Des chiens détecteurs de tumeurs cancéreuses

Des chiens détecteurs de tumeurs cancéreuses

Par Laurence Nahmani-Charbit, Docteur en Pharmacie, Formation et Consulting, Co-Directrice du magazine Labriout.

Les chiens formés pour détecter de la drogue, qui respirent nos valises aux abords des douanes, capables de retrouver des victimes sous des décombres de tremblements de terre, détecter des fuites de gaz ou parcourir des kilomètres pour retrouver leur maître, on connaissait.
Mais le meilleur ami de l’homme serait-il capable de détecter une tumeur cancéreuse et de lui sauver la vie ?

Chien tumeur cancerOn sait la fonction olfactive particulièrement développée chez les chiens. Leur muqueuse nasale est recouverte de récepteurs olfactifs ; Une fois dépliée, elle atteint 130 cm² contre 3 cm² chez l’être humain. Sur le plan qualitatif, ces récepteurs sont capables de déceler une très importante diversité d’odeurs. Ainsi le nez d’un chien va pouvoir percevoir des odeurs jusqu’à un million de fois plus diluées que ne le ferait le cerveau humain. En prime, leur truffe humide conserverait la mémoire des odeurs captées.

 

La revue médicale scientifique britannique The Lancet émettait dès 1989 cette hypothèse avec des études donnant des résultats préliminaires intéressants bien qu’impliquant à l’époque un petit nombre de patients.
Tout a commencé par une constatation de certains maîtres : leur chien aurait aboyé en s’approchant spécifiquement d’une zone du corps de certaines personnes qui s’était avérée par la suite cancéreuse…il n’en fallut pas plus pour évoquer l’idée que les cellules cancéreuses émettaient une odeur.

Comment ça marche ?

Des études ont montré que les chiens seraient capables de détecter des composés dégagés dans l’haleine de personnes malades, ces composés n’étant pas spécifiques du type de la tumeur. Mieux, ils arriveraient à détecter des récidives de cancers.
En fait, les personnes malades dégageraient dans leur haleine des composés chimiques organiques volatiles que l’odorat des chiens reconnaîtrait.
C’est ce qu’ont montré des études portant sur le cancer du poumon, du sein avec des taux de réussite avoisinant les 95%. De la même façon, des chiens ont réussi à reconnaître dans l’air expiré des maladies métaboliques et pulmonaires, dans des échantillons d’urines des cancers de la prostate et des cancers colo-rectaux ou de l’ovaire dans les selles. Ces substances volatiles se retrouveraient également sur la peau.
Toutes les études menées montrent qu’il existe bien une « odeur » du cancer. Ces composés, molécules spécifiques du cancer circulent dans l’organisme et sont détectés dans l’haleine, les urines, les selles, la peau. Ces composés apparaîtraient comme les marqueurs précoces du cancer.

Remplacer ou compléter les outils actuels

A l’heure où le « surdiagnostic» et les dangers des radiations excessives (mammographies, radiographies) sont pointés du doigt, l’odorat surdéveloppé du chien apparaîtrait comme un nouvel outil positif de diagnostic.
C’est le pari qu’a fait depuis 2015 l’Institut Curie avec le projet KDog (sous la houlette de Isabelle Fromantin, infirmière chercheuse) qui regroupe une équipe pluridisciplinaire de soignants, chercheurs et experts pour mettre la détection canine au service de la détection du cancer. En gros, il s’agit d’organiser un ensemble de tests qui permettraient de détecter des tumeurs cancéreuses à un stade précoce. Ce protocole, rendu possible par un financement participatif, s’avère efficace à 100% après 6 mois de tests.
Thor et Nikios, deux malinois formés et entraînés pendant 6 mois à détecter des tumeurs ont rempli leur mission sur un groupe de cohorte de 130 femmes et l’Institut Curie a annoncé un résultat positif à 100% en 2017 pour le cancer du sein !

