Vidéo Médecine intégrative ou le patient autonome

Vidéo Médecine intégrative ou le patient autonome

La Saga Santé 2030 conçue par le LEEM présentée sur Fréquence Médicale . #Merci au LEEM#…tout le reste sans oublier 🤞🤞soutenez nous 🤗

La Médecine intégrative, un terme un peu compliqué qui signifie approche intégrée, au plus proche de l’intelligence de la maladie.
Elle croise tout ce qui est connu, de la biologie de la tumeur et de son environnement, ainsi que toutes les disciplines disponibles : intelligence artificielle, imagerie médicale, réalité virtuelle…
Tout cela, pour mieux définir une stratégie thérapeutique réellement adaptée au patient dans son individualité.
La France est à la pointe de la recherche dans ce domaine qui fait désormais partie des communications importantes des congrès internationaux de cancérologie.

Intervenants :
Dr Alain Toledano, cancérologue, radiothérapeute à la Clinique Hartmann, Président de l’Institut Rafaël.
Dr Florian Scotté : Directeur du département d’oncologie médicale et de soins de support, à l’hôpital Foch, à Suresnes.
Pour plus d’information: https://www.leem.org/

L’importance de la confiance en Médecine ?

L’importance de la confiance en Médecine ?

Pour un patient, s’en remettre à un médecin, dévoiler ses sentiments intimes, dire des choses confidentielles, nécessite de la confiance. Un des enjeux majeurs de la relation entre soignants et soignés est la confiance ; en être digne, permet de mieux soigner. C’est lorsque cette confiance est installée, que l’on est en position d’influencer et de convaincre son patient. S’il a été démontré que la confiance d’un patient dans le personnel médical conduit à un soulagement de sa douleur, une amélioration de sa satisfaction et de sa qualité de vie, cette confiance dans les thérapeutes est une exigence clé lors du traitement. Elle est déjà posée comme un principe dans les directives éthiques et les codes professionnels.

Qu’est ce que la confiance ?

Définie comme « un état psychologique, se caractérisant par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d’autrui ».

La confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Dans l’étymologie latine, le verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ») signifie qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi. Cette origine souligne les liens étroits qui existent entre la confiance, l’espoir, la foi, la fidélité, la confidence, le crédit et la croyance.

Cela étant, la confiance ne doit pas être absolue et aveugle et les autres n’ont pas à être toujours fiables et dignes de confiance.

La personnalité et le vécu des patients conditionnent leur faculté à accorder leur confiance à leurs soignants. Les déceptions ressenties vis-à-vis des soignants comme des traitements engendrent souvent de la méfiance voire de la défiance. Si bien que la confiance, que les patients peuvent accorder à priori, n’est plus du tout aussi systématique qu’à l’époque où le soignant était considéré comme le sachant puissant. La plupart du temps les patients ont tendance à donner leur faveur plutôt que leur confiance.

La confiance dans la relation soignant-patient

Pour faire confiance, il faut pouvoir croire en l’autre et accepter le risque de la dépendance. C’est pour cela que la confiance n’est jamais « neutre ». Elle est fondamentale car, sans confiance, il serait difficile d’envisager l’existence même des relations humaines – des rapports de soins, de travail, jusqu’à l’amitié ou bien l’amour. Sans confiance, on ne pourrait même pas envisager l’avenir, ni chercher à bâtir un projet qui se développe dans le temps, comme l’exige la prise en charge des maladies chroniques par exemple.

Plusieurs variables structurantes jouent un rôle clé dans la création de la confiance :

1) les affinités (les atomes crochus entre soignant et soigné) ;

2) la bienveillance ou le soin qu’un thérapeute prend envers le bien-être du patient ;

3) les habiletés ou la reconnaissance des compétences du thérapeute (le soignant sait de quoi il parle et le patient sait ce qu’il veut) ;

4) l’intégrité.

Les deux premières composantes sont considérées comme étant émotionnelles puisqu’elles relèvent du (re)senti et le deux suivantes comme étant cognitives, puisqu’elles sous-entendent une évaluation rationnelle.

Le rapport de confiance que certains patients entretiennent avec leurs thérapeutes peut être une force dans la nécessité de supporter l’inconfort et les contraintes de certains traitements.

« La conviction tirée de la confiance est plus forte que toutes les assurances appuyées sur des preuves » disait Claire de Lamirande.

Avoir confiance en son thérapeute et avoir foi en lui diffèrent légèrement.

Bien qu’ayant une étymologie commune (latin fides), la confiance et la foi sont néanmoins assez distinctes : on a confiance en quelqu’un ou dans un système, mais la foi s’applique à Dieu. Dans un contexte de sécularisation, le mot « foi » a souvent perdu son sens religieux pour s’identifier à la confiance pure et simple.

La confiance entre les soignants

On confie un patient nous faisant confiance, à un autre soignant en qui l’on a confiance. La chaîne de confiance dans un réseau de soins est fondamentale et fait sa force. En termes de compétences techniques, de cohérence dans le discours, de comportement humain, cette relation de confiance entre soignants d’horizons divers est un ciment.

