Plan après COVID-19 : Land Rover France soutient la Croix-Rouge des hauts de seine et l’Institut Rafaël

Plan après COVID-19 : Land Rover France soutient la Croix-Rouge des hauts de seine et l’Institut Rafaël

Land Rover France, la Croix-Rouge française des Hauts-de-Seine et l’Institut Rafaël unis contre l’épidemie du COVID-19 :

Un engagement commun, qui dans ce contexte sanitaire inédit se traduit par la volonté de   voir émerger la résilience et concourir plus que jamais à un nouvel élan de vie.

L’institut Rafaël – Maison de l’Après cancer, 1er centre de médecine intégrative européen, offre des parcours de soins d’accompagnement, personnalisés et gratuits aux personnes atteintes de cancer pour les aider à retrouver un projet de vie.

Depuis sa fondation il y a 15 mois, ce sont plus de 1350 patients qui ont été accueillis et qui ont reçus plus de 11 000 soins d’accompagnement gratuits. La période de confinement a obligé l’Institut à adapter ses pratiques et favoriser ses actions à distance pour maintenir le lien avec ses patients.

Malgré les inquiétudes liées au déconfinement, il est essentiel que chacun puisse se réinscrire dans son parcours de soins de l’après-cancer et sortir de l’isolement.

Dans le respect des exigences sanitaires du déconfinement, et pour réduire l’appréhension d’utiliser les transports en commun pour aller suivre des soins, Land Rover France et la Croix Rouge française dans les Hauts de Seine se mobilisent et apportent leur soutien à l’Institut Rafaël. Il s’agit de permettre aux patients de se rendre à l’Institut dans des conditions optimales de confiance et de sécurité.  l

De Mai à Septembre 2020, Land Rover France dote de Range Rover Evoque les bénévoles de la Croix-Rouge française dans les Hauts-de-Seine pour accompagner les patients de l’Institut Rafaël.

Mercredi 13 Mai 2020, Levallois-Perret :

Steven De Ploey, Président et Managing Director de Jaguar Land Rover France, a le plaisir de remettre les clefs de ces Range Rover Evoque à Alain Toledano, Président de l’Institut Rafaël, et Claude Girardi, Président de la Croix-Rouge française dans les Hauts-de-Seine.

Cette remise de clefs a été précédée d’une visite de l’institut et d’un échange entre les trois partenaires, qui dans cette période inédite et sans précédent ont su allier leur force pour apporter une réponse originale aux besoins de patients fragilisés par le cancer.

Le #SolidairesContreCovid a été créé à cette occasion pour symboliser ce partenariat original et figurera sur les Range Rover Evoque mis à disposition de la Croix-Rouge française dans les Hauts de Seine et  de l’Institut Rafaël. 

À PROPOS DE L’INSTITUT RAFAËL 

L’Institut Rafaël-Maison de l’après cancer est un Institut unique en Europe, ouvert sur fonds privés en Décembre 2018 aux portes de Paris. C’est un projet humaniste, qui s’est donné pour mission de passer d’une médecine centrée sur la maladie à une médecine centrée sur l’individu et son projet de vie, d’aller d’une médecine prescriptive vers une médecine intégrative.

Ensemble, cancérologues, médecins spécialisés et paramédicaux et soignants représentant plus de 30 disciplines au total dont : psychologues, sophrologues, sexologues, nutritionnistes, coach sportifs, art-thérapeutes, conseillers pour le retour à l’emploi, travaillent à créer un modèle d’accompagnement unique et personnalisé dès l’annonce, pendant et après les traitements du cancer, pour aider le patient à relever le challenge que représente l’épreuve physique et psychologique de la maladie.

L’Institut Rafaël a, depuis son ouverture, accueilli 1350 patients, offert et évalué 11130 soins d’accompagnement gratuits. Sa priorité est de rendre les patients, acteurs de leur vie après-cancer. Un engagement, qui dans ce contexte sanitaire inédit se traduit par la volonté de   voir émerger la résilience et concourir plus que jamais à un nouvel élan de vie.

L’Institut Rafaël se positionne comme un projet d’intérêt général, au plus proche des besoins de chacun. L’accessibilité géographique et financière à toutes les disciplines, de par la gratuité des soins paramédicaux pour les patients, s’accompagne d’une dimension de recherche et d’évaluation, et d’un centre de formation dédié aux patients et aux accompagnants ainsi qu’aux soignants et aux entreprises.

