Un jour, une association : Institut Rafaël association invitée de Roland-Garros

Un jour, une association : Institut Rafaël association invitée de Roland-Garros

La fragilité émotionnelle qu’induit le cancer reste trop peu considérée. » Alain Toledano

Un jour une association, Institut Rafaël

L’Institut Rafaël se veut être le chaînon manquant pour tourner la page du cancer. Rencontre avec Alain Toledano, président de l’association.

Comment est née votre association et quel est son but ?

L’association est née de l’écoute de chaque patient et de chaque accompagnant manifestant le souhait d’être pris en charge de façon globale, et non pas simplement pour sa maladie. Si on bénéficie aujourd’hui, incontestablement, de soins d’une très haute technicité médicale, la fragilité émotionnelle qu’induit le cancer reste encore trop peu considérée. Face à ce traumatisme touchant les familles, un accompagnement humain et personnalisé pendant et après la maladie est notre réponse. Nous accompagnons le patient dès le diagnostic pour l’aider à se reconstruire, lui permettre de rebondir pour retrouver une nouvelle dynamique de vie.

Sur le terrain, comment se traduit l’engagement de l’association ? 

L’Institut Rafaël est un centre unique en France qui intègre soins personnalisés, formation et recherche. Il compte 18 médecins, 50 soignants, 80 bénévoles, une communauté de patients, une association de patients : Hope. C’est une synergie de médecins et de soignants avec déjà des expériences pilotes telles que l’association Esthétique & Cancer, qui offre des soins aux patientes fragilisées pour qu’elles retrouvent féminité et confiance en elles, l’association Sport Pour Vaincre le Cancer, qui a initié des patients à des programmes multisports et a emmené des médecins et des patientes atteintes de cancer escalader le mont Blanc, des groupes de parole…

Que représente pour vous Roland-Garros ? 

Roland-Garros symbolise le sport à son plus haut niveau : développer son potentiel, repousser ses propres limites. C’est l’esprit d’une saine compétition pour une victoire personnelle. Le tournoi est une source d’inspiration pour toutes les personnes fragilisées par la maladie qui veulent refaire des projets et s’inscrire dans une dynamique de vie gagnante. Rafael symbolise l’ange de la guérison, le décuple vainqueur du tournoi, Rafael Nadal en est une icône, l’Institut Rafael est heureux d’être invité à Roland-Garros.

Source : https://www.rolandgarros.com/fr-fr/article/un-jour-une-association-institut-rafael

Le grand entretien – Les Echos – Nathalie Collin et Alain Toledano

Le grand entretien – Les Echos – Nathalie Collin et Alain Toledano

A quelques jours de l’ouverture de Vivatech, qui réunira cette semaine à Paris grands groupes et start-up, « Les Echos » donnent la parole sous forme d’entretiens croisés aux acteurs de la révolution digitale. La DGA du Groupe La Poste en charge du numérique et de la communication, Nathalie Collin, et le médecin spécialiste de l’oncologieradiothérapie Alain Toledano reviennent sur le rôle des technologies
numériques dans la santé de demain. Source  : https://www.lesechos.fr/

Lire l’article complet au format PDF : Les Echos 23-05-2018

 

Mathématiques & Numérique pour prédire les rechutes et mieux suivre les patients

Mathématiques & Numérique pour prédire les rechutes et mieux suivre les patients

L’institut Rafaël a renforcé son équipe de recherche par des équipes scientifiques et médicales travaillant ensemble à la constitution de modèles innovants de recherche et la création de nouveaux outils numériques.

L’exemple de collaboration avec l’équipe des docteurs Fabrice Denis, Christophe Le Tellier et Clément Draghi, ayant développé Moovecare « application web de suivi des symptômes autoévalués des patients traités pour un cancer du poumon ».

Classiquement, les médecins cherchent à détecter les rechutes de la maladie par la réalisation de nombreux scanners et autres examens complémentaires comme le TEP scanner, les bilans sanguins…etc.

En cherchant à améliorer la prédiction des rechutes, nos chercheurs ont participé aux nombreux travaux démontrant l’impact puissant de l’environnement dans lequel se développe la tumeur. Regarder l’environnement autour de la tumeur (l’individu dans sa globalité), plutôt que la tumeur isolément, a permis d’améliorer la prédiction de la rechute.

