consultation homéopathique de soins de support en milieu hospitalier. Président de la Société Homéopathique Internationale de Soins de Support en Cancérologie*, il est l’auteur du guide pratique : « Cancer et Homéopathie : rester en forme et mieux supporter les traitements » ouvrage de référence, traduit en quatre langues.

Chargé de cours à la faculté de médecine et de pharmacie de Strasbourg, il est Maître de stage des Universités. Il exerce à Strasbourg en cabinet libéral, au centre de radiothérapie de la Robertsau et dans le service d’hospitalisation de jour de soins intégratifs du Groupe Hospitalier Saint-Vincent (GHSV). Il consulte à L’Institut Rafael depuis Août 2019.

*www.shisso-infos.com

Ethique du Care et humanisme : pour améliorer notre système sanitaire

Ethique du Care et humanisme : pour améliorer notre système sanitaire

Pour que chacun soit partie prenante de son parcours de santé, les soignants autant que les soignés, le système sanitaire doit en permanence se remettre en question. Animé par des valeurs de solidarité, le système de soins français a connu des heures de gloire bien qu’il traverse actuellement certaines crises, dont la résolution pourrait passer par une remise en question des valeurs qui le portent.

Si les investissements technologiques coûteux et les infrastructures modernes sont plébiscités par le plus grand nombre pour symboliser le développement sanitaire, les activités de soins ont été socialement et moralement dévalorisées pendant des décennies, la dévalorisation touchant aussi tous ces soignants qui s’acquittent vertueusement de leurs tâches.

L’éthique du Care, comme la transformation sociale qui en découle, pourrait permettre à notre système sanitaire de franchir une étape décisive dans la personnalisation de l’approche thérapeutique et dans la progression morale de notre société par la même occasion. Plus qu’une attention et un comportement altruiste, le Care n’est pas seulement le moteur de travailleurs et de soignants, mais une véritable philosophie et une éthique, voire même une politique à mener à bien.

Un mouvement vers le patient

Déjà en 1974, Simone Veil faisait voter la charte du malade hospitalisé, pour qu’il conserve sa dignité et puisse bénéficier de la meilleure qualité des soins. Dans la même lignée, en 1996, les ordonnances Juppé prévoyaient la représentation des usagers au sein des instances sanitaires. En 1998, des centaines de milliers de citoyens participaient aux états généraux français de la santé et tentaient de repositionner la voix des patients. Enfin en 2002, la loi Kouchner consacrait le droit des patients d’une magnifique manière. Toutes ces avancées tangibles ont installé dans la conscience collective la nécessité d’un système sanitaire considérant les patients, sans pour autant aller bien au-delà qu’une représentation utile mais insuffisante.

Malgré ces avancées qu’on qualifie de démocratie sanitaire, la médecine est encore centrée sur la maladie et ses traitements et non sur l’individu et son projet de vie. C’est précisément ce changement de paradigme, porté par une éthique nouvelle, qui pourrait permettre de combler l’écart entre les attentes immenses et justifiées de la population vis-à-vis de son système de santé, et les soignants au sein de leurs structures sanitaires à réformer.

L’éthique du Care

L’éthique et la morale qui nous animent apparaissent souvent comme des termes synonymes, issus tout deux étymologiquement des mœurs. La morale réfère à un ensemble de valeurs et de principes qui permettent de différencier le bien du mal, le juste de l’injuste, l’acceptable de l’inacceptable, et auxquels il faudrait se conformer.

« La morale n’est légitime qu’à la première personne. La morale ne vaut que pour soi ; pour les autres, la miséricorde et le droit suffisent » disait André Comte-Sponville. Y a-t-il de la place dans la morale pour une autre flamme que celle de la justice et du droit ?

Chez Hegel, l’éthique est ce qui concerne l’organisation des rapports sociaux, par opposition à la moralité qui énonce les principes de l’action individuelle. La réflexion éthique est un consensus autour de valeurs collectivement admises, de critères d’humanité alors que la morale définit des devoirs face à l’humain. L’éthique, cette « esthétique de dedans » selon Pierre Reverdy, est donc un ensemble de principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu’un. L’éthique est souvent considérée comme la science morale.