La dynamisation de nouvelles filières professionnelles, l’exercice en équipe pluridisciplinaire, le développement de la santé numérique, et le passage d’une médecine prescriptive à une médecine intégrative, font de l’Institut Rafaël un projet transversal innovant.

Avoir à nos côtés les équipes de LAND ROVER et de la CROIX ROUGE pour permettre à nos patients de sortir de leur isolement, retrouver le chemin vers leurs soignants et ce qui participe au quotidien à leur guérison, est la parfaite illustration de notre vision de l’humanité, et nous tenons sincèrement à les en remercier » Alain TOLEDANO, président de l’Institut Rafaël.

À PROPOS DE LAND ROVER

Depuis 1948, Land Rover conçoit des 4×4 authentiques, symboles, à travers la gamme, de polyvalence d’utilisation. Defender, Discovery, Discovery Sport, Range Rover, Range Rover Sport, Range Rover Velar et Range Rover Evoque définissent, chacun à leur manière, les différents segments de SUV dans le monde. 80 % de cette gamme de modèles est exportée dans plus de 100 pays.

Land Rover est partenaire historique du mouvement de la Croix-Rouge et a, au travers de sa fondation de nombreux engagements pour la lutte contre le Cancer. L’engagement dans ce nouveau projet s’avérait comme une évidence. 

À PROPOS DE LA CROIX-ROUGE FRANCAISE DANS LES HAUTS-DE-SEINE

Avec plus de deux milles bénévoles, présents dans une trentaine d’unités locales réparties sur l’ensemble du territoire du département des Hauts de Seine, la Croix-Rouge française réalise chaque année plus de 500 000 heures de bénévolat.

Ces interventions se répartissent dans deux domaines d’actions principaux : l’urgence et le secourisme et l’action sociale.

C’est tout naturellement que les équipes de la Croix-Rouge française se sont impliquées pour faire face à la crise COVID 19 soit en amplifiant ses actions auprès de ses partenaires historiques, notamment le SAMU 92, mais également en créant de toutes pièces de nouveaux dispositifs tel que celui qui nous rassemble autour de l’Institut Rafaël.

Lire le communiqué sur le site de Land Rover France

L’expérience patient, à l’heure du COVID19

L’expérience patient, à l’heure du COVID19

Chaque Français s’est senti patient du COVID19 le temps du confinement, ou au minimum, patient potentiel. C’est l’occasion rêvée de donner du sens à l’expérience patient. Cette notion a émergé par souci de considérer chaque patient de façon singulière, comme une entreprise qui se soucie de son client. Les offres de services aux patients sont encore trop standardisées, bien que la liberté de choix et la multiplicité des établissements de soins fassent les lettres de noblesse de notre système français.

Redéfinir l’expérience patient

Quand on pense à l’expérience patient, le premier réflexe serait de l’associer aux connaissances acquises par le patient sur la maladie. Par exemple, un patient qui se plaint d’une douleur, en fait une expérience physique difficile incitant à lui prescrire un antalgique, mais également une expérience cognitive, puisqu’il peut souffrir mentalement d’avoir mal. Si la douleur se traite médicalement, traiter la souffrance nécessite de l’espoir et bien d’autres choses que des comprimés.

L’expérience patient, qui commence à intéresser les chercheurs en marketing autant que les professionnels de la santé, est plus étoffée. Elle porte tout autant sur les façons d’accompagner les patients, que sur leurs maladies à proprement parler. Ainsi, on pourrait considérer le patient en tant que malade, diminué, ce qui malheureusement inciterait moins à lui proposer des services améliorés ; ou encore comme une personne à part entière, appelant à le considérer pleinement. Regarder chaque patient comme un client est synonyme de gros mot pour certains. Pourtant, c’est le moteur du changement de regard envers le système de soins, qui doit aussi se rénover en pensant à ses services rendus.

