Prédisposition héréditaire au cancer du Sein

Prédisposition héréditaire au cancer du Sein

Le cancer du sein est une maladie fréquente touchant plus de 50 000 femmes chaque année en France. Nous n’en connaissons pas tout le temps l’origine, mais ils peuvent être héréditaires dans un certain nombre de cas.

Dans la majorité des cas, les cancers du sein liés aux prédispositions héréditaires surviennent à un âge précoce par rapport aux cancers du sein dits « sporadiques », avant l’âge où la première mammographie est recommandée en population générale (50 ans). Dans la tranche d’âge 25-40 ans, l’influence de l’hérédité dépasse un tiers des cas (1).

Quels gènes sont concernés par le cancer du sein ?

Les mutations constitutionnelles sur les gènes connus BRCA1, BRCA2 et PALB2 sont retrouvées le plus fréquemment dans les familles à forte agrégation de cancers du sein et/ou de l’ovaire. Elles concernent 1 femme sur 500 en population générale. Des mutations sur d’autres gènes, beaucoup plus rares, sont impliquées dans la prédisposition héréditaire au cancer du sein. Ces mutations sont dites « ancestrales » et se transmettent de génération en génération avec 1 risque sur 2 pour une personne porteuse de le transmettre à chacun de ses enfants : la transmission est dite autosomique dominante, indépendante du genre (le père ou la mère peuvent transmettre), les gènes en question étant portés par des autosomes (chromosomes communs à l’homme et la femme).

Quels sont les facteurs de risque du cancer du sein ?

Des critères spécifiques, familiaux et individuels ont été retenus par l’Institut National du Cancer pour proposer une analyse génétique lors d’une consultation d’oncogénétique dédiée ; notamment en cas de nombreux cancers chez les apparentés, de cancer du sein précoce (< 36 ans), de cancer de l’ovaire ou de cancer du sein chez l’homme.

Pourquoi ?

En cas de mutation constitutionnelle présente dans une famille à forte agrégation de cancer du sein et/ou de l’ovaire, la connaissance de cette information clé par le corps médical permet d’adapter le suivi gynécologique chez la personne concernée et de proposer un diagnostic « pré-symptomatique » (de la prédisposition familiale) à ses apparentés à risque d’être porteurs (fratrie, descendance, un des parents, oncles et tantes +/- cousins et cousines de la branche familiale concernée).

La connaissance d’une telle information chez une jeune adulte est primordiale pour sa vie de femme, tant sur le plan médical que psycho-social. Libre à chacun de réaliser le test, mais l’information d’une mutation familiale prédisposant au cancer du sein doit être transmise par le cas index, personne chez laquelle la mutation a été identifié dans la famille pour la première fois.

Chez les femmes porteuses des mesures spécifiques de surveillance mammaire (notamment par IRM mammaire) et de prévention du risque ovarien sont recommandées. Chez les apparentés, un résultat négatif prend toute sa signification : le risque de cancer du sein chez des femmes non porteuses de la mutation familiale rejoint le risque moyen des femmes, au même âge, en population générale (risque cumulé au cours de la vie = 10-12 % vs près de 70% pour les femmes porteuses BRCA1 et près de 50% pour les femmes BRCA2). L’enjeu psychologique s’apparente également à la gestion d’une certaine forme de culpabilité de transmission.

Enfin la recherche de mutation génétique constitutionnelle sur les gènes BRCA1, BRCA2 et PALB2 permet d’adapter la prise en charge thérapeutique des femmes affectées par un cancer du sein ou de l’ovaire.

En cas d’âge précoce au diagnostic de cancer et/ou d’histoire familiale, posez la question à votre onco-généticien !

 

  1. Cohen-Haguenauer. O, Toledano D. Apport de l’oncogénétique dans la prise en charge du cancer du sein. La lettre du Sénologue – édition des 20 ans, Janvier 2019
Comprendre l’épigénétique qui influe sur l’individu, sa descendance et l’évolution de l’espèce

Comprendre l’épigénétique qui influe sur l’individu, sa descendance et l’évolution de l’espèce

L’épigénétique est l’étude de la relation entre génotype (l’information du génome d’un individu) et phénotype (l’ensemble des caractéristiques observables de l’organisme de l’individu).