Quelle éthique pourrait alors porter une transformation utile pour tous ?

L’étude de la morale est une des préoccupations majeures des penseurs humanistes, tout comme de ceux qui ont en charge de diriger le système sanitaire solidaire.

Il s’agit d’un ensemble de normes communément admises comme devant s’imposer au corps social.

Le « Care » est difficile à traduire, on le définit souvent comme : faire attention à. Les actions qui en découlent sont autant à mettre en avant que la doctrine philosophique du Care et son éthique ayant émergées dans les années 1980 outre atlantique (Carol Gilligan*).

L’éthique du Care cherche à faire entendre une voix différente en morale que celle de la justice : celle de l’attention aux situations particulières, de la disponibilité affective, de la responsabilité dans des situations relationnelles. Elle est souvent attribuée à tort à une communauté restreinte, féministe et privilégiée.

La psychologie sociale a été dominée longtemps par les stéréotypes, comme celui que les femmes étaient moins morales et dépassaient moins le stade conventionnel que les hommes ; leur morale était reléguée à l’abnégation considérée comme inférieur d’un point de vue social et économique.  La morale était le plus fréquemment reliée à la justice, au droit, plutôt qu’aux relations à l’autre.

La philosophie du Care place des données d’apparence ordinaire au centre de la morale, une nouvelle reconnaissance d’une morale basée sur l’intelligence émotionnelle, le soi relationnel et le cerveau sensible, qui y ont toutes leur place.

Considérer l’hétérogénéité des relations humaines, la diversité des situations de dépendance et de vulnérabilité, est aussi importants que de diffuser le nouveau sens éthique de l’autre, permettant d’élargir la morale et de repositionner de façon centrale l’éthique du Care.

Nous avons autant besoin d’un nouveau mouvement philosophique que des développements technologiques en vogue pour porter les espoirs de rénovation tant attendue de notre système de santé.

Notre société vit sur des acquis sociaux, matériels mais également idéologiques. Le patriarcat, bien ancré, conçoit la morale en lien avec la justice, et l’éthique du Care comme un élan féministe plutôt qu’une autre forme de morale.

Une éthique du Care nécessite donc une transformation sociale pour s’imposer à tous. En effet, comme le suggère Carol Gilligan, « ce que le patriarcat exclut est l’amour entre égaux ; il exclut donc la démocratie qui est basée sur cet amour et la liberté des voix qu’il encourage ».

La démocratie sanitaire pourrait alors être symbolisée par l’égalité relationnelle entre le soigné, considéré comme le faible ou l’affaibli, et le soignant, considéré comme le fort ou le sachant.

Aimer et reconnaître son prochain comme soi-même, même s’il est affaibli et amoindri par la maladie, est un enjeu moral plus qu’un commandement biblique : ce serait un des enjeux fondamentaux de transformation éthique et sociale de notre système sanitaire.

L’éthique du Care, souvent confondu avec féminisme et portée par des femmes, ne peut pas se résumer à un conflit de genres, des femmes contre les hommes ; les hommes et les femmes œuvrent ensemble pour libérer la démocratie du patriarcat et pour libérer l’histoire humaine de sa tendance sociale hiérarchique. La hiérarchie dans les soins, en souhaitant dominer la maladie, soumet régulièrement la personne fragile, en lui donnant l’impression d’être rabaissée et en lui faisant même perdre parfois sa dignité.

La hiérarchie habituelle des organisations de soins se préoccupe plus souvent du respect des règles que de l’harmonie de la vie des acteurs. Cette éthique de l’autre pourrait aussi autoriser de nouvelles méthodes managériales des équipes soignantes, en recréant plus de profondeur dans les relations soignants-soignés ainsi que celles entre soignants.

Le Care n’est donc pas uniquement le souci des autres mais le sens des autres, un sens moral.