En pratique

cancerLe principe : Chaque femme applique toute la nuit sur chacun de ses seins une lingette (sans se doucher, pour que la peau puisse exprimer dans la transpiration l’odeur et les composants recherchés) et la met dans un sachet plastique. Les sachets plastiques sont disposés sur un carrousel et présentés au chien formé. Le chien respire les échantillons un à un avec indifférence; s’il aboie, le test est positif.
Prochaine étape : une nouvelle étude plus importante sera mise en place de 2018 à 2021 avec quatre chiens formés et un échantillon de 1000 femmes pour valider la sensibilité du projet Kdog.
Le projet est ambitieux et laisse perplexe bon nombre de scientifiques qui considèrent que les preuves manquent car ces études ne démontrent pas la nature précise des composants identifiés mais il n’en demeure pas moins que les résultats sont là.
En plus de réduire les coûts importants actuels de la prévention et du diagnostic avec des machines coûteuses, ce projet pourrait permettre d’éviter les rayons émis par les appareils de diagnostic voire de les remplacer dans certains cas, mais surtout de pouvoir généraliser l’accès au diagnostic dans les pays ne disposant pas d’assez de moyens pour les mettre en place. Vaste programme.
Mis au point au départ pour le cancer du sein, puis de l’ovaire, le procédé devrait à terme s’étendre à de nombreux cancers. A n’en pas douter, c’est un succès. Au point que des chercheurs s’affairent déjà à fabriquer un nez électronique muni de milliards de capteurs, plus puissant encore que celui d’un chien, pour identifier les futurs biomarqueurs du cancer.

Un diagnostic en moins de 10 minutes

diagnostic cancerLe nez électronique ( « Na-Nose » ) a été mis au point par le professeur Hossam Haick, professeur spécialisé dans les nanotechnologies au Technion et plus particulièrement dans la technologie du nez électronique. Il lui a valu depuis une pluie de récompenses et la reconnaissance du monde médical.
Partant du postulat que chaque maladie possède une signature olfactive , ce nez électronique qui s’inspire directement des chiens est capable de détecter en quelques minutes plusieurs formes de cancers – du poumon, sein, côlon, estomac… – et autres pathologies graves – maladies d’Alzheimer et de Parkinson, sclérose en plaques – à partir du souffle du patient .

Il est testé sur près de 4000 patients dans 22 hôpitaux du monde et fonctionne en quatre étapes :
• pendant 3 minutes, le patient nettoie ses poumons en respirant de l’air purifié
• pendant 5 à 10 secondes, il expire dans un tube au bout duquel est greffée une poche. Celle-ci assure la collecte des molécules contenues dans l’haleine
• les échantillons sont acheminés dans le Na-Nose et ses micro capteurs en 2 minutes
• les algorithmes mis au point par le laboratoire permettent d’analyser les composants expirés en 2 ou 3 minutes.
Si, parmi ces molécules, les biomarqueurs d’une maladie ressortent, le Na-Nose l’indiquera avec 95% d’exactitude.

La relation médecin-patient

La relation médecin-patient

Docteur Alain Toledano,

Cancérologie Radiothérapie, Institut de Cancérologie Hartmann, 4 rue Kleber, Levallois-France

Institut Rafaël, Levallois

 

La connaissance des mécanismes de défense des soignants est utile à notre perfectionnement, et à l’amélioration de nos pratiques professionnelles. Elle nous autorise à envisager avec plus de recul les différentes phases par lesquelles le patient peut passer lors de sa maladie : le déni, la révolte, l’acceptation, la résignation…

La communication entre le médecin et le patient, pour être efficace, doit prendre en compte les différents moments dont le patient a besoin pour l’acceptation, et son environnement personnel. On ne doit pas être systématique dans sa manière de communiquer avec les patients.

Cette grille de lecture psychologique est aussi utile pour mieux appréhender les réactions des patients, mais également celles de leur famille.

Apprendre à mieux se connaître dans son rôle de soignant est au moins aussi important que de bien comprendre les réactions de ses patients. La relation médecin-patient est le point central de l’humanisation de la Médecine.

Nous allons évoquer différents types de modèle relationnel médecin-patient.