Source : https://www.leem.org/lepigenetique

De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que l’épigénétique

Le génotype représente l’ensemble de la composition génétique d’un individu.

Le génotypage est donc la discipline qui vise à déterminer la nature d’une variation génétique à une position spécifique dans le génome, pour un individu donné.

On estime que les différences entre deux êtres humains sont d’environ 3 millions de nucléotides sur les 3 milliards constituant leur génome. Le phénotype est l’ensemble des caractéristiques observables d’un organisme (anatomiques, morphologiques, moléculaires ou physiologiques). Il est déterminé à la fois par les gènes et par l’environnement.

Le terme épigénétique a été proposé pour la première fois par Conrad Hal Waddington dans les années 1940 comme « la branche de la biologie qui étudie les relations de cause à effet entre les gènes et leurs produits, lesquelles donnent naissance au phénotype ».

Aujourd’hui, la définition la plus courante de l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence de l’ADN ».

Pour prendre une métaphore, la génétique renvoie à l’écriture des gènes, l’épigénétique à leur lecture. L’accessibilité d’un gène dans le noyau d’une cellule, et donc sa capacité à être transcrit puis traduit en une protéine, va dépendre de modifications chimiques de l’ADN (par exemple, la méthylation) et de protéines qui entourent l’ADN.

L’épigénome est l’ensemble des modifications épigénétiques d’une cellule.

L’hérédité épigénétique est fondamentale au niveau cellulaire, car elle contribue dans l’organisme à la mémoire de l’identité des cellules.

Les modifications épigénétiques sont influencées par l’environnement intrinsèque ou extrinsèque. Notre mode de vie pourrait ainsi laisser dans nos cellules une « trace épigénétique » éventuellement transmissible d’une génération à l’autre.

La découverte de la structure en double hélice de l’ADN en 1953 par James Watson et Francis Crick a amené l’ADN au premier plan et tous les regards (et les recherches) se sont tournés vers la génétique, menant au développement de technologies de séquençage de l’ADN dans les années 1980.

Le XXIe siècle a commencé avec la publication de la séquence de l’ensemble du génome humain. Mais, contrairement à ce qui était attendu, décoder le génome n’a pas permis de répondre à toutes les questions que les chercheurs se posaient, notamment en matière de traitement de nombreuses maladies génétiques.

Les mécanismes épigénétiques

Pour chaque être vivant, l’information génétique est portée par l’ADN, dont la séquence est identique dans toutes les cellules d’un même organisme. Elle est codée par l’enchaînement spécifique des quatre bases nucléiques : adénine, thymine, cytosine et guanine A-T-C-G.

Le décryptage de ce code à quatre lettres ne permet pas d’expliquer comment une même succession peut donner autant de combinaisons.

Un des exemples les plus parlants est qu’à partir d’une cellule souche unique naît un organisme entier composé de cellules différentes, tant au niveau de leur structure que de leur fonction. Ces cellules ayant toutes la même origine possèdent exactement le même code génétique, qui est interprété différemment grâce à une batterie de mécanismes épigénétiques.

Chaque cellule exploite plusieurs types de mécanismes épigénétiques indépendants, dont le mode d’action fait intervenir l’ADN et des protéines.

En effet, pour que le noyau d’une cellule de 5 à 6 micromètres de diamètre puisse contenir deux mètres d’ADN, plusieurs niveaux de compaction sont nécessaires.

Certains mécanismes épigénétiques agissent sur la structure de la chromatine, en la faisant passer d’un état condensé à un état décondensé, ou inversement, selon qu’un gène a besoin d’être exprimé ou réprimé. D’autres interviennent directement au niveau de séquences régulatrices de l’ADN au voisinage des gènes.

Ces séquences particulières ne codent pour aucune protéine, mais contrôlent où et quand les gènes sont exprimés.

La double hélice d’ADN s’enroule autour d’octamères de protéines, appelées histones, pour former des nucléosomes.

Puis, ces structures sont organisées dans l’espace pour former des fibres de chromatine plus ou moins denses.

L’état très compact est appelé hétérochromatine et empêche la transcription des gènes. L’état le moins condensé, l’euchromatine, contient la portion active du génome.