La responsabilité de l’autre, le devoir vis-à-vis d’autrui

Emmanuel Lévinas a légué une œuvre philosophique fondatrice dont l’éthique se fonde sur la place accordée à l’autre dans la relation. L’éthique du Care s’inscrirait dans cette continuité, avec la responsabilité vis à vis de l’autre.

Quelles différences fait-on entre devoir et responsabilité ?

Le devoir est un engagement moral envers quelque chose ou quelqu’un, alors que la responsabilité consiste en une capacité de répondre de ses actes.

Comme le devoir se réfère à l’engagement moral, il dénote un sentiment actif de faire quelque chose.

En cas de devoir, la personne sera impliquée dans l’activité sans intérêt personnel. La responsabilité peut être qualifiée de capacité à agir de sa propre volonté, sans aliénation. C’est l’obligation de mener à bien une tâche assignée. Dans la responsabilité, une personne est seule responsable de l’ensemble de la tâche et de ses résultats. C’est la responsabilité des parents de donner une bonne éducation à leurs enfants. Une fois qu’une personne s’engage dans une tâche ou si on lui a confié un devoir, alors cette personne s’y adonne pleinement.

Considérer l’autre selon la morale du devoir, autant qu’assumer sa propre responsabilité, permettrait de recentrer le système sanitaire autour de l’individu dans sa globalité et pas seulement autour de la maladie.
Chaque acteur de santé pourrait légitimement rechercher l’élévation de soi par l’attention portée aux autres, et pas seulement par la justification argumentée de ses actions et ses décisions.

L’entreprise sanitaire et sociale n’est pas une entreprise de marché comme les autres, elle revêt des fonctions de cohérence sociale nous imposant une considération supérieure qui n’est pas exclusivement matérielle. La recherche qualitative y aurait autant sa place que la recherche quantitative, le raisonnement inductif prenant en considération le particulier et l’individu, y côtoierait le raisonnement déductif plus général et statistique. Les raisonnements du Care sont moins argumentatifs que narratifs ; ils prennent souvent leur sens dans un contexte particulier.

Le Care consiste à accepter qu’il n’y ait pas de réels pourvoyeurs et dépendants en tant que tels, mais des interdépendants, chacun avec ses vulnérabilités. En faveur de la reconnaissance d’un réalisme ordinaire, le Care n’est pas que la préoccupation des faibles, c’est une éthique autant qu’une politique à mener.

Ne nous y trompons pas, nous nous grandirons dans les actes si nous nous hissons moralement. Les enjeux multiples qui se dessinent sont de trouver la validité propre du particulier, faire confiance à l’expression de l’expérience, retrouver une place à l’expression subjective et à la revendication individuelle…

La manière d’être des soignants devrait trouver une doctrine à la hauteur de sa transformation attendue.

Si notre capacité d’expression affective conceptuelle et langagière arrive à la reconnaissance, on peut encore se demander :  que faut-il donner de soi pour que le patient devienne lui-même ?

Empathie et compassion

Le soignant « idéal » est-il celui qui honore ses protocoles et administre ses remèdes minutieusement en gardant une extrême distance avec son patient ? Est-il celui qui vit la maladie avec le patient dont il a la charge ? Probablement ni l’un ni l’autre car un peu des deux.

Notre serment d’Hippocrate autant que nos valeurs communes nous engagent à honorer les qualités d’empathie et de compassion. Quelles différences doit-on faire entre ces deux qualités indispensables à tout soignant ?

La souffrance est un problème pouvant toucher tout le monde. Dans quelle mesure peut-on se mettre en relation avec la souffrance de l’autre, sans se mettre soi-même en situation de détresse ?

La compassion marque des rapports différents à autrui et à soi-même, elle implique un sentiment de bienveillance, avec la volonté d’aider la personne qui souffre, alors que l’empathie fonctionne comme un simple miroir des émotions d’autrui.

Les soignants ont à cœur de donner le maximum d’eux-mêmes selon leurs conditions d’exercice, mais doivent aussi se protéger de l’accumulation des tensions multiples générées par les souffrances et fragilités qu’ils gèrent au quotidien.