A- Le modèle informatif

Information cancerologieLe docteur dispense l’information brute, sans suggestion. Le choix est entièrement dédié au patient. Cette approche peut apparaître froide et désintéressée ; même si elle est jugée parfois adaptée à une consultation « one-shot », son caractère peut apparaître rude en cancérologie. L’autonomisation irréaliste du patient du patient atteint de cancer a été soulignée dans nos discussions, ce modèle classiquement « anglo-saxon », basé souvent sur des données purement chiffrées et sans affect transparaissant, est répandu dans certaines pratiques.

Exemple du médecin qui annonce à son patient lors de la première consultation « vous avez 30% de chance de guérir si vous faites ce traitement, mais le risque de complication est majeur. »

B- Le modèle paternaliste

Medecin cancerologieCe modèle est autocratique, où le docteur est le savant assumé. Le médecin prescrit, le patient se soumet et exécute les ordres et ordonnances. Il n’y a pas d’échange d’informations, alors qu’elles sont parfois souhaitables… Ce modèle plus « latin » peut être illustré à l’extrême par l’exemple de cette patiente qui demande « de quoi va-t-on m’opérer déjà ? », et se voit répondre « c’est moi le médecin, je vous l’ai déjà dit et n’ai pas plus de temps à vous consacrer, rendez vous mardi prochain ».
Le patient peut se sentir « dépossédé » de sa maladie, cela peut majorer son angoisse, rarement il se sent rassuré de se « livrer complètement » à son thérapeute.

C- Le modèle interprétatif

Apres cancer medecinCe troisième modèle implique une décision partagée, où des recommandations tenant compte du patient sont prodiguées, le docteur discute avec son patient de ce qu’il pense être le mieux pour lui, accepte la critique et les suggestions alternatives. Ce modèle relationnel est souvent plus adapté en cancérologie.

L’échange thérapeutique nécessite souvent du temps pour bien assimiler les problématiques et partager une décision avec ses bénéfices potentiels et ses risques.

La fragilité et la rupture psychosociale que génère le diagnostic de cancer sont constantes, pour les patients, comme pour leur famille. Cette annonce est tout le temps inattendue et traumatisante.

« Personne, au fond, ne croit à sa propre mort ou, ce qui revient au même : dans l’inconscient, chacun de nous est persuadé de son immortalité. » disait Freud ; cela illustre bien la brutalité de la maladie, et nous incite à améliorer nos outils de communications en médecine et en cancérologie.

La gestion des risques médicaux potentiels ou avérés dépend toujours d’un choix, conditionné en partie à la personnalité du médecin, à ce qu’il perçoit du patient qu’il prend en charge, et à la relation qui s’est installée entre eux.

La qualité relationnelle dépend également grandement du temps que nous accordons à nos patients, et de l’ouverture d’esprit indispensable que les soignants doivent avoir pour s’adapter à chaque patient dans sa singularité.

Les mécanismes de défense des soignants

Les mécanismes de défense des soignants

Docteur Alain Toledano,

Cancérologie Radiothérapie, Institut de Cancérologie Hartmann, 4 rue Kleber, Levallois-France

Institut Rafaël, Levallois

 Comprendre  « les mécanismes de défense des soignants » est déterminant pour l’amélioration de la relation avec les patients, et pour une meilleure prise en charge thérapeutique ; car   «Identifier ses défenses, c’est aussi se révéler  plus apte à reconnaître celles du patient » écrivait Martine Ruszniewski  dans son ouvrage de référence Face à la maladie grave, qui a inspiré grandement cette communication.

 Le philosophe Emmanuel Kant était-il inspiré lorsqu’il disait : « La Médecine est un art et non une science exacte et rationnelle » ? A l’heure où la génétique, les nanomédecines et autres innovations trouvent progressivement leur place dans la médecine moderne, il apparaît utile de se reposer les questions « simples » de ce qui fait les bons médecins, et analyser les réactions du corps soignant.

“La personnalité des grands hommes est faite de leurs incompréhensions » disait André Gide, le système de soins ne doit pas être tourné que vers les progrès techniques, l’approche humaine et la quête de perfectionnement de soi même restent fondamentales.