Ces altérations permettent de réguler l’expression des gènes sans changer la séquence de l’ADN.

Pour donner une image métaphorique, si le génome est comparé aux phrases d’un livre, l’épigénome correspond à ses accents : un même texte peut alors être interprété différemment selon que certains mots ont des accents graves, aigus ou circonflexes.

L’état d’activation de nos gènes est donc soumis à de nombreux outils disponibles dans le noyau de chaque cellule. 

Deux mécanismes de modulation de l’activité des gènes

L’épigénétique désigne des processus qui gouvernent l’activité des gènes sans affecter la séquence de l’ADN.

Ils font appel à deux mécanismes de modifications des états de la chromatine : l’enroulement de la molécule d’ADN autour de protéines, les histones, qui constituent les chromosomes.

Ces états chromatiniens sont très sensibles aux facteurs de l’environnement. Leurs modifications pourraient être en cause dans le vieillissement et dans certaines maladies.

  1.  Méthylation de l’ADN

C’est l’un des principaux mécanismes épigénétiques : il passe par l’addition de « groupes méthyles » sur des nucléotides (les « lettres » A, T, G et C qui forment la séquence de l’ADN). Une faible méthylation favorise l’activité des gènes, mais une forte méthylation l’inhibe.

  1.  Modification des histones

L’ADN est enroulé autour de protéines, les histones, pour former de petites billes. L’ajout de groupes chimiques sur ces histones conditionne la compacité de ces enroulements et peut modifier l’accessibilité de certains gênes, qui sont alors ou non traduits en protéines.

epigenetique

L’épigénétique intervient à trois niveaux

  1. A l’échelle de l’individu : lors du développement, elle joue un rôle important dans la différenciation des cellules et le maintien de leur identité pendant toute la vie.
  2. A l’échelle des générations : certains états chromatiniens peuvent être transmis à la descendance sur plusieurs générations.
  3. A l’échelle des temps évolutifs : les experts s’interrogent sur son rôle dans l’évolution des espèces.

Les mécanismes épigénétiques sont responsables de l’identité de nos cellules, mais ils peuvent aussi contribuer à déterminer qui nous sommes.

Par exemple, des jumeaux homozygotes, qui partagent exactement la même séquence génomique, sont néanmoins différents, en raison, notamment, d’un épigénome propre à chacun.

Mais si les phénomènes épigénétiques font partie de notre vie quotidienne et garantissent notre bonne santé, leur dérèglement peut provoquer certaines maladies comme des cancers, la maladie d’Alzheimer, la dépression ou l’asthme.

Cependant, à la différence du code génétique, dont les mutations sont irréversibles, les modifications résultant de phénomènes épigénétiques sont potentiellement réversibles et varient en fonction de l’environnement de la cellule. Elles offrent donc un futur prometteur au développement de médicaments dans le traitement des pathologies évoquées.

« Les variations épigénétiques sont assez plastiques. Elles peuvent être effacées par des traitements chimiques, ce qui ouvre d’immenses perspectives thérapeutiques. Cet espoir s’est déjà concrétisé par le développement de premières ‘épidrogues’ pour traiter certains cancers. » (Edith Heard, professeure au Collège de France, titulaire de la chaire Epigénétique et Mémoire cellulaire).

Ce qui se profile d’ici 2030

Comprendre la complexité de la relation entre génotype et phénotype et explorer les liens entre les variations génétiques individuelles, l’environnement et les maladies humaines.

  • L’identification de nombreuses maladies dues à des mutations ou à des altérations épigénétiques dans des gènes spécifiques permettra un diagnostic moléculaire approfondi (pré et post-natal).
  • L’épigénétique sera mieux prise en compte dans l’apparition de maladies. La connaissance des mécanismes de la maladie permettra le développement de traitements ciblés et performants, adaptés à des altérations spécifiques, diminuant ainsi les effets secondaires délétères.
  • La compréhension du lien entre le génotype et le phénotype marquera le début d’une ère de la médecine personnalisée et d’une meilleure appréciation des risques de maladie et des susceptibilités : parallèlement au développement de la pharmacogénétique, on assistera à celui de la pharmaco-épigénétique.
  • Ces avancées dans le domaine de la génétique/épigénétique seront accompagnées d’améliorations dans la conception de médicaments, dans les approches de thérapie génique, de chirurgie du gène et dans les thérapies à base de cellules souches.
  • Nous allons continuer à apprendre comment notre environnement, notre alimentation et notre mode de vie interagissent avec notre patrimoine génétique, et comment ils impactent l’état de notre épigénome pour déterminer notre santé et notre susceptibilité aux maladies.