 

En conclusion, l’avenir de notre système de santé doit reposer la question de l’autre et de l’humain comme priorité. Ce n’est nullement une œuvre de charité ou un acte de privilégié que de se soucier de l’autre et d’y faire attention, mais une véritable philosophie engageante. Cette éthique du Care, la psychologie morale qui en découle, dessinent les contours d’une véritable politique de transformation sociale, capable d’améliorer notre société, trop souvent patriarcale et centrée sur la justice, dans sa structure. Les valeurs d’empathie et de compassion, l’intelligence émotionnelle et l’épanouissement relationnel, sont autant de piliers sur lesquels nous aurons à refonder nos actions, pour un système de santé progressif et à la hauteur de nos attentes.

Dr Alain Toledano – Président de l’Institut Rafaël
Cancérologue Radiothérapeute
Président du conseil médical de l’Institut d’Oncologie des Hauts de Seine
Directeur médical de l’Institut de Radiochirurgie de Paris – Centre Hartmann

L’alimentation pour préparer au mieux le temps de l’Après cancer

L’alimentation pour préparer au mieux le temps de l’Après cancer

Nutrition et cancer ? L’alimentation fait partie intégrante de la prise en charge en cancérologie. En effet 1 cancer sur 9 est attribuable à un facteur nutritionnel (Santé publique France/BEH vol 21/2018).

Dans micronutrition il y a Nutrition.

alimentation infographieEn premier lieu il est nécessaire d’adopter une alimentation-santé pour tous, malades ou non. Grâce à une assiette optimisée, on peut renforcer le système immunitaire, diminuer les inflammations chroniques, augmenter sa masse musculaire, améliorer certains troubles tels que la fatigue, les troubles du sommeil, les compulsions…

L’alimentation-santé consiste à adopter un modèle alimentaire équilibré ce qui est le plus difficile à mettre en place au quotidien.

Les traitements peuvent avoir des effets secondaires sur les intestins, le poids, le sommeil… Nous proposerons alors des régimes temporaires aux patients le temps d’améliorer leur confort.

La NUTRITION a toute sa place dans la prévention des cancers car 5,4% des cancers sont liés à une alimentation déséquilibrée, 8% liés à l’alcool et 6,8% sont en rapport avec le surpoids chez les femmes (5,4% hommes et femmes confondus) (source : Inca).

Nous évoquons ici la prévention et le temps des traitements.

L’alimentation doit se penser dès l’annonce de la maladie pour préparer l’après cancer.

On fait appel à la MICRONUTRITION quand la nutrition / alimentation-sante ne suffit plus (Stress de la maladie, impact des traitements…). Grâce à LA MICRONUTRITION nous allons rééquilibrer les déficits et les excès, nous passons alors à une médecine personnalisée, individualisée et complémentaire à la médecine conventionnelle.

Nous pouvons représenter l’organisme comme un système composé de nombreux engrenages. Chacun dépendant du précédant et du suivant.
Chaque engrenage doit être lubrifié et équilibré́. Ce lubrifiant c’est les vitamines, minéraux, oligo-éléments, les acides gras, les neuro- transmetteurs, les hormones…

La micronutrition individualisée permet de prévenir certains troubles et dysfonctionnements et de corriger des déséquilibres dus au mode de vie ou à des effets secondaires des traitements, elle permet également d’améliorer l’action de certains traitements.

Après une enquête à 360° de la personne et pas seulement de l’endroit des symptômes, on définit les déséquilibres de tous les acteurs nutritionnels et micronutritionnels. Les engrenages ou les 300 réactions enzymatiques indispensables au bon fonctionnement du corps /système pourront se réenclencher.

La maladie, les bouleversements physiques et émotionnels font souvent prendre conscience de la place de l’alimentation dans la bonne santé. Le chemin vers une alimentation équilibrée, une maîtrise de la consommation d’alcool, vers plus d’activité physique et un rééquilibrage fonctionnel préparera au mieux vos projets de vie de l’Après cancer.

La Nutrition et la micronutrition sont des facteurs de risques modifiables donc sur lesquels il est possible d’agir. Ne nous en privons pas !

