Cancer du sein et kinésithérapie

Le cancer du sein touche 52 000 femmes chaque année avec des protocoles différents en fonction du stade du cancer.
Chaque parcours est singulier mais il est fréquent de recourir à la chirurgie pour enlever la tumeur, une partie de la chaine ganglionnaire voire tout le sein.

  • La kinésithérapie joue un rôle essentiel dans les soins post-opératoires après ablation de la tumeur ou du sein. Elle permet à l’aide de drainages lymphatiques et de rééducation articulaire de récupérer l’amplitude articulaire, de venir à bout des hématomes, des adhérences et des cicatrices et d’atténuer la douleur.
  • La kinésithérapie prépare les tissus à la reconstruction ultérieure.
  • Enfin, après la reconstruction, elle traite les cicatrices et les hématomes et aide à la mobilisation et au repositionnement des prothèses.

Pendant la phase de radiothérapie, la kinésithérapie agit pour prévenir et traiter les coques, en assouplissant les tissus, en drainant et en entretenant la souplesse articulaire.
Elle a aussi un rôle important à jouer dans le traitement des lymphœdèmes du bras.
De plus le kinésithérapeute a pendant toute la durée de sa prise en charge un rôle de surveillance et d’information du chirurgien à la moindre anomalie.

La kinésithérapie, une discipline vieille comme le monde

La masso-kinésithérapie (du grec « kinésis », mouvement et « therapeia », soin) regroupe tous les modes de traitement qui agissent sur l’organisme en lui imprimant des mouvements soit actifs, soit passifs : massages, mobilisations, gymnastique, mécanothérapie, etc..

L’histoire de la kinésithérapie ne date pas de la création du diplôme de masseur-kinésithérapeute : le principe du soin par le massage et le mouvement est ancré dans la nuit des temps, sa pratique fut longtemps réservée aux médecins, Une grande partie des pratiques utilisées en kinésithérapie sont en effet d’origine médicale et ont été utilisées, justifiées, transformées, codifiées, c’est-à-dire en réalité médicalisées, à la fois par les médecins, mais aussi par des chirurgiens. Ceci jusqu’au XXème siècle, où le progrès médical et l’élargissement des champs d’activité qu’il entraîne a nécessité la formation d’auxiliaires médicaux spécialisés.

Elle fait désormais partie des professions paramédicales, du domaine de la rééducation et de la réadaptation fonctionnelle

Une séance de kinésithérapie type pour une patiente atteinte de cancer du sein

Le kinésithérapeute s’occupe d’abord de décontracter et relaxer la patiente. Il utilise fréquemment de la chaleur, des ultrasons.

Puis il procède au massa des tissus et au drainage des voies lymphatiques par des manœuvres très particulières orientées vers le déplacement des liquides du corps, et notamment du liquide lymphatique.

Des résultats qui permettent à la patiente d’être acteur de son parcours de soins.

Après la chirurgie, les séances de kinésithérapie permettent à la patiente d’aborder la phase de radiothérapie dans de meilleures conditions,
Elles traitent la douleur, lèvent les contractures et les brides tendineuses, lymphatiques.
Elles préparent à la reconstruction et améliorent les résultats de la reconstruction.