Ce qui est en cours

L’avènement de l’épigénétique a modifié la manière de penser les pathologies héritables en y incluant la dimension environnementale, d’où la multiplication des travaux sur l’importance de l’altération de l’empreinte épigénétique dans le développement de nombreuses maladies.

Quand la thérapie génique consiste à changer les gènes, la « thérapie épigénétique » pourrait agir sur l’expression des gènes. Elle peut consister également à agir directement sur la nature des constituants de l’ADN.

C’est le cas des thérapies visant à réactiver un gène silencieux, permettant d’empêcher la méthylation de l’ADN (qui conditionne notamment l’expression des gènes dans chaque cellule).

Ces solutions peuvent se montrer efficaces dans le traitement du cancer du poumon et certaines leucémies lorsqu’elles sont liées à une hyperméthylation de l’ADN.

Epigenetique Cancer

En 2016, le marché des épidrogues anti-cancéreuses est extrêmement dynamique et porteur.

Il représente 2,7 milliards de dollars et augmente de 25 % par an.

Les acteurs sont majoritairement américains. On y recense notamment des entreprises du médicament, des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et quelques start-up, dont EpiReMed (issue de l’unité de pharmacochimie de la régulation épigénétique du cancer du CNRS), Storm Therapeutics (GB), Cambridge Epigenetix (GB), Epizyme (Etats-Unis), Zenith Epigenetics (Canada).

Entre 2000 et 2016, l’épigénétique a engendré plus de 30 000 publications

Ce qu’il faut dépasser

Les prochaines décennies verront la naissance de progrès prometteurs dans la génétique, l’épigénétique et la génomique, ce qui ouvrira de nouvelles voies pour le diagnostic et le traitement des pathologies.

Les projets développés aujourd’hui concernent notamment le séquençage d’épigénomes ou la validation de cibles et le criblage d’inhibiteurs.

Citons notamment les cartographies de l’épigénome réalisées par le Roadmap Epigenomics Program, dirigé par le National Institutes of Health (NIH), et le projet Blueprint financé par l’Union européenne.

Le projet ENCODE (Encyclopedia of DNA Elements), mené par un consortium financé principalement par le National Human Genome Research Institute (NHGRI) américain, vise à identifier tous les éléments fonctionnels du génome et de l’épigénome humain.

Structurée en Europe et dans le monde autour de consortiums publics, la recherche en épigénétique doit inclure également des partenariats privés.

Le Structural Genomics Consortium (SGC), dont l’objectif est de produire en open data des structures tridimensionnelles de cibles épigénétiques pour développer de nouveaux inhibiteurs, regroupe de grands noms du secteur privé et public (AbbVie, Bayer, Janssen, Novartis, Pfizer, universités d’Oxford, de Toronto, l’Institut Karolinska…).

Les défis à relever

  • Ces projets nécessiteront des investissements importants dans les nouvelles technologies, en particulier le séquençage à haut débit et la recherche sur les cellules souches.
  • Ces technologies soulèvent de nouveaux défis, en rapport avec le stockage de données volumineuses et de matériel biologique sensible, et l’analyse des données et l’évaluation des risques. Il sera également important d’intégrer la compréhension des caractéristiques génétiques

et épigénétiques dans des essais cliniques et des programmes de criblage des médicaments.

  • Un autre défi sera de savoir comment développer des collaborations, d’une part entre chercheurs académiques et industriels, pour favoriser l’émergence de ces nouvelles thérapies, et d’autre part avec la communauté médicale, afin de transmettre cette information aux patients.