Il est également possible de définir cette confiance comme « un certain niveau de probabilité subjective », ce qui devrait permettre à un soignant de croire que l’autre accomplira ce qu’il attend de lui.

Faire confiance à quelqu’un signifierait dès lors d’envisager une coopération. La confiance envers les autres soignants n’excluant pas le contrôle, elle s’entretient et se (re)cherche en permanence.

La confiance en soi

Beaucoup pensent que pour être digne de confiance et l’inspirer, il faut avoir confiance en soi. La confiance en soi n’est pas identique à l’« estime de soi » qui se réfère à l’évaluation faite d’un individu en rapport à sa propre valeur. Selon certains psychologues, la confiance en soi est en rapport avec les capacités d’un individu, non ses valeurs.

Selon certains psychologues, la confiance en soi s’apprend, et est dé-corrélée du temps : il est possible d’accélérer l’apprentissage de sa confiance en soi, car elle est mentale, et non physique.

confiance en soi

L’absence de confiance, la méfiance, la défiance

Leonard de Vinci disait que « l’expérience prouve que celui qui n’a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu ».

La déception est à l’inverse de la confiance un état ou un sentiment induit par une insatisfaction ou un échec. En médecine, les raisons de ces échecs peuvent être nombreuses, un état de déception installée peut être problématique pour prendre en charge un patient correctement. Elle peut être la source d’un stress psychologique à force d’entraîner plusieurs réactions négatives.

Si la confiance ne se réclame pas, elle se gagne en gouttes… et se perd en litres !

Cette confiance d’un patient en son thérapeute, soit on l’accorde spontanément soit on doit la gagner plus ou moins difficilement, quand même aurait suggéré le Cardinal de Retz : « On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance ».

La confiance en médecine est un outil thérapeutique fondamentale pour la conduite des relations et les prises en charge thérapeutiques de qualité. Cette confiance entre les soignants et les soignés a autant d’importance que celle qui doit s’installer entre les thérapeutes entre eux, ou encore la confiance en soi des thérapeutes permettant de mettre en confiance nos patients.

Docteur Alain Toledano
Cancérologue Radiothérapeute
Centre de Cancérologie Hartmann, Président de l’Institut Rafael

Vidéo Témoignages patients – Vignette groupe de parole

Vidéo Témoignages patients – Vignette groupe de parole

Définir, re-définir un projet de vie après le tsunami qu’est le cancer, tel est l’objectif du groupe de parole au sein de l’Institut Rafaël.

Un groupe de parole d’un genre un peu particulier où l’on ne parle pas du cancer mais au contraire de vie et de sens.

Il s’agit d’aider les patient (es)à lever les freins, parfois invisibles, qui empêchent d’avancer.

A rétablir des liens pour changer, ré-agencer sa vie et s’ouvrir à de nouveaux horizons.

Isabelle DELATTRE Logothérapeute,  Responsable du Groupe de Parole 

Formation pilote des pharmaciens a l’Institut Rafaël

Formation pilote des pharmaciens a l’Institut Rafaël

L’accompagnement des patients en cancérologie à l’officine s’annonce pour début 2020. Dans ce nouveau contexte le pharmacien et son équipe ont besoin de se former pour mieux assurer la délivrance des traitements et gérer les questions relatives aux effets indésirables.

Pour cela SFO Paris, l’organisme de formation de l’Institut Rafaël a organisé le 6 novembre dernier une journée de « formation pilote ». Au programme :

  • la vision d’avenir de la cancérologie,
  • les traitements disponibles à l’officine, leurs effets et conseils d’utilisation adaptés,
  • les différents profils comportementaux et émotionnels des patients et l’approche motivationelle de l’éducation thérapeutique.

La spécificité de cette formation passe par la présentation de l’Institut Rafaël, le projet unique de la maison de l’après cancer qui offre un large panorama de la force du concept de médecine intégrative.

La présence de 4 patientes de l’Institut Rafaël a permis par ailleurs des mises en situation et des échanges encore plus poussés sur le rôle attendu du pharmacien d’officine.

8 pharmaciens d’officine ont pu participer à la co-construction de cette première session.

D’autres journées de formation seront proposées dès le début 2020.