Étudier les mécanismes de défense des soignants, sert à mettre des mots sur des comportements instinctifs ou inconscients, aider le soignant à reconnaître ses propres défenses, réduire les tensions et l’angoisse (exacerbées pendant les crises) … Ces mécanismes sont multiples et complexes et servent à se prémunir de sa propre souffrance et de celle de l’autre, autant qu’à apprécier sa subjectivité pour connaître ses limites et ses désirs, qui dépendent de notre histoire personnelle, notre contexte social ou culturel, notre personnalité en somme.

1. LE MENSONGE

C’est le mécanisme le plus entier, le plus radical et dommageable. Il consiste à travestir la vérité, en alléguant de fausses informations. Pour exemple, dire qu’il s’agit d’un « polype »  à la place d’un  « cancer». C’est le mécanisme de l’urgence, le soignant rejette son angoisse et prohibe tout dialogue.

Paradoxalement, le soignant entretient la confiance du patient à son égard, malgré le dommage créé sur l’équilibre psychique et la nécessaire angoisse du patient. Il convient de rappeler qu’il existe des « bonnes angoisses »,  servant  au développement graduel, protectrices. L’affirmation mensongère diffère du mensonge par omission (vérité graduelle).

2. LA BANALISATION

Le soignant se focalise sur une seule partie du sujet en souffrance ; ce qui ressemble à traiter la maladie avant de traiter le malade.

Lorsqu’on prend en compte la plainte, il s’agit de l’expression d’une souffrance physique, la complainte étant expression d’une souffrance psychique.

3. L’ESQUIVE

Pour le soignant il s’agit du rejet de la confrontation, il n’assume pas sa propre angoisse. Le patient se sent désemparé, son angoisse augmente. Le soignant reconnaît la souffrance psychique, mais ne supporte pas l’impuissance. On parle de déphasage, de hors-sujet, de fuite de la réalité ; souvent il y a retard à la divulgation des données. Pour exemple, à la question « Vais-je mourir, que deviendront mes enfants ?», la réponse pourrait être « Combien d’enfants avez-vous ? je repasserai vous voir…»

4. LA FAUSSE RÉASSURANCE

Le soignant détient une vérité médicale que le patient soupçonne. Il crée une optimisation des résultats pour entretenir une sorte d’espoir artificiel.

Le soignant maintient le patient dans l’ignorance partielle.

Pour exemple, à la question que pose une patiente en phase terminale: « j’ai besoin de savoir où je suis », la réponse serait : « La chimio va marcher, ne vous inquiétez pas »

5. LA RATIONALISATION

Pour la patiente : il n’y a pas un mot auquel se raccrocher, peu de données explicites, le discours est hermétique et peu compréhensible pour le non-initié. Cela engendre l’accroissement du caractère occulte, énigmatique donc menaçant, de la maladie. Le soignant se retranche derrière son savoir, serait-ce l’évitement du dialogue ?

Pour exemple, une patiente de 35 ans, atteinte d’un cancer de l’utérus s’inquiète, a subi de multiples examens ; son médecin :  « Vous avez un cancer de 9 cm avec infiltration des annexes par contiguïté , due à l’expansion d’un processus néoplasique… »

6. L’ÉVITEMENT

Pour illustration, le soignant rentre dans la chambre, regarde la pancarte, sans jamais croiser le regard du patient.. Le médecin s’adresse aux étudiants et pas au patient. Le soignant voit le patient comme un objet de soin nie sa présence physique et psychique, le patient est réduit à l’état de dossier.

Pour exemple, on profite du sommeil du patient pour ne pas le déranger, on fuit du regard, on évite les échanges directs…

7. LA DÉRISION

Cela consiste à s’abstraire  à une véritable relation, ne pas reconnaître une souffrance banalisée.  Pour exemple, une patiente avec des œdèmes importants se plaint « j’ai de l’eau dans les jambes », le Médecin lui répond «  ce n’est tout de même pas la mer à boire ! ».

8. LA FUITE EN AVANT

Lorsque la menace est si proche, que le soignant ne peut se réfugier dans ses autres mécanismes de défense, ni le mensonge (radicalement opposé), ni la fausse-réassurance (qui permettrait un décalage salutaire temporaire), ni l’esquive (qui conservait une voie d’accès au dialogue), ni la rationalisation  (qui autorise encore temporisation par un langage hermétique)…  Avec tous ces mécanismes, les soignants sont encore persuadés d’être dans la Maîtrise, de s’être ménagé un semblant d’issue. S’alléger d’un savoir accablant se décharger de son angoisse reste difficile. Parfois, la spontanéité, les réponses concises et lapidaires sont une façon de se protéger. Le patient n’aspire qu’au partage de la souffrance, tandis que le soignant assure la rupture définitive.