Les préalables pour relever ces défis

  • La création de bases de données professionnelles, partagées et bien gérées, pour stocker des informations médicales et des données moléculaires, l’utilisation de l’intelligence artificielle et le développement d’algorithmes d’apprentissage en profondeur (deep learning) pour interpréter les résultats.
  • Le développement de plateformes technologiques à haute performance, dotées des personnels assurant l’entretien, la gestion et l’analyse statistique de ces données.
  • Le renforcement des interactions professionnelles entre la communauté scientifique et médicale et le grand public, ainsi que le perfectionnement des outils d’analyse.
  • La mise en place de réseaux interdisciplinaires de collaborateurs, notamment de scientifiques et de philosophes, chargés d’étudier l’impact social des connaissances relatives à l’information génétique et épigénétique.

 

Fiche réalisée avec l’appui de Jonathan Weitzman, directeur du laboratoire Epigénétique et Destin cellulaire (UMR7216) et professeur à l’Université Paris Diderot.

La naturopathie : soin de support après le cancer

La naturopathie : soin de support après le cancer

Cécile Pétureau, naturopathe, explique sa mission au sein de l’Institut Rafaël qui consiste à améliorer la qualité de vie des patients aussi bien durant la maladie qu’après la guérison. 

« Douleurs, nausées, troubles digestifs, anxiété et insomnie sont autant de troubles causés par les traitements pour lesquels les patients sont en recherche de solutions.  

En cas de radiothérapie, la préparation de la peau à l’exposition aux rayons est essentielle, afin de limiter les brûlures et lutter contre les douleurs post-radiques. En cas de chimiothérapie, la protection de la muqueuse digestive et le soutien des fonctions d’élimination constituent les principaux axes de travail. Sous hormonothérapie, l’objectif pour les patientes est de retrouver une digestion de qualité, diminuer leurs douleurs articulaires et les bouffées de chaleur notamment, ou encore retrouver leur poids de forme. Tant pendant les traitements qu’au stade de rémission, remédier à la fatigue chronique est l’une des priorités. 

L’efficacité de mes recommandations repose sur la personnalisation, ainsi que la synergie des outils utilisés.

Une rééducation alimentaire permet notamment aux patients de repérer les erreurs d’association ou les déséquilibres éventuels de leur alimentation. Elle leur permet également de trouver les meilleures sources de nutriments, indispensables pour optimiser leur santé et leur vitalité. L’usage des plantes et des huiles essentielles sont des techniques particulièrement utiles, tant à la sphère digestive qu’émotionnelle. La gestion du stress et l’apaisement du système nerveux, mis à rude épreuve à cette période, passent notamment par la cohérence cardiaque, le contact avec la nature, l’usage de l’eau ou les massages. L’activité physique adaptée aux patients participe à une amélioration globale de la qualité de vie et de la tolérance aux traitements. 

Je consacre 1h30 aux patients lors de la 1ère consultation. Ce temps passé me permet de les connaître au maximum pour pouvoir les accompagner de manière optimale. Les résultats ne se font pas attendre !

Ensemble, nous passons en revue leurs habitudes de vie (alimentation, qualité de la digestion, état de stress, rythme de vie et de sommeil, activité physique etc.) pour identifier les causes des dysfonctionnements. L’objectif est de leur faire prendre conscience de ce qui leur convient ou non dans leurs habitudes et de leur apporter les clés pour agir directement sur leurs affections.

En début d’année, j’ai reçu Madame D. diagnostiquée d’un cancer du pancréas il y a deux ans et sujette à d’importants troubles digestifs et du transit, consécutifs à l’ablation d’une partie de son système digestif : elle a rapidement retrouvé une digestion et un transit de qualité et sait désormais parfaitement identifier ce qui est bon pour elle et ce qu’il est moins dans son quotidien. Tout récemment, j’ai reçu Madame G., sous hormonothérapie et sujette à de forts ballonnements et de vives douleurs abdominales depuis le début du traitement deux ans auparavant : quinze jours après la mise en place d’un programme d’hygiène de vie adapté au fonctionnement de son organisme et à son mode de vie, elle m’indique ne déjà plus avoir de gène. La naturopathie n’apporte pas la guérison à elle seule, néanmoins elle aide les patients à remédier aux troubles qui les dérangent au quotidien, et c’est déjà énorme !

Les émotions sont responsables de tout

Les émotions sont responsables de tout

Nos choix, nos souvenirs, nos actions, nos décisions.