Vers une prise en charge plus globale du patient

Durant ces deux derniers mois, la France confinée a vécu au rythme des capacités du système sanitaire à enrayer la pandémie. Cela a contribué à l’émergence d’une conscience collective de la santé, et d’attentes qualitatives vis-à-vis de notre propre système de soins. Le message a pu être brouillé par la peur, puisque sauver des vies a été la priorité, mais ne suffit pas à satisfaire pleinement nos attentes. Soigner chaque patient est au moins aussi important que d’en prendre soin. Des dizaines de milliers de patients et leur famille ont attendu des nouvelles ou une visite médicale, plantés devant leur téléphone, et au gré des organisations de circonstance. L’expérience patient à l’hôpital, autant que l’expérience client en entreprise, doit être un des piliers de la reconstruction de notre système sanitaire en post COVID19. Son champ regroupe l’ensemble des interactions entre le patient et les établissements de soins d’une part, mais également entre le patient et le corps soignant, médical et paramédical, d’autre part.  

Humaniser le système de soins

Si le patient d’hier était essentiellement sensible aux liens qu’il tissait avec ses médecins, celui d’aujourd’hui l’est également aux liens créés avec les infirmières, les aide-soignantes, les ambulanciers et les hôtesses d’accueil. Plus que cela, de l’application Smartphone permettant de prendre ses rendez-vous médicaux, à l’amélioration du repas servi à l’hôpital, en passant par le site internet permettant de s’informer, les établissements hospitaliers de France ont bien saisi l’importante d’étoffer leurs offres de services aux patients. Nombre de conciergeries ont vu le jour dans nos hôpitaux. Non pas qu’envoyer ses vêtements au pressing via son lit d’hôpital ou aller nourrir son chat resté seul lorsqu’on est alité apparaissent vital ; mais ces possibilités supplémentaires ont apporté au système de soins une forme de réassurance et de confiance à ses usagers. Les patients du COVID19, autrement dit la société dans son ensemble, attendent une humanisation du système de soins autant que sa performance en termes de service médical rendu.

Pendant cette épreuve, la multiplicité des informations relayées dans les médias et les réseaux sociaux, a mis en exergue la confusion entre croire et savoir. Or, «la conviction tirée de la confiance est plus forte que toutes les assurances appuyées sur les preuves» disait Claire de La Mirande. Nos établissements de soins sont certainement plus que des lieux de science, ils sont aussi des lieux de vie, d’expériences vécues, où l’on doit autant soigner les croyances que les savoirs, et où l’on doit prendre en charge des patients comme des clients. Nous ne devons pas choisir entre le rationnel et l’affectif.

Le choix des traitements aux patients se fait médicalement par une évaluation du rapport bénéfice/risque. L’expérience des patients, elle, s’appréhende par une dimension cognitive de l’offre de services, par exemple le rapport qualité/prix d’une location de chambre particulière; ou encore par une dimension affective de l’offre, comme par exemple le sentiment de réassurance provoquée par un rappel téléphonique du lendemain de la sortie, pour prendre des nouvelles. Il convient d’y ajouter une dimension conative s’intéressant aux comportements conscients du patient, comme par exemple celui dont la fragilité va induire la recherche d’offres payantes de livraison de repas à domicile. 

Personnaliser la prise en charge du patient

La personnalisation de la prise en charge de chaque patient est la clé de voûte de l’expérience patient. Considérer la santé de manière globale et pas seulement comme l’absence de maladie. Pour être en bonne santé, il faut agir sur la santé sociale, la santé psychologique, la santé émotionnelle, et la santé sexuelle. L’accès à l’information par les patients est une demande criante. Les milliards de pages médicales Google consultées quotidiennement par les internautes en témoignent. La différenciation expérientielle de l’offre sanitaire passera autant par de l’ingéniosité matérielle, comme le développement du numérique, que par de l’offre de services humains. La confiance d’un patient envers un établissement ou des soignants, passe par son écoute, le temps qu’on lui accorde, et sa prise en considération dans son processus d’accompagnement.

La création d’expériences positives pour chaque patient fragilisé par la maladie doit être un but commun. Les chercheurs en marketing sensoriel ont démontré l’impact de certaines odeurs agréables dans les lieux de soins, pour redonner de l’optimisme aux patients. Au-delà d’un enjeu de fidélisation des patients par les établissements, plaire à chaque patient reste un objectif. Plus économique pour le système de soins, le regroupement des informations et de la prise en charge thérapeutique qui en découle, favorise l’efficience. Les mots prononcés par les soignants ne servent pas qu’à transmettre des informations, d’ailleurs souvent anxiogènes. Ces mots façonnent des discours qui sont utiles pour plaire, pour émouvoir, et pour convaincre.