Le Syndrome de Lynch : la prédisposition majeure au cancer colorectal

Le Syndrome de Lynch : la prédisposition majeure au cancer colorectal

Épidémiologie et Facteurs de risque du cancer colorectal

Avec plus de 43.000 nouveaux cas, le cancer colorectal (CCR) est au 3ème rang des cancers les plus fréquents chez l’homme et au 2ème rang chez la femme. En 2018, on estime à plus de 17.000 le nombre de décès lié au cancer colorectal (1). Parmi les facteurs de risques environnementaux, on retient : la consommation d’alcool, de tabac, la sédentarité, l’inactivité physique, le surpoids, l’obésité, l’alimentation avec une consommation faible en fibres et excessive de viande rouge. Plus de 9 cas sur 10 sont diagnostiqués après l’âge de 50 ans, âge à partir duquel les concitoyens français sont invités à effectuer une recherche de sang occulte dans les selles, pouvant conduire à la réalisation d’une coloscopie, dans le cadre du dépistage national organisé. L’objectif du dépistage est de détecter une lésion à un stade précoce, cancéreuse ou précancéreuse et potentiellement curable ; le traitement précoce repose sur l’exérèse endoscopique des polypes recto-coliques. Il est bien établi dans la littérature récente que le recours à la coloscopie et, si nécessaire, à la polypectomie diminue l’incidence du CCR et sa mortalité (3)

Cancer colorectal sur le plan clinique

Le cancer colorectal évolue fréquemment sans symptôme avant-coureur. Il peut être diagnostiqué devant l’apparition de signes fonctionnels digestifs (rectorragies, melæna, syndrome rectal, douleurs abdominales, modifications du transit abdominal, etc.), de signes généraux (amaigrissement inexpliqué, asthénie, fièvre, etc.), de signes physiques (masse abdominale, etc.) ou de signes biologiques (anémie, syndrome inflammatoire). Plus le CCR est diagnostiqué tôt, meilleur est le taux de survie (90 % de survie à 5 ans, pour les stades localisés).

Près de 15% des cas s’inscrivent dans un contexte familial et 5% sont liés à une prédisposition génétique (2).

Adapter sa surveillance au niveau de risque

Le syndrome de Lynch est responsable de 2,5 à 3% des CCR. Il s’agit principalement d’atteintes au niveau colon droit diagnostiquées avant l’âge de 50 ans dans le cadre d’une agrégation familiale pouvant inclure les CCR mais aussi le cancer de l’endomètre chez la femme et/ou d’autres localisations tumorales (estomac, intestin grêle, voies biliaires, voies urinaires, système nerveux…). Sur le plan constitutionnel, les mutations sur les gènes MMR (pour mismatch repair) sont responsables d’un défaut de réparation des mésappariements de l’ADN et confèrent un risque très élevé de CCR et de cancer de l’endomètre chez la femme. Sur le plan tumoral, 95% des atteintes liées au syndrome de Lynch présentent un « phénotype » évocateur avec une perte d’expression des protéines codées par ces gènes. Ces examens moléculaires sont prescrits par les chirurgiens digestifs ou gynécologiques devant tout CCR ou cancer de l’endomètre avant l’âge de 60 ans.

Les analyses tumorales restent les principales portes d’entrée diagnostiques du syndrome. Or, ces mutations sont transmises de génération en génération et une histoire familiale de CCR doit faire évoquer un sur risque. Dans ces contextes, les consultations d’oncogénétique proposent le diagnostic moléculaire du syndrome de Lynch afin d’adapter la prise en charge digestive (+/-gynécologique) des apparentés et d’optimiser le suivi chez les cas index (individus atteints dans la grande majorité des cas). Chez les individus à risque très élevé, la surveillance digestive par coloscopie est recommandée dès l’âge de 20-25 ans, sur un rythme de tous les 2 ans, avec coloration à l’indigo-carmin (modalité technique permettant d’être plus sensible lors du dépistage). Chez les femmes, une surveillance de l’endomètre annuelle est recommandée dès l’âge de 35 ans et des mesures de chirurgie préventive peuvent s’imposer après la ménopause.

En cas d’agrégation familiale sans mutation génétique identifiée, des mesures de surveillance spécifiques peuvent également être préconisées en fonction de la sévérité de l’histoire. La coloscopie reste un examen précieux car elle est à la fois diagnostique et thérapeutique en permettant dans certains cas l’exérèse de lésions précancéreuses appelées « adénomes ».

Optimiser la communication entre l’hôpital la médecine de ville

Les médecins traitants ont un rôle clé pour évaluer le niveau de risque de CCR de leurs patients (antécédents personnels et familiaux, existence ou non de symptômes), les orienter vers la bonne filière de dépistage et proposer la modalité de dépistage adaptée à leur niveau de risque.

 

Bibliographie

1.Ferlay J, Ervik M, Lam F, et al (2018). Global Cancer Observatory: Cancer Today. Lyon, France: International Agency for Research on Cancer. https://gco.iarc.fr/today

2.Cancer colorectal : modalités de dépistage et de prévention chez les sujets à risque élevé ou très élevé – rapport HAS 2017. https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2017-06/dir71/fiche_memo_ccr.pdf
3. Brenner H, Stock C, Hoffmeister M. Effect of screening sigmoidoscopy and screening colonoscopy on colorectal cancer incidence and mortality: systematic review and meta-analysis, of randomized controlled trials and observational studies. BMJ 2014.

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Le cerveau, le corps et la santé

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Mardi 10 Décembre 2019

17h30 à 19h00 - Institut Rafaël

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