Elles sont même responsables de l’élection e Donald Trump qui a été choisi et élu pour avoir créé le plus d’émotions pendant la primaire et face à Hilary Clinton. Il a créé un maximum de ressentis positifs et négatifs sans jamais laisser personne indifférent.

L’indifférence, c’est pourtant ce que ressentent encore trop de patients face au monde médical.

Certes, les médecins ont parfois besoin de se protéger en coupant le lien émotionnel avec leurs patients et on peut les comprendre. Mais c’est à cet instant que, sans le vouloir, ils les fragilisent.
De très nombreuses maladies peuvent être en partie d’origine émotionnelle. Le cancer en fait partie.Un choc, un traumatisme, un stress, une peine peuvent avoir des conséquences dramatiques et néfastes pour la santé.

L’institut Rafael a pour objectif de retisser ce lien patients-soignants sans lequel il ne peut y avoir d’espoir et donc de guérison.
Alain Tolédano a eu l’intelligence de créer le Cercle de Réflexion Émotionnelle que j’ai la chance d’animer avec une équipe de passionnés.

Ce cercle va proposer des protocoles scientifiques pour mesurer et analyser les émotions pendant les rencontres entre patients et soignants.
Il y a 3 ans, j’ai créé Datakalab avec Xavier et Lucas Fischer et Anne-Marie Gaultier.
Datakalab est une startup de braintech qui mesure les émotions des gens grâce à des algorithmes d’analyse de l’image et du deep learning.
Avec leur collaboration et leur complicité, nous allons installer des caméras pour filmer les échanges entre patients et soignants, non pas pour les espionner, mais pour analyser leurs émotions et leurs comportements.

Grace aux data émotionnelles que nous allons collecter nous pourrons mieux comprendre ce qui se joue à cet instant important, les forces et les faiblesses de l’intermédiation cognitive et permettre d’optimiser la relation en prenant en compte les ressentis, positifs ou négatifs de part et d’autre.

Il faut distinguer les émotions des ressentis.

Une émotion est une information que le cerveau envoie à notre système nerveux central pour agir. Dans émotion il y a motio qui en latin veut dire mouvement. Il n’y a donc pas d’émotion positive ou négative.
La peur, par exemple, est une émotion qui a une réputation négative.
Pourtant c’est grâce à la peur que nous sommes toujours en vie depuis des milliers d’années.
C’est grâce à la peur que nos ancêtres ont pu détaler devant l’arrivée d’un ours ou d’un animal féroce. C’est la peur qui nous fait faire un pas de retrait quand un gros camion nous fonce dessus.
C’est donc la peur qui nous sauve la vie, ce qui est plutôt très positif.

En revanche, le ressenti provoqué par la peur est lui soit positif, soit négatif.
Certaines personnes réagissent en effet positivement après avoir échappé à un danger et ressentent une forte sensation de bonheur d’avoir la vie sauve.
D’autres au contraire subissent un traumatisme et un ressenti négatif qui les bouleversent, les choquent, les paralysent. Ces ressentis créent un ancrage fort qui marque la personne et qui se réveille et se déclenche à chaque stimuli en rapport avec le trauma d’origine.
La rémanence des ressentis négatifs dans l’organisme (peur, peine, décès…) est d’ailleurs plus longue que les ressentis positifs (joie, fête, célébration…). Voilà pourquoi il est si important de toujours positiver et de s’accorder des moments de joie plus fréquents pour équilibrer sa propre valence émotionnelle et ne pas être drivé par le négatif.

Nous sommes donc tous égaux devant les émotions mais pas devant les ressentis, en fonction de notre tempérament, de notre éducation, de notre culture, du contexte social, économique ou familial.
Tout est donc une affaire de ressenti dans la vie, que l’on soit bien portant ou malade.
La maladie n’est d’ailleurs qu’un passage, pas un état et encore moins une identité ou un déterminisme.
Voilà pourquoi on évite d’appeler les personnes atteintes de cancer des « malades » mais plutôt des « patients ».
On doit tout mettre en oeuvre pour les aider à passer au travers de cette maladie pour en ressortir le plus vite possible, même si cela prend du temps, et de la patience.