9. L’IDENTIFICATION PROJECTIVE

L’identification projective serait la tentative dissoudre la distance par le soignant, le contraire de la banalisation qui est une distanciation maximale.

Le soignant se substitue au malade, il croit seul savoir ce qui est bien pour lui,

il se met à la place du patient, sans n’y être jamais ! L’investissement affectif et émotionnel du soignant, qui est à l’écoute de lui même, est exacerbé.

La description de ces mécanismes de défense des soignants n’est ni exhaustive, ni détaillée, de nombreux ouvrages y sont consacrés (Face à la maladie grave de Martine Ruszniewski*). Elle est utile à notre perfectionnement, et à l’amélioration de nos pratiques.

 

Si chaque soignant pouvait être conscient de ses propres mécanismes de défense face à la maladie grave, et remettre en question parfois ses attitudes spontanées, cela faciliterait souvent la relation avec les patients en souffrance.

La psychologie appliquée aux soins et aux soignants est une discipline fondamentale au bon fonctionnement de notre système de santé.

L’activité physique adaptée (APA) à l’Institut Rafaël

L’activité physique adaptée

L’activité physique adaptée (ou APA), longtemps considérée comme faisant partie des « soins de support » en cancérologie, est aujourd’hui reconnue comme faisant partie intégrante des outils thérapeutiques pour :

  • Agir en prévention primaire, avant l’apparition de la maladie
  • Améliorer le vécu de la maladie et des traitements
  • Diminuer le risque de récidives (prévention secondaire) et la mortalité
  • Contribuer à la réhabilitation après tous types de traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie)
  • Restaurer l’estime de soi et s’approprier son « nouveau » corps
  • Participer à la construction d’un nouveau projet de vie intégrant l’activité physique au quotidien, en se réinsérant dans une activité « plaisir » en ville.

Pour cela, votre éducateur est formé spécifiquement pour comprendre et analyser votre condition physique et vos protocoles de soins, construire des programmes d’exercices personnalisés en coordination avec tous les soignants impliqués, et vous accompagner vers l’atteinte de vos objectifs définis ensemble initialement. Pour que vous deveniez l’acteur de votre propre bien-être !

Concrètement, cela consiste en quoi ?

L’éducateur vous reçoit pour faire connaissance et faire le point sur le point au départ sur votre condition physique et psychique afin de définir ensemble des objectifs.

Il vous propose ensuite un programme pour les atteindre respectant à la fois :

  • Vos aptitudes, vos disponibilités et vos goûts
  • Les paramètres indispensables d’un programme efficace c’est-à-dire le type d’exercices physiques, le dosage, l’intensité et la fréquence de réalisation.

Grâce à des outils modernes, des échanges avec les différents soignants de l’équipe et une adaptation en temps réel avec vous, vous retrouverez petit à petit suffisamment d’intégrité et de plaisir à pratiquer pour pouvoir évoluer au quotidien et dans une activité physique régulière en autonomie.

Nous pourrons également vous accompagner pour trouver où et comment pratiquer après ce programme « passerelle ».

Les séances durent en moyenne 1h et intègreny, quelque soit la discipline ou le format choisi, un travail de mobilité, de respiration, de coordination, d’équilibre, d’endurance musculaire et cardio respiratoire et de force ; tout ceci dans un cadre adapté, sécurisant et totalement à votre écoute.

Pour cela, nous avons la possibilité de « piocher » dans un éventail de disciplines comme la boxe, les arts martiaux, la danse, le fitness, le pilates, le yoga, la marche nordique, … tout ceci pour faire de ce moment, un moment à la fois agréable et pertinent pour votre projet.

Au terme du programme, nous réalisons à nouveau un bilan pour que vous constatiez vous même l’évolution et que vous puissiez aborder la suite de votre parcours en toute sérénité.