La bienveillance, l’intégrité, l’habileté et les affinités créées avec chaque patient, sont une affaire d’expérience patient autant qu’un art de soigner. 

L’Institut Rafaël s’est engagé avec Paris School Business dans un partenariat sur l’expérience patient. La chaire « Living Health » dirigée par le professeur Judith Partouche anime tout au long de l’année un pôle stratégique de recherche et développement expérientiel.

Docteur Alain Toledano, Cancérologue – Président de l’Institut Rafaël

La Playlist des confinés, la musique pour s’évader

La Playlist des confinés, la musique pour s’évader

Une idée originale de la part des patients du « groupe de parole édition 2020 » de l’Institut Rafaël :

Partager des morceaux choisis 🎵 pour s’évader au-delà des mots …

Playlist N°3 – « Où est Charlie »

Un intrus dans cette compilation : un morceau choisi d’Alain Toledano 
A vous de trouver !  
Une idée originale de la part des patients du « groupe de paroles édition 2020 » de l’Institut Rafaël : 

Partager des morceaux choisis pour s’évader au-delà des mots …

Playlist N°2 – Anne Marie

Playlist N°1 – Franziska

Coronavirus, déshydratation existentielle et groupe de paroles

Coronavirus, déshydratation existentielle et groupe de paroles

J’ai l’impression tenace de vivre un mauvais rêve, l’histoire insensée d’un minuscule virus couronné qui a réussi à mettre au régime sec des millions de Français, confinés et privés de travail, de virées familiales, de sorties, de repas entre amis, de cinéma, de concerts… Une déshydratation existentielle inédite qui a suscité, passé le temps de la sidération et de l’acceptation de la réalité imposée, une avalanche d’apéros Zoom, de dîners Skype, de réunions Teams, une reconstitution virtuelle de ces petites communautés auxquelles nous appartenons tous.

Nous n’y prêtions pas vraiment attention tant nous sommes habitués aux soupers en famille, aux déjeuners entre collègues, aux échanges devant la machine à café, aux anniversaires, aux mariages, aux enterrements… mais toutes ces familles biologiques, de cœur ou de projet sont essentielles. C’est ce qu’expérimentent les huit participants (ou plutôt devrais-je dire participantes, car elles en constituent l’écrasante majorité) au groupe de paroles de l’Institut Rafaël.

Toutes arrivent déshydratées : « mes repères ont sauté, je me sens seule et pourtant je suis entourée, ce que je pensais accessoire est devenu essentiel et inversement, je ne trouve plus de sens à mon travail.. ». Le groupe leur fait du bien : elles écoutent, se livrent un peu, puis un peu plus et plus encore. A la sixième séance (d’une série de dix-huit), la dynamique de groupe est lancée : les verrous sautent, l’ambiance est à l’accueil de l’autre dans toute sa singularité, à l’entraide, au lien. Le WhatsApp du groupe commence à crépiter, des duos ou des trios se forment pour une expo, des livres s’échangent.

Je peux pousser un soupir de soulagement car je sais alors que la partie est à moitié gagnée. Elles se sont mises en route vers le futur qui a du sens pour elles. Il y aura bien sûr encore des obstacles à surmonter mais elles ne sont plus seules, abandonnées dans la rase campagne du non-sens.

Au terme de leur parcours au sein du groupe, elles ont accompli volontairement cette plongée existentielle que nous venons de vivre contraints et forcés. Et que nous disent-elles ? Qu’après une épreuve, nous pouvons retrouver le goût de vivre, un goût qui nous ressemble, que ces moments de confinement (cancer ou coronavirus) nous poussent à nous poser de vraies questions et à affirmer nos choix et que surtout, nous pouvons faire table rase de ces fils toxiques qui nous emprisonnent en s’appuyant sur des liens nourrissants et roboratifs.

Nous sommes alors prêts à trinquer à la vie.
A la vôtre !

Par Isabelle Delattre, Logo thérapeute, responsable des Groupes de Paroles à l’Institut Rafaël