Des modèles mathématiques, prenant en compte l’immunité de chaque patient, et la dynamique tumorale dans son environnement, a permis de paramétrer des outils connectés et développer des applications Web permettant au patient de s’autoévaluer – par exemple pour des patients suivis pour des cancers du poumon, sur une échelle de 0 à 3 – une douzaine de symptômes (toux, essoufflement, fatigue, appétit, douleurs, poids, etc.) et de les transmettre via la toile à l’oncologue.

Un algorithme traite ensuite l’ensemble des scores attribués à ces symptômes pour déclencher ou non une alerte au personnel médical qui vérifie alors la plausibilité d’une rechute ou d’une complication. Dans l’affirmative, une imagerie est prescrite afin de vérifier s’il y a reprise ou non de la croissance tumorale.

Une étude clinique sur plus d’une centaine de patients a montré que la survie à 18 mois des patients suivis par les nouvelles méthodes connectées était augmentée d’environ 20%. Des applications sont actuellement en cours de développement pour d’autres cancers symptomatiques.

Deuxième exemple d’implication des modèles mathématiques dans l’amélioration de la prédiction du devenir de patients atteints de Cancer, et l’allègement des traitements :

Le cancer de la prostate touche près d’un homme sur sept, mais il est aussi l’un des cancers qui se soignent le mieux.  Malheureusement, il engendre encore 9000 nouveaux décès chaque année en France.

Ce cancer présente également la particularité d’être lié au taux d’hormones (testostérone) et à une protéine spécifique produite par la prostate – désignée par PSA – et qui se retrouve dans le sang, et qui augmente le plus souvent lorsque le cancer de prostate se réactive.

L’un des traitements les plus couramment prescrits consiste à contrôler la production d’hormones comme la testostérone : l’hormonothérapie ; ce traitement affecte la qualité de vie (bouffées de chaleur, troubles sexuels, anémie, fatigue).

De nombreuses équipes de recherche ont étudié l’application intermittente de l’hormonothérapie, son impact sur la qualité de vie des patients ainsi (améliorée), en cherchant à identifier si ces pauses thérapeutiques étaient préjudiciables aux patients.

L’une des approches prometteuses pour assister l’oncologue dans le choix des paramètres d’une hormonothérapie intermittente consiste à utiliser un modèle mathématique décrivant les principaux mécanismes gouvernant la prolifération des cellules tumorales.

La particularité du modèle que nous avons développé réside dans la prise en compte de l’environnement de la tumeur, c’est-à-dire du tissu de la prostate où s’est nichée la tumeur. En effet, une tumeur ne se développe pas uniquement contre un système immunitaire (qui en principe la détecte comme un corps étranger à éliminer) mais également en compétition avec le tissu hôte pour l’oxygène et les nutriments dont les cellules se nourrissent.

Nous avons montré que ce qui est peut-être attribué au hasard par certains s’explique en fait très bien par le rôle joué par le tissu hôte. Il faut penser l’environnement de la tumeur comme présentant des « barrières » s’opposant plus ou moins vigoureusement à la prolifération des cellules tumorales.

C’est pour cette raison que le mode de vie (alimentation, activité physique, stress, tabagisme, alcoolisme, etc.) a une influence démontrée sur la probabilité de présenter un cancer au cours de la vie.

À terme, notre objectif est d’utiliser ce genre de modèle mathématique de prédiction pour alléger le traitement de certains patients et mieux les sélectionner.

Enfin, un pôle de recherche en génétique des cancers est très actif à l’Institut Rafaël. Un projet de Biobanque est en cours, et une consultation d’intelligence moléculaire en cancérologie travaille avec plusieurs laboratoires de recherche.

Un département de recherche qualitative et quantitative accompagnant les soins médicaux et paramédicaux a été constitué, et permet à chaque soignant et à chaque patient de faire avancer la Médecine Intégrative. L’approche globale des patients, autant que l’émergence d’une nouvelle façon de soigner, feront l’objet de communication des multiples travaux en cours ou à venir.

TROISIÈME SESSION MASTER CLASS EN RADIOCHIRURGIE

TROISIÈME SESSION MASTER CLASS EN RADIOCHIRURGIE

La troisième session Master Class en Radiochirurgie Hartmann /IRCAD s’est tenue à Strasbourg la semaine dernière, sur les différentes approches de lutte contre les cancers et métastases, notamment du foie.« L’idée est de combiner la chirurgie et la radiothérapie en fonction des tumeurs que l’on veut traiter, relève le Dr Alain Toledano.