Améliorer la prise en compte émotionnelle

Une meilleure prise en compte émotionnelle, c’est aussi mieux comprendre ce qui ne peut se dire, ce qui ne peut s’exprimer.
Un geste, un signe, un rictus, un sourire, une grimace, une micro-expression.
Un non-dit peut en dire plus qu’un long questionnaire froid où la vie d’une personne semble être mise dans des cases. C’est en sortant du cadre que l’essentiel jaillit et que le diagnostic devient efficace.
Je suis fier et heureux de participer avec Datakalab à cette formidable aventure humaine et émotionnelle aux côtés d’Alain Toledano qui donne de son temps pour rallonger celui des autres.. 
C’est en donnant un peu de notre temps que nous aiderons Rafaël à redonner de la vie à la vie.

Tribune rédigée par Frank Tapiro

Tribune rédigée par Frank Tapiro

Chief Emotion Officer et Co-founder Datakalab

Notre combat pour la Cancérologie en Afrique

Notre combat pour la Cancérologie en Afrique

Afrique: Lutte contre le cancer en Afrique – La Première Dame du Niger Dr. Lala Malika Issoufou se mobilise et lancera un plaidoyer fort en marge du Sommet des Chefs d’État de l’Union africaine à Niamey

Alain Toledano retrousse les manches dans le combat contre le cancer qui sévit dans le monde et en particulier en Afrique. Depuis plusieurs années.

Son cri de cœur s’intensifie. « On s’occupe beaucoup plus de maladies contagieuses et c’est très important. Mais on n’oublie que le cancer est une maladie qui touche tous les pays, ce n’est pas seulement une maladie de blanc.

Et en Afrique, il y a un effort culturel à faire pour qu’on puisse s’organiser et guérir le cancer. Il faut développer un système de solidarité pour la prise en charge de la maladie sur le continent africain.

Et pour cela l’Union africaine qui va se réunir du 04-08 juillet 2019 à Niamey (capitale du Niger) sous l’impulsion du président Mamadou Issoufou et de la première dame Dr. Lala Malika Issoufou, porteront le combat sur le plan diplomatique » a plaidé le cancérologue français Alain Toledano.

Le Chef de l’Etat et Dr Lalla Malika ISSOUFOU se sont engagés de façon énergique pour que chaque État puisse regarder le cancer différemment. Ils donneront de la voix pour que les pays africains mobilisent des ressources financières substantielles dans la construction des infrastructures médicales de pointe. « Il est important que les soins de qualité soient accessibles et abordable pour tous. Car, aujourd’hui on peut guérir le cancer » rassure Dr Alain Toledano.

Il faut rappeler que 40% des cancers sont évitables, si on évite le tabac, l’alcool, en mangeant correctement et en faisant du sport. D’où la nécessité d’avoir des structures pour traiter le cancer, comme la chimiothérapie, la radiothérapie. En Afrique cela pose un énorme problème, puisque dans plusieurs pays du continent, il y a un manque à combler. C’est pour cela que l’engagement des chefs d’États dans la lutte contre le cancer est très important.

Selon le docteur Alain Toledano : «diagnostiquer précocement un cancer, c’est plus économe. Ça sauve des vies, ça crée de la valeur. Arrivé à un stade plus tardif, c’est délétère et ça coûte de l’argent au pays. C’est des pertes en vies humaines».

La solution passe par la création de petites structures fonctionnelles et capables de traiter le cancer dans les différentes localités outre que la capitale. Travailler aussi en réseau avec les autres structures sanitaires, cela crée un rapport entre l’efficacité et l’économie du pays. Face à ce fléau endémique, la Première Dame Dr Lalla Malika ISSOUFOU entend engager-dans le cadre de la 33 ème Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine- la bataille de Niamey aux côtés des autres Premières Dames du continent pour une mutualisation des efforts et des ressources en vue d’éradiquer le cancer qui tue à grande vitesse.

Source : https://afriqueactudaily.com/index.php/2019/07/04/afrique-lutte-contre-le-cancer-en-afrique-la-premiere-dame-du-niger-dr-lala-malika-issoufou-se-mobilise-et-lancera-un-plaidoyer-fort-en-marge-du-sommet-des-chefs-detat-de-lunion-africaine-a-niam/