Les résultats

On sait aujourd’hui qu’un programme efficace d’APA permet :

  • De réduire la fatigue des traitements de 20 à 30%
  • D’éviter ou de corriger le déconditionnement physique et donc de conserver suffisamment de forces et d’aisance au quotidien
  • De maintenir ou d’améliorer la composition corporelle
  • De prévenir ou réduire l’anxiété et la dépression, d’améliorer la qualité de sommeil, l’image corporelle et l’estime de soi
  • D’améliorer la tolérance aux traitements par exemple réduire les douleurs articulaires ou encore améliorer le transit
  • Diminuer dans certains cas la mortalité (34% dans les cas de cancer du sein)
  • Réduire les risques de rechute (24% cancer du sein, association positive pour les cancers colorectaux)
  • Améliorer la qualité de vie et envisager un nouveau projet de vie en sachant comment bouger et en reprenant confiance en soi.

Le plus : SANS EFFET SECONDAIRE !

Mais pour cela, il faut réunir les conditions favorables (intensité, régularité, sécurité, adaptation, INDICATION). Et bien sur, ce moment à vous doit être un moment de plaisir !

Partenariat Institut Rafaël et la Chaire Living Health

Partenariat Institut Rafaël et la Chaire Living Health

L’Institut Rafaël est partenaire de la chaire Living Health – Care, Cure, Connect – de PSB, Paris School of Business. PSB, école de commerce située à Paris, compte plus de 4000 étudiants de nationalités différentes et propose de multiples programmes (Programme Grande Ecole, Bachelor, MSc, MBA, Executive). La recherche à PSB se structure autour de trois principaux départements de recherche : management et stratégie, marketing et économie et finance.

Les activités de la chaire Living Health sont axées sur la compréhension et l’optimisation de l’expérience patient, pour des approches de soins innovantes et intégratives centrées sur l’individu et son bien-être, préoccupation majeure de l’Institut Rafaël. L’expérience patient place l’individu et la relation humaine au cœur du parcours de soin, lors de l’accompagnement des patients et des aidants durant les traitements, lors de la guérison et au-delà, lors de la reconstruction et la réhabilitation sociale. Une approche globale de l’expérience patient est ainsi privilégiée, mobilisant les apports de plusieurs disciplines, afin d’instaurer des interactions créatrices de valeur, à la fois pour les patients, les professionnels de santé et les aidants.

La question des interactions avec les patients a d’autant plus de sens lorsqu’il s’agit de faire face au cancer. D’une part, parce que la maladie implique de multiples interactions qui peuvent être source d’anxiété, et en même temps, des opportunités de se sentir mieux, plus serein, et plus fort face à la maladie. D’autre part, parce que le traumatisme induit par le diagnostic et les traitements rend l’approche humaine indispensable dans l’accompagnement des patients. La prise en charge globale proposée par l’Institut Rafaël œuvre en ce sens pour une approche plus personnalisée.

Le partenariat établi entre l’Institut Rafaël et la chaire Living Health consiste ainsi à mettre à profit l’expertise des chercheurs de PSB au service de l’optimisation de l’expérience patient et des programmes proposés par l’Institut Rafaël. Des études sont réalisées régulièrement dans cet objectif. La rigueur scientifique apportée par les chercheurs à la collecte et l’analyse des données permet de proposer des recommandations fiables et pertinentes pour le bien-être de l’ensemble des acteurs. Dans le cadre de la chaire, la confrontation permanente des différents points de vue – experts, professionnels, académiques, dirigeants – permet une production régulière d’études innovantes et pertinentes selon les besoins et les attentes des patients et des professionnels de santé. A ce jour, les activités de la chaire s’articulent autour d’axes stratégiques divers, tels que : les déterminants d’une expérience patient optimale et les effets sur le bien-être et la qualité de vie, la co-création de valeur lors des interactions, le rôle des outils numériques au service de la santé, les innovations dans l’accompagnement des patients. La chaire coordonne également la création d’outils pédagogiques afin d’assurer la diffusion des connaissances issues des travaux de recherche auprès des étudiants.

Site internet : https://www.faculty-psbedu.paris/fr