Télécharger la plaquette.

Source :  L’Alsace – 18 mars 2018

LE SPORT, ARME DE RÉSILIENCE MASSIVE !

LE SPORT, ARME DE RÉSILIENCE MASSIVE !

Créée en juin dernier, l’association levalloisienne Sport pour vaincre le cancer permet aux patients de retrouver une qualité de vie, un bien-être physique et mental grâce à la pratique régulière de diverses activités sportives. Entretien avec Alain Toledano, Président d’honneur de l’association et cancérologue radiothérapeute au Centre Hartmann.

Propos recueillis par Maxime Douté

Info Levallois : Docteur Toledano, pouvez-vous nous expliquer la genèse de l’association Sport pour vaincre le cancer ?

Alain Toledano : Je suis cancérologue radiothérapeute au Centre Hartmann depuis 12 ans, directeur médical de l’Institut de Radiochirurgie Paris-Hartmann et Président du conseil médical de l’Institut d’Oncologie des Hauts-de-Seine. Hartmann est le premier centre français de radiothérapie.
Près de 3 200 nouveaux patients par an viennent se soigner à Levallois. Parmi eux, de nombreux étrangers (NDLR : près de 75 nationalités). Il est également le premier centre mondial de radiochirurgie au cyberknife. Si nous bénéficions donc de toutes les technologies de pointe, nous souhaitions aussi nous orienter vers une approche globale de la maladie. En d’autres termes, ne pas se préoccuper uniquement de la pathologie grâce une offre de soins de grandes technicités médicales, mais se recentrer sur le malade par le biais de projets humains associatifs.

Qui porte le projet Sport pour
 vaincre le cancer ?
Ce projet est porté par les médecins oncologues exerçant au Centre Hartmann, Hanah Lamallem, Marc Bollet, Olivier Bauduceau, Président de l’association, et moi-même. L’association a notamment pour mission de promouvoir les activités sportives pour les patients. En effet, des études ont démontré que la pratique régulière d’un sport diminue de 25 % les rechutes dans certains cancers.
En outre, les valeurs véhiculées par le sport telles que le dépassement de soi ou l’esprit de cohésion s’avèrent décisives dans la réhabilitation des personnes fragilisées par un cancer et favorisent leur résilience.

Quelles sont les activités proposées par l’association ?

Nous proposons notamment des cours de yoga, de la course à pied, de l’escalade et du kick boxing. Une discipline dans laquelle notre Parrain, Cyril Benzaquen, est champion du monde. Nos patients ont du reste pu assister à l’un de ses combats. Nous sommes aussi en lien avec Sébastien Dourdet du club d’aviron de Neuilly. En septembre dernier, nous avons organisé avec sept patientes une ascension du Mont-Blanc. La moitié était encore en chimio.
Un véritable défi en équipe qui s’est soldé par une réussite totale et beaucoup d’émotions à l’arrivée. Notre Marraine, Laurence Bourdet-Mathis, Adjoint au Maire de Levallois délégué au Sport, va également nous mettre en contact avec le LSC afin de permettre aux malades d’avoir accès à différents sports. Il y a une vraie dynamique associative, qui permet de donner à la cancérologie un visage humain tout aussi primordial que notre savoir-faire technique.

Cette approche plus humaine va 
prendre une nouvelle tournure au printemps 2018…
Concrétiser cette approche globale, c’est déjà créer des lieux où l’on accepte la fragilité des patients.
Au printemps 2018, l’Institut Rafaël va ouvrir ses portes au 3 boulevard Bineau. Il hébergera plusieurs associations, dont Sport pour vaincre le cancer. Il s’agit d’une maison de l’après cancer, avec un espace de 2000 m2 dédié à la réhabilitation des patients, où cohabiteront médecins et acteurs paramédicaux, psychologues, nutritionnistes, sophrologues, sexologues, acupuncteurs, onco-esthéticiennes… On y trouvera notamment une salle de sport, un centre de formation professionnelle, un salon d’esthétique, un lieu consacré à la Recherche… C’est un projet unique en France et Levallois sera précurseur.

Renseignements
06 61 26 16 80
www.sport-pour-vaincre-le-cancer.com