L’Institut Rafaël, maison de l’après cancer, avec son Pôle Nutrition saura vous guider pas à pas selon votre rythme, vos contraintes, vos envies vers ce chemin et définira avec vous votre définition de l’alimentation équilibrée.

Ainsi, en alliant ALIMENTATION, MICRONUTRITION et certains outils comme la phytothérapie, l’aromathérapie, l’homéopathie, la cohérence cardiaque nous pourrons prévenir ou accompagner les personnes souffrant de troubles intestinaux, compulsions, troubles du sommeil, de surpoids ou de perte de poids, stress. Nous pourrons également accompagner l’arrêt du tabac, les personnes diabétiques et les personnes qui veulent optimiser leur santé.

Delphine Lichte-Choukroun. Dr en Pharmacie & Nutritionniste

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Vidéo Médecine intégrative ou le patient autonome

Vidéo Médecine intégrative ou le patient autonome

La Saga Santé 2030 conçue par le LEEM présentée sur Fréquence Médicale . #Merci au LEEM#…tout le reste sans oublier 🤞🤞soutenez nous 🤗

La Médecine intégrative, un terme un peu compliqué qui signifie approche intégrée, au plus proche de l’intelligence de la maladie.
Elle croise tout ce qui est connu, de la biologie de la tumeur et de son environnement, ainsi que toutes les disciplines disponibles : intelligence artificielle, imagerie médicale, réalité virtuelle…
Tout cela, pour mieux définir une stratégie thérapeutique réellement adaptée au patient dans son individualité.
La France est à la pointe de la recherche dans ce domaine qui fait désormais partie des communications importantes des congrès internationaux de cancérologie.

Intervenants :
Dr Alain Toledano, cancérologue, radiothérapeute à la Clinique Hartmann, Président de l’Institut Rafaël.
Dr Florian Scotté : Directeur du département d’oncologie médicale et de soins de support, à l’hôpital Foch, à Suresnes.
Pour plus d’information: https://www.leem.org/

L’importance de la confiance en Médecine ?

L’importance de la confiance en Médecine ?

Pour un patient, s’en remettre à un médecin, dévoiler ses sentiments intimes, dire des choses confidentielles, nécessite de la confiance. Un des enjeux majeurs de la relation entre soignants et soignés est la confiance ; en être digne, permet de mieux soigner. C’est lorsque cette confiance est installée, que l’on est en position d’influencer et de convaincre son patient. S’il a été démontré que la confiance d’un patient dans le personnel médical conduit à un soulagement de sa douleur, une amélioration de sa satisfaction et de sa qualité de vie, cette confiance dans les thérapeutes est une exigence clé lors du traitement. Elle est déjà posée comme un principe dans les directives éthiques et les codes professionnels.

Qu’est ce que la confiance ?

Définie comme « un état psychologique, se caractérisant par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d’autrui ».

La confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Dans l’étymologie latine, le verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ») signifie qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi. Cette origine souligne les liens étroits qui existent entre la confiance, l’espoir, la foi, la fidélité, la confidence, le crédit et la croyance.

Cela étant, la confiance ne doit pas être absolue et aveugle et les autres n’ont pas à être toujours fiables et dignes de confiance.

La personnalité et le vécu des patients conditionnent leur faculté à accorder leur confiance à leurs soignants. Les déceptions ressenties vis-à-vis des soignants comme des traitements engendrent souvent de la méfiance voire de la défiance. Si bien que la confiance, que les patients peuvent accorder à priori, n’est plus du tout aussi systématique qu’à l’époque où le soignant était considéré comme le sachant puissant. La plupart du temps les patients ont tendance à donner leur faveur plutôt que leur confiance.

La confiance dans la relation soignant-patient

Pour faire confiance, il faut pouvoir croire en l’autre et accepter le risque de la dépendance. C’est pour cela que la confiance n’est jamais « neutre ». Elle est fondamentale car, sans confiance, il serait difficile d’envisager l’existence même des relations humaines – des rapports de soins, de travail, jusqu’à l’amitié ou bien l’amour. Sans confiance, on ne pourrait même pas envisager l’avenir, ni chercher à bâtir un projet qui se développe dans le temps, comme l’exige la prise en charge des maladies chroniques par exemple.

Plusieurs variables structurantes jouent un rôle clé dans la création de la confiance :

1) les affinités (les atomes crochus entre soignant et soigné) ;

2) la bienveillance ou le soin qu’un thérapeute prend envers le bien-être du patient ;

3) les habiletés ou la reconnaissance des compétences du thérapeute (le soignant sait de quoi il parle et le patient sait ce qu’il veut) ;

4) l’intégrité.

Les deux premières composantes sont considérées comme étant émotionnelles puisqu’elles relèvent du (re)senti et le deux suivantes comme étant cognitives, puisqu’elles sous-entendent une évaluation rationnelle.

Le rapport de confiance que certains patients entretiennent avec leurs thérapeutes peut être une force dans la nécessité de supporter l’inconfort et les contraintes de certains traitements.

« La conviction tirée de la confiance est plus forte que toutes les assurances appuyées sur des preuves » disait Claire de Lamirande.

Avoir confiance en son thérapeute et avoir foi en lui diffèrent légèrement.

Bien qu’ayant une étymologie commune (latin fides), la confiance et la foi sont néanmoins assez distinctes : on a confiance en quelqu’un ou dans un système, mais la foi s’applique à Dieu. Dans un contexte de sécularisation, le mot « foi » a souvent perdu son sens religieux pour s’identifier à la confiance pure et simple.

La confiance entre les soignants

On confie un patient nous faisant confiance, à un autre soignant en qui l’on a confiance. La chaîne de confiance dans un réseau de soins est fondamentale et fait sa force. En termes de compétences techniques, de cohérence dans le discours, de comportement humain, cette relation de confiance entre soignants d’horizons divers est un ciment.

Il est également possible de définir cette confiance comme « un certain niveau de probabilité subjective », ce qui devrait permettre à un soignant de croire que l’autre accomplira ce qu’il attend de lui.

Faire confiance à quelqu’un signifierait dès lors d’envisager une coopération. La confiance envers les autres soignants n’excluant pas le contrôle, elle s’entretient et se (re)cherche en permanence.

La confiance en soi

Beaucoup pensent que pour être digne de confiance et l’inspirer, il faut avoir confiance en soi. La confiance en soi n’est pas identique à l’« estime de soi » qui se réfère à l’évaluation faite d’un individu en rapport à sa propre valeur. Selon certains psychologues, la confiance en soi est en rapport avec les capacités d’un individu, non ses valeurs.

Selon certains psychologues, la confiance en soi s’apprend, et est dé-corrélée du temps : il est possible d’accélérer l’apprentissage de sa confiance en soi, car elle est mentale, et non physique.

confiance en soi

L’absence de confiance, la méfiance, la défiance

Leonard de Vinci disait que « l’expérience prouve que celui qui n’a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu ».

La déception est à l’inverse de la confiance un état ou un sentiment induit par une insatisfaction ou un échec. En médecine, les raisons de ces échecs peuvent être nombreuses, un état de déception installée peut être problématique pour prendre en charge un patient correctement. Elle peut être la source d’un stress psychologique à force d’entraîner plusieurs réactions négatives.

Si la confiance ne se réclame pas, elle se gagne en gouttes… et se perd en litres !

Cette confiance d’un patient en son thérapeute, soit on l’accorde spontanément soit on doit la gagner plus ou moins difficilement, quand même aurait suggéré le Cardinal de Retz : « On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance ».

La confiance en médecine est un outil thérapeutique fondamentale pour la conduite des relations et les prises en charge thérapeutiques de qualité. Cette confiance entre les soignants et les soignés a autant d’importance que celle qui doit s’installer entre les thérapeutes entre eux, ou encore la confiance en soi des thérapeutes permettant de mettre en confiance nos patients.

Docteur Alain Toledano
Cancérologue Radiothérapeute
Centre de Cancérologie Hartmann, Président de l’Institut Rafael